rôles sexuels – Dépavage https://depavage.noblogs.org Dép' (pédés - "HSH", "homos", "gays"-) et luttes sociales >> Revue de presse, archives et contributions Fri, 03 Jul 2015 19:16:02 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Pour une politique du fist-fucking ?, entretien avec Marco Vidal https://depavage.noblogs.org/post/2015/05/16/pour-une-politique-du-fist-fucking-entretien-avec-marco-vidal/ Sat, 16 May 2015 01:26:06 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=1415 Continuer la lecture →]]> 312dOLwsxjL._SY300_La main fermée serait exclusivement signe de violence, de protestation. Et l’occident n’aurait produit qu’une seule pratique sexuelle au XXe siècle, le fist-fucking. Marco Vidal cherche, dans un livre paru chez Zones, à nous démontrer que le poing au contact du rectum ou du vagin se domestique, devient douceur et il nous fait parcourir, chemin faisant, l’histoire de la médecine, de la littérature comme de ses propres fantasmes. [entretien publié dans le webzine lundi.am #11 février 2015]

En lisant ton livre, la phrase qui tournait en rond dans ma tête était celle au début de L’Erotisme de Bataille : « De l’érotisme il est possible de dire que c’est l’approbation de la vie jusque dans la mort ». Si l’on suit cette définition le fist ne serait-il pas la pratique érotique par excellence ?
Vu de l’extérieur, le fist fucking pourrait parfaitement convenir à la phrase de Bataille et la phrase de Bataille au FF. On y voit la violence, et potentiellement la mise en danger. C’est bien ce que montre la forme criminelle historique à laquelle je le ramène : l’empalement. De ce point de vue, Bataille pourrait parfaitement être cité par Dolmancé, le héros sadien de La Philosophie dans le boudoir. Mais en vérité j’ai travaillé à l’envers de cette idée. J’ai plutôt voulu montrer, contre les apparences et l’opinion ordinaire qu’on en a, que cette pratique exige une domestication incroyable des puissances criminelles de la main. Approbation de la vie jusque dans la mort, oui. Mais une mort approchée, apprivoisée, repoussée par l’expérience des puissances de vie du corps.
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Le fist serait l’unique création sexuelle du XXe siècle selon Foucault, c’est de cette affirmation que tu pars pour enquêter sur l’origine du fist. Mais est-il vraiment possible de faire l’histoire du fist ? De remonter jusqu’à sa création ?
FIST est un livre de littérature. J’ai pris soin d’ajouter sous le titre la mention « Fiction d’essai ». C’est une appellation paradoxale, hybride, transgenre qui désigne le récit d’une expérience par les mots. Une expérience traversée par l’enquête sociologique, historique, littéraire, érotique. En tant que littérature, c’est aussi une expérience proposée au lecteur et j’en connais qui ont eu du mal à aller jusqu’au bout ! Il ne s’agit donc pas vraiment d’une généalogie du FF. Je passe évidemment par l’histoire. Je cite des documents, ce sont de vrais documents, ce sont aussi d’incomparables morceaux de fiction. Le texte de Dumareau sur le toucher rectal c’est une exploration spéléo-poétique. Et ce qui m’intéresse, c’est que la littérature y aille comme la main y va. C’est pas facile, c’est dérangeant. Ça peut être surprenant et paradoxalement plus beau qu’on ne le croit. En ce sens, terminer sur le Cantique des cantiques c’était à la fois un clin d’œil et une apothéose.
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La médecine semble avoir considéré le toucher rectal de manière contradictoire. Il y a d’une part ceux qui utilisent le doigt et ceux qui utilisent le spéculum. A quoi renvoie une telle division ?
Cela ne concerne pas seulement le toucher rectal mais tous les doigtés médicaux. Le bistouri de Boyer remédiant à la fissure anale, le speculum d’Ambroise Paré qu’emploie Aubert dans le traitement du vaginisme sont les attributs médicaux d’une culture. Il ne faut pas l’oublier, l’occident de cette époque ignore quasiment tout de l’art médical du massage. Je crois que le speculum d’Aubert, l’usage du chloral sont des précautions déontologiques pour approcher le corps féminin, alors même qu’on est en train de lui infliger la violence d’une pénétration forcée. De ce point de vue, le doigté de Récamier ou de Thure Brandt sont des innovations singulières de la médecine du XIX siècle. Innovations audacieuses qui ont valu à ces médecins d’être traités comme des pestiférés par beaucoup de leurs pairs. Ce qui est frappant c’est de voir que ces débats qui ont divisé la médecine du XIXe ont disparu aux alentours de la Grande Guerre. 14-18, c’est le triomphe de la chirurgie traumatique, le couronnement des anesthésiques et du bistouri. La guerre aura décidé du destin du malade. Endormi et instrumentalisé. Il n’y a là rien d’innocent.
