Casseurs de pédés – Dépavage https://depavage.noblogs.org Dép' (pédés - "HSH", "homos", "gays"-) et luttes sociales >> Revue de presse, archives et contributions Sun, 12 Jul 2015 14:57:53 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 [actu] Maroc : les Femen, Aswat et la répression contre les homos https://depavage.noblogs.org/post/2015/06/12/actu-maroc-aswat-femen-repression/ Fri, 12 Jun 2015 01:21:05 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=1486 Continuer la lecture →]]> 10171738_247656888691995_5726533087249488744_n [Mise à jour : manifestation homophobe devant le domicile des deux personnes arrêtées pour homosexualité.] Réaction du collectif Aswat après « l’action » des Femen et l’arrestation qui s’en est suivi. Puis une tribune de l’écrivain Abdellah Taïa.

Mise à jour du 12 juin 2015. Le mensuel Gay Maroc a fini, suite à la mobilisation du collectif Aswat et des internautes, par retirer de la vente le magazine avec en une « Faut-il brûler les gays ? ». Ce même mensuel avait déjà publié précédemment une une négrophobe (« Le péril noir »).

Lahcen et Mosine , les deux jeunes arrêtés ce 3 juin ont besoin de soutien pour obtenir leur liberté ! D’autant qu’une manifestation homophobe a été organisée le 7 juin devant le domicile des deux jeunes hommes. La manifestation a réuni des dizaines de jeunes du quartier scandant des slogans dénonçant cet acte et réclamant « les peines maximale envers les homosexuels ».  Les deux jeunes, après leur arrestation, ont été outés par la chaîne de télévision nationale Al Aoula qui a publié leurs photos. Le portail Cawalisse avait même révélé leurs noms complets ainsi que les quartiers où ils habitent, ce qui aurait facilité le repérage de leurs domiciles, les exposant aux menaces. Les deux hommes, arrêtés pour « exhibition impudique », risquent jusqu’à trois ans de prison ferme.

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2 et 3 juin 2015. Rabat. Esplanade de la tour Hassan. Deux militantes (blanches, européennes) des Femen ont été appréhendées pour avoir tourné une “séquence obscène au sein de ce lieu de culte, torse nu, en arborant un slogan portant atteinte à la moralité publique » « [« In gay we trust« ]. Elles ont été expulsées. Peu après, au même endroit, deux gays se prennent en photos en s’embrassant. Ils sont marocains. Ils sont arrêtés et emprisonnés.

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Pour rappel, « les actes licencieux ou contre nature avec un individu du même sexe. » sont passibles d’une peine de trois ans de prison selon l’article 489 du code pénal marocain.

Le Collectif Aswat critique l’action des Femen à Rabat

Après avoir observé un silence prudent au lendemain du « kiss-in » des Femen et des deux gays marocains sur l’esplanade de la Tour Hassan, le collectif Aswat pour la lutte contre l’homophobie s’est finalement prononcé sur ces événements qui ont défrayé la chronique.

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Aswat s’est défendu de tout lien avec l’action des Femen ainsi que l’initiative du groupe britannique Placebo à Mawazine.

L’organisation de ces deux événements « n’est aucunement liée au Collectif Aswat, comme le prétendent et propagent les médias nationaux », selon un communiqué de l’association, qui ajoute qu’Aswat ne peut « guère adhérer ou participer à une activité similaire à celle des Femen » car elle va « à l’encontre de notre vision d’un engagement et d’une lutte pacifique ».

 L’association révèle aussi que les deux homosexuels qui se sont embrassés devant la Tour Hassan « ont pris nombre de photos en guise de souvenir dans différents sites » de Rabat, avant d’être arrêtés par les forces de l’ordre qui « les ont encerclés sur l’esplanade et accusés ultérieurement d’avoir imité l’action des Femen ».

Lire aussi « Les Femen, un féminisme de type néocolonial ».

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Qui va sauver les homosexuels marocains?

