Internet et nouvelles technologies – Dépavage https://depavage.noblogs.org Dép' (pédés - "HSH", "homos", "gays"-) et luttes sociales >> Revue de presse, archives et contributions Mon, 26 Jan 2015 20:18:29 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 [actu] Un hackeur met en garde contre Grindr https://depavage.noblogs.org/post/2014/09/24/actu-un-hackeur-met-en-garde-contre-grindr/ Wed, 24 Sep 2014 12:45:36 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=271 Continuer la lecture →]]> Publié le 27 août sur le média gay suisse mainstream 360.

Un hackeur affirme avoir mis en garde 100’000 utilisateurs de l’application de drague gay contre la vulnérabilité du système, susceptible selon lui de mettre leur vie en péril.

La drague gay a toujours comporté des risques. A ce titre, les apps de rencontres ne sont guère plus sûres que les rencards nocturnes dans les parcs. Grindr, qui revendique 5 millions d’utilisateurs, a été utilisé par plusieurs auteurs d’agressions homophobes, récemment encore lors d’un double meurtre à Seattle. Toutefois, depuis quelques mois, un mystérieux hackeur met en garde les utilisateurs contre une menace de plus grande envergure: le piratage massif de données à des fins de chasse aux gays.

Extrême précision

De fait, selon lui (ou elle), la base de données de l’app gay vedette du moment est particulièrement perméable aux bidouilleurs plus ou moins bien intentionnés. Il le démontre dans une vidéo postée sur YouTube (voir ci-dessous). La localisation exacte des utilisateurs de Grindr sont facilement accessibles, même sans utiliser l’application. Au moyen de requêtes multiples au serveur de l’application via le système JSON (JavaScript Object Notation) et un calcul de triangulation, n’importe qui pourrait obtenir une signalisation extrêmement précise des utilisateurs d’une zone donnée, et les reporter sur une carte. «On peut dire s’il utilise Grindr dans sa salle de bain ou sur son sofa», précise l’individu.

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En outre, les protocoles utilisés par Grindr pourraient être court-circuités afin de créer de faux profils ou d’envoyer des messages aux utilisateurs de l’app, comme le relève le blog technologique du site indien NDTV. Notre hacker affirme avoir ainsi mis en garde quelque 100’000 gays dans 70 pays réprimant l’homosexualité contre le risque d’un piratage susceptible de dévoiler leur identité.

Responsabilité sociale

Grindr a balayé les accusations de faille de sécurité et la demande du hackeur de combler ces lacunes. L’entreprise a souligné qu’elle n’assumait pas la responsabilité sociale du partage de la géolocalisation, une fonctionnalité du système désactivable. Sur les blogs américains, où le sujet provoque une controverse passionnée, on souligne que l’abandon de la géolocalisation ferait perdre à Grindr tout intérêt. On rappelle également que les systèmes de ce type ont révolutionné la vie des gays à travers le monde. «De bien des manières, Grindr aide ceux qui se trouvent dans des régions peu gay-friendly à trouver des gens qui partagent la même sensibilité, commente l’expert Chris Ward dans le Huffington Post, mais il y a toujours un risque.»

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Mise à jour (29 septembre 2014) :  L’application de rencontres Grindr délivre désormais un message d’avertissement à ses utilisateurs égyptiens : «L’Égypte arrête des personnes LGBT, et la police peut se faire passer pour une personne LGBT afin de vous piéger. Veuillez être prudent lorsque vous prévoyez de rencontrer une personne que vous ne connaissez pas et soyez vigilant si vous publiez quelque chose qui pourrait révéler votre identité.»

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[actu] Fichage : Facebook contre les Drag queen https://depavage.noblogs.org/post/2014/09/24/actu-fichage-facebook-contre-les-drag-queen/ Wed, 24 Sep 2014 12:29:03 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=265 Continuer la lecture →]]> Drag queen Eva Stiletto applies make-up before a drag show in Tel Aviv

Publié le 18.09.14 par le média lgbt mainstream Yagg.

Deux représentant.e.s de Facebook ont rencontré ce mercredi 17 septembre à San Francisco des drag-queens, un membre du conseil municipal et des militant.e.s LGBT au sujet de l’exigence d’inscrire son «nom réel» sur le réseau social. Après que leur profil a été signalé, plusieurs personnes, dont des drag-queens, utilisant des pseudonymes ont vu leurs comptes supprimés. Facebook s’est engagé à rouvrir ces comptes, mais pendant deux semaines seulement. À l’issue de cette période, les personnes concernées devront soit utiliser leur identité civile, soit voir leur profil être transformé en «Page» destinée à accueillir les messages de fans.

«INACCEPTABLE»
«Même si à première vue, cela ressemble à un grand geste de soutien à notre communauté, c’est en fait totalement creux, a réagi sur Facebook Sœur Roma, des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence. Ils nous ont en effet offert la possibilité de retrouver nos profils pour les suspendre deux semaines plus tard et exiger que nous nous soumettions à leurs règles injustes et discriminantes, et si on refuse, ils les supprimeront à nouveau. C’est absolument inacceptable.»

Une autre rencontre avec des responsables de Facebook dont la date n’a pas encore été fixée doit avoir lieu. Sœur Roma se veut optimiste car elle a par ailleurs rencontré l’association des salarié.e.s LGBT du réseau social qui l’ont assurée de leur soutien et lui ont appris que la règle du «nom réel» était également débattue en interne. Mise en place depuis plusieurs années, cette règle répond au besoin de Facebook de «responsabiliser» les utilisateurs/trices. L’identité civile d’une personne a également une plus grande valeur marchande, ce qui n’est pas négligeable pour le réseau social passé maître dans l’art de vendre les données que ses utilisateurs/trices ont publiées, souligne le Wall Street Journal.

Les représentant.e.s du réseau social ont admis que depuis quelques semaines, les profils des drag-queens ont été particulièrement ciblés dans les signalements pour usage de faux nom. «C’est du harcèlement virtuel, s’est indignée Heklina, une autre drag-queen citée par le Bay Area Reporter. Au début, je voulais boycotter Facebook. Mais une journée après que mon profil a été suspendu, j’ai eu l’impression qu’on m’avait coupé une jambe.» Elle réclame le droit de ne pas utiliser son identité civile car elle a «une famille totalement folle» qui pourrait lui nuire.

«CAPRICE DE DRAG-QUEENS»?
Les personnes entendues par Facebook n’ont eu de cesse de faire valoir qu’il ne s’agit pas là d’un «caprice de drag-queens» comme l’a expliqué Sœur Roma, mais la revendication légitime de personnes dont le bien-être et la sécurité pourraient être menacées si elles utilisaient leur «nom réel». D’autant plus qu’un nom de scène n’a rien d’irréel: «Si Facebook voulait vraiment savoir si je suis réelle ou pas, il suffisait de regarder les centaines de photos de moi prises pendant mes spectacles», a réagi Heklina. Mais le réseau social se veut intangible: dans un mail, un porte-parole indique que «si des gens veulent utiliser un nom alternatif sur Facebook, plusieurs options sont à leur disposition, comme mentionner un pseudonyme sous leur nom, ou créer une page dédiée à leur identité alternative».

D’après le Wall Street Journal, 11,2% des profils Facebook existants ne correspondent pas à l’identité civile de leur détenteur/trice. Mais le réseau social met tout en œuvre pour vendre les données les plus précises et les plus exactes aux annonceurs. En 2014, cela devrait lui rapporter un peu plus de 9 milliards d’euros.

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