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Tu dis que le trou du cul n’est pas « un muscle qu’on commande mais un muscle que l’on séduit », justement c’est quoi le rituel de préparation d’un bon fist ?
Il y a des doux et des brutaux. L’éventail est dans mon livre. Il y a des partenaires qui demandent un double FF d’entrée. C’est quelque chose que je refuse. Si ça commence avec un double, je ne veux même pas savoir où ça peut finir. Ce type de performance réintroduit la dimension phallique de la pénétration, celle d’un Dolmancé dont je parlais plus haut. Personnellement je suis plutôt dans une position d’attente. Je commence par le bout des doigts. Je laisse le corps manifester sa faim. Je réagis à son frisson, et encore pas tout de suite. J’aime assez que le sphincter soit en avance, qu’il m’offre plus que je ne lui demande, manière d’éviter la douleur. La première étape c’est de trouver sa place à l’intérieur. L’étape suivante est de l’agrandir en évitant les contractions. Un sphincter tendu, qui bloque c’est une gifle envoyée au fisteur trop entreprenant. C’est un mauvais début, c’est difficile à rattraper. Ensuite c’est plutôt le jeu de la main qui m’intéresse, une façon de rencontrer les dimensions organiques du rectum et du plaisir. Je suis fou de ces moments où sans savoir comment j’allume un brasier sur le visage congestionné de mon partenaire qui ne me lâche pas des yeux. Pas besoin de parler, je sais que j’ai la permission. Je ne suis plus dans son cul. Tous les deux nous sommes dans la même nacelle, e la nave va…
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La majorité des rencontres que tu racontes se font par internet. Il n’y a pas de communauté de fistfucker aujourd’hui ? Des lieux de drague fist ?
J’ai rencontré mes interlocuteurs par le biais de réseaux téléphoniques. Ce sont des plateformes de contact, des sortes de foires aux désirs. C’est assez varié. Il y a de tout, et donc aussi, quoique pas majoritairement, des propositions de fist. Mes partenaires étaient des adeptes réguliers, mais aucun ne m’a renvoyé vers des réseaux spécialisés. Sur Paris, davantage que des communautés, je dirais qu’existent de petites confréries de fisteurs-fistés, des amitiés fondées sur ce goût, qui organisent des séances à trois ou quatre. En ce qui concerne les clubs, il me semble que le Sida a eu raison des lieux les plus hard, surtout ceux consacrés au plaisir anal, comme le Keller en son temps. Y a t-il des équivalents aujourd’hui ? Existe-t-il des soirées fist dans des clubs généralistes ? Je n’en ai pas eu d’échos. Quant aux lieux de dragues, le fist y est encore moins probable. L’attractivité des lieux de drague tient pour beaucoup au fait que ce sont des endroits potentiels de consommation, et le fist « à la sauvage » j’envisage mal ce que ça peut être, ce n’est pas une pénétration avec son dénouement somme toute rapide. C’est tout le contraire.
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Et enfin, où se situerait pour toi la force politique d’une telle pratique ? En quoi pourrait-elle faire affront à la morale dominante ?
Je dis dans mon livre que le fist est une sexualité sans phallus. C’est une phrase qui mérite des explications. Le phallus c’est à la fois quelque chose qui se voit et qui ne se voit pas. Ce qui se voit, ce n’est pas tant le pénis comme organe que l’acte de pénétration. On peut m’objecter que le fist en a toutes les apparences. Oui, mais c’est une pénétration paradoxale où la main nie ses puissances criminelles pour devenir partenaire, se faire caresse, se lier au corps de l’autre, nouer sa dynamique à la dynamique du rectum en une sorte de danse érotique. Ce qui ne se voit pas du phallus, c’est l’ordre symbolique. L’Antiquité ne connaissait pas l’homosexualité en tant que telle. Elle ne connaissait que des positions – active et passive. Sabrer, être sabré, disait Foucault. Sabrer est une position virile. Un homme peut sabrer femme ou homme sans distinction et sans déchoir. En revanche, être sabré est une position inférieure, et pour un homme une position infamante. Voilà quelque chose à quoi le fist me semble échapper. Pas seulement parce que ses partenaires ont également un trou et une main.