(par Abdellah Taïa, écrivain marocain immigré en France)

J’ai vu hier soir un film japonais sur l’esclavage, le chef-d’oeuvre L’intendant Sansho de Kenji Mizoguchi, où un père donne à son fils ce dernier conseil : « L’homme sans pitié est inhumain. Sois dur pour toi et généreux pour autrui. »

Bouleversé par ces mots simples et tellement justes, je n’ai pu m’empêcher de faire immédiatement le lien avec les trois  hommes de Taourirt, cruellement condamnés il y a quelques jours à trois ans de prison (peine maximale) pour « homosexualité » et déjà oubliés par les Marocains. Certes la presse a évoqué leur histoire et Internet a impitoyablement relayé les photos humiliantes, dégradantes, de leur arrestation « en flagrant délit » par la police suite à une dénonciation. Mais depuis, rien. Les homosexuels marocains, ce n’est vraiment pas la priorité pour le pouvoir et les citoyens hétérosexuels de ce pays. C’est de leur faute, n’est-ce pas, « ces pédés » n’avaient qu’à se repentir, se soigner, s’abstenir, bien se cacher…

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L’homosexuel(le) n’est pas un monstre. Ce n’est pas une honte ni un malade. C’est un être humain. C’est ton enfant, ton frère, ta sœur, ton père, ta tante, ton voisin, ton ami(e), ton professeur, ta nièce, ton député, le mécanicien de ton bloc…

Cela fait au moins 10 ans que l’homosexualité est omniprésente dans les médias marocains, largement débattue. L’association LGBT Aswat ne cesse de lancer régulièrement et courageusement des initiatives pour demander sa dépénalisation. Les chanteurs ouvertement homosexuels Elton John, Mika et Ricky Martin ont été officiellement invités à se produire au festival Mawazine et leur concert transmis en direct sur 2M TV *. Mais, malgré cela, l’homosexuel marocain, lui, n’existe toujours pas. Il ne doit surtout pas exister si ce n’est comme un criminel. Quand il habite à Taourirt, là-bas, si loin de Rabat et de Casablanca, son sort n’intéresse personne au Maroc. Qui connaît d’ailleurs l’existence de la ville de Taourirt ? Qui jamais parle de Taourirt ? Ca se trouve où déjà, ce bled ?

Un sondage récent nous apprend que plus de 80% des Marocains se déclarent contre l’homosexualité. Ils assument franchement cette intolérance, cette discrimination, ce racisme : l’homophobie. Quand je lis cela, j’ai honte et j’ai envie de pleurer. Chialer. Tellement c’est insupportable !

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Le Marocain est-il à ce point égoïste, insensible, cruel ? Le malheur et l’injustice que subissent ses frères et sœurs (homosexuels ou pas) ne l’intéressent pas ? Ne le concernent pas ? Pourquoi cette indifférence, ce silence, cette terrifiante politique de l’autruche ?

Pour justifier leur condamnation de l’homosexualité, certains (la plupart en fait) évoquent sans aucune nuance l’islam, le Coran, nos traditions. Nous sommes des Arabes, des musulmans, nous n’acceptons pas parmi nous les invertis, les pervers ! A ceux-là, j’ai envie de répondre ceci : le Coran recommande le pardon, l’islam incite à ne jamais se hâter dans la condamnation de l’autre et nos traditions elles-mêmes ont un cœur tendre pour nous, tous, absolument tous !

Pourquoi alors persister au Maroc dans la cruauté ? Pourquoi la peine maximale de trois ans au mécanicien de Taourirt et à ses deux amis ? Il est vrai qu’ils n’ont pas la chance, eux, d’être de nationalité britannique comme l’homosexuel Ray Cole qui, arrêté à Marrakech fin 2014 avec un Marocain, a été emprisonné puis, suite aux pressions médiatiques de son pays, vite libéré. Il faudra que quelqu’un nous explique officiellement cette différence de traitement. Le Marocain homosexuel est-il plus coupable aux yeux de la justice qu’un Britannique homosexuel ? Au second, on pardonne tout et sur le premier, on s’acharne sans relâche ?

Tout cela est d’une tristesse absolue.

Si j’écris ce texte c’est parce que je me sens plus que solidaire avec le pauvre mécanicien de Taourirt et ses deux amis. Je pense à eux dans leur cellule en ce moment, à comment on les traite, à comment on les regarde. J’imagine tout, facilement. L’horreur. Et je ne cesse de me répéter que, malgré tout ce qu’on dira au Maroc, ils n’ont commis aucun crime. Ils essayaient juste de vivre, de voler un moment de liberté sexuelle que la société et l’État marocains leur interdisent officiellement. Mais où est ce Marocain, ou bien cette Marocaine, qui respecte intégralement tout ce que prévoient la religion et les lois du pays ? Est-ce qu’il/elle existe seulement ? La réponse est évidente. Et pourtant, quand on est « attrapé » au Maroc, on est si seul : plus personne pour vous reconnaître, vous aider, se battre avec vous. Bien au contraire : c’est alors pour beaucoup de monde l’occasion rêvée pour exister en vous enfonçant. Pas de pitié. Pas de générosité. Une mauvaise foi schizophrénique en veux-tu, en voilà.

Les libertés individuelles n’existent pas au Maroc. Il n’y a pas de lois pour protéger les citoyens qui, eux, veulent se libérer des contraintes, des condamnations sociales et assumer leurs choix de vie. Vivre librement ne signifie pas vivre d’une manière sauvage. Cela veut juste dire s’engager dans la société, en étant sincèrement qui on est, cesser de perdre son énergie à vouloir toujours satisfaire des exigences et des traditions depuis longtemps obsolètes.

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Quand est-ce qu’on va enfin comprendre dans ce pays qu’un Marocain libéré et épanoui travaillera mieux, pour lui et pour son groupe, pour la société, pour le monde ? Je ne suis sans doute ni le premier ni le dernier à poser cette question plus que légitime et qui attend toujours une réponse sérieuse, adulte, et non pas un rappel à l’ordre systématique.

Je suis écrivain. Je suis marocain. Je suis homosexuel. Et, sincèrement, j’en ai plus que marre de constater que même ceux qui d’habitude défendent la liberté avec vigueur ne sont jamais là pour soutenir les homosexuels marocains dans leur combat. Ils se dérobent, ils se cachent, après tout ce n’est pas leur problème… Ils ont peur d’être « salis », de perdre leur soit-disant crédibilité dans le milieu où ils évoluent. Il faut d’abord régler tant de questions ici avant d’aborder celle des homosexuels ! Ce n’est pas encore le moment ! Soyez patients ! Etc. Un discours hypocrite tout prêt et resservi à chaque fois avec beaucoup d’aplomb.

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Il n’y a pas si longtemps j’étais encore un adolescent homosexuel dans la ville de Salé livré quotidiennement aux mâles sexuellement frustrés du quartier, insulté, violé, battu, obligé de baisser continuellement la tête dans l’espoir qu’on me laisse tranquille. En vain. Tout le monde savait l’enfer qu’on m’obligeait à vivre. La violence inouïe. Personne ne m’a défendu. Personne. J’ai payé dans mon petit corps le prix des contradictions vertigineuses de ce pays. Ce qui m’est arrivé petit arrive aujourd’hui encore à beaucoup de jeunes Marocains homosexuels. Était-ce de ma faute ? Est-ce de leur faute ? Et que fait l’État pour protéger ces enfants, ces adolescents ?

L’homosexuel(le) n’est pas un monstre. Ce n’est pas une honte ni un malade. C’est un être humain. C’est ton enfant, ton frère, ta sœur, ton père, ta tante, ton voisin, ton ami(e), ton professeur, ta nièce, ton député, le mécanicien de ton bloc… Quelqu’un avec qui nous vivons tous et que nous tuons chaque jour un peu plus. Jusqu’à quand ces horreurs et cette inhumanité ? Qui va sauver enfin les homosexuels marocains ?