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Aux USA, dans les années soixante, la plus célèbre association de fist, la FFA (Fist Fuckers of America), exigeait de ses membres qu’ils aient expérimenté une main dans le cul avant de devenir fisteur. Ce n’était pas une précaution inutile. Mais je remarque que c’est une exigence dont on n’aurait jamais idée pour la sodomie par exemple. Dans le même sens, les clubs SM qui ont abrité les premiers fist fucking comprenaient mal cette pratique jugée trop tendre. Et ce n’est pas étonnant parce que les pratiques SM ont une manière à elles de jouer et surjouer le rapport phallique de domination pour en faire un plus de plaisir. C’est vraiment de ce point de vue qu’il y a quelque chose à apprendre du fist. Expérimenter des puissances érotiques qui n’inscrivent pas chacun à une place déterminée, déplacent ensemble les partenaires vers des formes de plaisir qui échappent aux canons dominateurs, orgasmiques, explosifs et criminels du phallus.

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Les étiquettes sexuelles, Q-zine https://depavage.noblogs.org/post/2014/09/26/qzine-etiquettes/ Thu, 25 Sep 2014 23:47:59 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=295 Continuer la lecture →]]> Publié par Q zine, magazine du Réseau des Jeunes LGBTQ de l’Afrique de l’Ouest (QAYN)

 Décembre 2013.

IDAHOT13

par Bonnie Sepora, assistant social et chanteur à Gaborone, Botswana.

 

Chaque fois qu’un mec flirte avec moi, il finit toujours par me demander à un moment ou à un autre, parfois indirectement, mais le plus souvent sans détour, si je suis passif ou versatile. J’en ai l’habitude mais n’empêche que cette question me met toujours mal à l’aise. Il m’est parfois arrivé d’être approché par des mecs qui me disent, droit dans les yeux, que je serais bien à ” pénétrer “. Une fois, un mec s’est même permis de me dire que je ressemblais à quelqu’un qui aimait bien se faire ” piler “.

N’est-ce pas étrange qu’une personne ne sachant rien de moi pense qu’elle a le droit de me coller une étiquette?

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Pourquoi est-ce que le collage d’étiquettes sexuelles semble être le jeu préféré de la plupart des gays? Et pourquoi est ce que chez les gays noirs, ce type de jeu semble avoir une plus grande importance?

Actifs, exclusivement actifs, actif oral, actif-passif ou versatile, versatile-actif, versatile-passif, exclusivement passif, passifs viriles, etc. tant d’étiquettes toutes aussi dénigrantes les unes les autres. Je dis dénigrantes parce que généralement lorsque les gays africains adoptent ces étiquettes, ils mentent. Autrement dit, beaucoup d’entre nous vivent dans un état de déni.

Je n’ai aucun problème avec le fait qu’un mec décide de se coller une étiquette sexuelle, du moment qu’il est honnête avec les raisons de son choix. Par contre, j’ai un problème quand les gays et bisexuels africains utilisent ces étiquettes pour se démarquer de ce qu’ils considèrent comme leur étant inférieurs.