*Cette chronique a été écrite quelques jours avant la manifestation des Femen à Rabat et le concert de Placebo. 

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A Marseille, le difficile parcours des travestis algériens https://depavage.noblogs.org/post/2015/06/11/marseille-travestis-algeriens/ Thu, 11 Jun 2015 18:01:32 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=1472 Continuer la lecture →]]>

travaljezair« Arrivés dans la cité phocéenne dans les années 1980, de nombreux travestis d’origine algérienne sont aujourd’hui victimes d’agressions physiques et verbales. Une association s’inquiète du rétablissement du délit de racolage passif, voté par le Sénat fin mars. » (Article de Stéphanie Plasse, ma$$média Le Monde Afrique du 29 mai 2015)

« Comme au bled, des personnes nous agressent parce que nous sommes homosexuels et différents, lance Rayane (*). On nous jette des cannettes, on nous insulte, on nous roue de coups. » Rayane a quitté Annaba, une ville de l’est de l’Algérie, pour rejoindre Marseille au milieu des années 1980. C’était à une époque où les Algériens pouvaient facilement obtenir un visa touristique d’une durée de trois mois pour la France. « C’est à cette période, comme l’observe le sociologue Laurent Gaissad, auteur d’une étude sur la prostitution algérienne à Marseille, que la plupart ont décidé de tenter leur chance en se prostituant de l’autre côté de la Méditerranée. »

Issus des milieux populaires, ils venaient de la métropole portuaire d’Annaba et de son arrière-pays, mais aussi d’autres grandes villes côtières comme Oran, Mostaganem ou Skida. Mais, à la différence de Rayane, les Algériens allaient à Marseille pour se constituer un pécule et repartaient ensuite au pays. « Pour beaucoup, la prostitution n’était qu’une étape pour un commerce en Algérie, acheter une voiture ou un appartement », explique Laurent Gaissad.

« L’étape du mariage »

La situation est devenue plus difficile avec le début de la guerre civile en Algérie en 1991, et l’instauration de la loi Pasqua en 1993 pour renforcer les mesures contre l’immigration clandestine. Les déplacements sont rendus compliqués, voire quasi impossibles pour les Algériens ayant fait l’objet d’une mesure d’expulsion en France. « L’étape du mariage est soudain devenue un enjeu collectif pour ces personnes qui souhaitaient rester et qui craignaient de retourner dans leur pays où les homosexuels étaient menacés », souligne Laurent Gaissad.

Depuis 1995, l’association Autres Regards organise des tournées dans les quartiers de la cité phocéenne dans un objectif de prévention, de réduction des risques sexuels et de lutte contre toutes les formes de violences à l’égard des prostitués. Parmi eux, les travestis, qui sont victimes au quotidien d’agressions physiques et verbales. Dans les locaux de l’association, on s’inquiète du rétablissement du délit de racolage passif, voté par le Sénat fin mars, et de la suppression de la pénalisation des clients. « Avec le rétablissement de ce délit, on fragilise et on vulnérabilise ces personnes au lieu de les protéger », s’insurge Jean-Régis Ploton, directeur d’Autres Regards.

Djamel (*) fait partie de ces prostitués algériens qui ont choisi de se marier pour assurer leur sécurité. Dans les années 1990, il a épousé une Française d’origine algérienne pour avoir la nationalité. « Elle était lesbienne et j’étais homosexuel. Ce mariage m’a permis d’avoir des papiers et de préserver l’honneur de nos deux familles. »

A 49 ans, Djamel continue de se prostituer aux abords de l’avenue du Prado à Marseille. « Quand je suis arrivé en 1985 à Paris, j’ai fait la connaissance de prostitués algérois qui s’habillaient en femme. Comme j’avais besoin d’argent, j’ai commencé cette activité. Au bout d’une semaine, je suis redescendue à Marseille et j’ai continué à vendre mes charmes du côté de la gare Saint-Charles », se souvient-il.