Quand nous nous enfermons dans cette logique selon laquelle, se laisser pénétrer par un autre homme fait de nous un “passif ” et nous enlève une partie de notre masculinité, nous intériorisons inconsciemment ces valeurs religieuses et sociales qui ont justement servies à nous opprimer depuis des décennies et qui n’ont plus leur place dans la vie d’un gay ou d’un bisexuel en ces temps modernes.

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Si vous faites un tour sur Gaydar.co.za ou Adam4Adam.com, vous trouverez un nombre disproportionné de profiles qui se disent actifs. Si 90% d’entre nous sont des actifs, alors qui “se fait piler?”

Curieux que je suis, j’ai décidé de faire un test simple. J’ai créé un profil sur Adam4Adam ; profil sur lequel j’ai indiqué que j’étais “uniquement actif.” Je l’ai baptisé Tumo, lui ai associé un énorme pénis et pris la peine de préciser que celui qui aura la chance de décrocher un rencard avec Tumo devrait s’apprêter à ” se faire péter la rondelle ” (car c’est ce genre de phrases absurdes qui sont courantes sur ce type de sites). Si vous ne trouvez rien de dérangeant dans cette phrase, c’est que vous avez peut-être besoin d’aller voir un psy.

Que pensez-vous qu’il s’est passé? Chaque fois que Tumo se connectait sur le site, de nombreux profils estampillés ” uniquement actifs ” n’arrêtaient pas de le contacter, certains le suppliant presque pour se faire défoncer par son membre disproportionné. Ils lui envoyaient leurs mensurations et en demandaient tous après du ” hard “. Quelques uns demandaient à se “faire inondé” (mais ça c’est toute une autre histoire).

Mes chers frères gays, bisexuels et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, nous sommes tous malades et avons besoin d’aide. Notre déni profond a atteint une dimension psychologique qui frôle le malsain. Que c’est triste que nous ne soyons plus en mesure d’être honnêtes avec nous-mêmes et encore moins avec nos frères gays.

Bien sûr, je n’ai pas été surpris par le résultat de mon expérience. J’ai eu à faire du counselling envers les gays et bisexuels auparavant, alors je suis bien conscient des problèmes que nous avons avec notre sexualité. Dès notre bas-âge, on se fait appelés “tapettes”, “pédés” et j’en passe, des insultes comme pour nous rappeler que nous ne sommes que des créatures ” abominables ” destinées à bruler en enfer. Ce n’est donc pas étonnant de voir que beaucoup d’entre nous finissent par intérioriser tout cela et en arrivent à se détester eux-mêmes. Une réalité que très souvent, nous masquons dans l’alcool et la drogue.

Et puis, il y a l’émasculation des hommes noirs provoqués par le racisme et toutes ses conséquences sur l’appréhension de la psyché masculine africaine, qu’il s’agisse des homosexuels ou des hétérosexuels. La perception sociale que l’on se fait des hommes en Afrique est basée essentiellement sur une exagération et une surévaluation de leur masculinité : le machisme est tout simplement la norme ici.

Il n’est donc pas surprenant qu’il soit si difficile pour beaucoup d’entre nous d’admettre que nous aimons nous faire baisé. Nous percevons les passifs comme étant plus “gays” que les actifs et certains passifs commencent à se voir comme n’étant rien d’autre que de simples réceptacles de bites. Ils deviennent “exclusivement passifs ” – ceux-là à qui la bite ne sert à rien d’autre qu’uriner. À mon avis, ni les mecs ” uniquement actifs ” (c’est-à-dire ces actifs qui ne savent pas ce qu’est un baiser et n’osent faire des fellations), ni les mecs ” exclusivement passifs ” (à qui çà ne pose aucun problème de ne jamais être sucé) ne sont sexuellement ou psychologiquement normaux.

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Les hommes noirs qui se présentent comme étant ” uniquement actifs “, tout en étant dans le déni, posent un énorme problème à notre communauté. Si vous ne pouvez admettre au fond de vous que vous aimez être pénétré, vous êtes moins susceptible d’être prêts pour des rapports sexuels protégés. Lorsque vous êtes obsédé par l’idée de vous coller une étiquette d’actif tout en ayant honte de vos désirs profonds, et qu’il vous arrive de rencontrer quelqu’un qui vous fasse vibrer le rectum, signe annonciateur d’une envie folle de se faire défoncer ; alors, vous êtes également plus susceptibles de vous laisser aller à des choses plus dangereuses et néfastes telles que la cocaïne, la méthamphétamine ou toute autre chose dans le genre. La prochaine chose qui vous arrivera par la suite, sera probablement vous faire défoncer et pisser dessus.

Plus tard, vous ferez une fixation dessus : vous êtes un actif. Mais curieusement, votre corps vous dit le contraire. Et parce que vous êtes un actif et qu’une certaine “Mojita” vous a dit que les actifs ne peuvent pas attraper le VIH, vous ne vous êtes jamais fait dépister. Quelques années plus tard, allongé sur un lit d’hôpital, on vous annonce que vous êtes atteint de SIDA (pas seulement infecté par le VIH, mais déjà atteint de SIDA). Tout cela parce que vous ne pouviez pas accepter que, comme beaucoup d’hommes – comme la plupart des gays et même certains hétéros – Vous aimez être pénétré, parce que c’est sacrément bon.

Bien sûr, il y en a qui ne ressentent pratiquement pas de douleur, les amoureux transis et ceux qui ont tout simplement de nombreux blocages par rapport à tout ce qui se passe en dessous de la ceinture et ne tirent jamais un grand plaisir à se faire pénétrer. Quatre-vingt dix pour cent de la douleur est psychologique et vient des histoires avec lesquelles on vous a bourré le crane.

Cependant, les histoires de honte ou de douleur au sujet de la pénétration ne sont pas les seuls mythes en circulation. En voici un autre qui est tout aussi néfaste. Être un actif ne vous rend pas forcément plus viril que votre partenaire qui peut accepter souffrir de se faire prendre quelques minutes, puis payer lui-même ses propres factures par la suite et vous enculer à votre tour lui aussi. La plupart des mecs ” uniquement actifs ” ont juste une plus grande bite, une allure plus masculine et tout ce qui va avec.

Comme pour toutes ces autres choses que certains mecs qui se disent exclusivement actifs affirment ne pas faire comme sucer une bite, etc. – cela voudrait tout simplement dire qu’il ne trouve pas votre sexe attirant. Si tout ce que vous pouvez faire c’est vous faire sucer et puis défoncer un trou, alors je suis désolé de vous le dire de cette manière mais, sachez que vous n’êtes pas ” un bon coup “. Il existe des gadgets sexuels qui procureraient plus de plaisir que vous à votre partenaire.

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Je terminerai en répétant simplement que toutes ces étiquettes sont fausses. Pire encore, elles nuisent à notre capacité à entretenir des relations à long terme. Et il ne s’agit pas uniquement de mon point de vue ici, car des études l’ont prouvé.

J’aimerais que vous y pensiez plus sérieusement, que vous preniez un moment pour réfléchir à l’étiquette sexuelle que vous utilisez. Cela représente-t-il vraiment qui vous êtes et ce à quoi vous voulez que l’on vous associe en tant que gay ou bisexuel africain? Soyez honnête avec vous-même. Qu’y’a-t-il de mal à dire tout simplement que vous avez envie d’enculer ou de vous faire enculer ce soir ? Cela ne vous reliera pas systématiquement à une étiquette dont vous ne pourrez plus vous défaire. Qu’y’a-t-il de mal à ce que deux africains s’aiment et couchent ensemble, chacun voulant à la fois se faire plaisir et satisfaire l’autre, tout en sachant que leur masculinité ne sera pas compromise à cause de ce qu’ils ressentent ou font ? Être honnête avec vous-même et envers vos amants est une preuve de force et de respect de soi – et qu’y’a-t-il de plus “viril” que cela ?

Relevons le défi ensemble, gais et bisexuels d’Afrique !

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Publié par Q-zine http://q-zine.org/2013/12/31/les-etiquettes-sexuelles/

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