« Les clients nous préfèrent en femme »

A cette époque, les prostitués algériens arpentaient les rues de ce quartier de drague masculine, dont la proximité avec la gare et l’autoroute A7 en direction d’Aix-en-Provence et d’Avignon en faisait un lieu très fréquenté.

Aujourd’hui, les prostitués maghrébins ont pris possession d’autres quartiers : rue de la Bibliothèque, rue Adolphe-Thiers, rue de la Rotonde, avenue du Prado… Si ces hommes ont choisi de s’habiller en femme, c’est avant tout par nécessité économique et pour conserver un certain anonymat. « La prostitution en “homme” ne marche pas. Les clients nous préfèrent en “femme”. C’est également mieux pour moi. Dans la journée, je suis en garçon, je passe inaperçu et je peux mener ma vie librement », raconte Djamel. Aujourd’hui, les nouveaux arrivants se font rares. Seuls restent à Marseille les prostitués algériens venus dans les années 1980 qui, malgré les années, et les distances parcourues, vivent encore avec le poids du secret.

(*) Les prénoms ont été modifiés

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[actu] Ukraine : retours sur la Kyiv Pride https://depavage.noblogs.org/post/2015/06/09/actu-ukraine-retours-sur-la-kyiv-pride/ Tue, 09 Jun 2015 18:56:04 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=1450 Continuer la lecture →]]> e17746c-0b1e67b64506de6649942d04c975d3fe-360x240Malgré les tensions dans le pays, la menace de l’ultra-droite et l’inaction du gouvernement pro-européen pour l’avancée des droits, la deuxième gay pride d’Ukraine a eu lieu. Elle s’est terminée par des échauffourées entre flics et fascistes au moment de la dispersion. Articles du média gauchiste Révolution permanente et du mass média Le Monde (9 et 6 juin 2015).

Après la dispersion de la Kyiv Pride, le mouvement LGBTI en Ukraine est pris en étau

Le 6 juin, autour de 200 personnes défilaient lors de la deuxième Marche des fiertés organisée en Ukraine, malgré les menaces de la droite ultra-nationaliste qui gagne du terrain après son rôle lors des manifestations de Maïdan. Après quelques minutes de marche les manifestants ont été chargés par plusieurs douzaines de militants néo-nazis. Le résultat final est de plusieurs dizaines de manifestants blessés, entre vingt-cinq et trente contre-manifestants arrêtés et cinq policiers blessés. La Kyiv Pride reflète aujourd’hui la situation tendue dans le pays où le mouvement LGBTI se retrouve pris en étau entre le gouvernement qui les instrumentalise, sans vouloir avancer sur leurs droits, et une extrême-droite fascisante sans contrôle, mais utile objectivement au gouvernement.

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Les illusions de Euromaïdan

Lors de la dernière Moscow Pride, interdite pour la 10ème année consécutive,le gouvernement russe mettait sous les verrous trois organisateurs de la marche, malgré les résolutions (très menaçantes, on peut l’imaginer) de la Cour européenne des droits de l’homme. Alors que les médias européens criaient au scandale et condamnaient la répression que Poutine fait aux LGBTI russes, cette semaine c’est sous le nouveau régime pro-européen, allié à Hollande et Merkel, que l’on agressait les LGBTI.

Une loi semblable à la loi d’interdiction de la « propagande homosexuelle » avait été adoptée en octobre 2012 en Ukraine, pour être rejetée en janvier 2015. Pour les dirigeants pro-UE du nouveau régime, l’homophobie était liée au gouvernement pro-russe précédent, et assurait qu’il n’y aurait plus de nouvelles lois homophobes. La communauté LGBTI espérait qu’une victoire du mouvement pro-européen de Maïdan signifierait l’éloignement du modèle post-soviétique répressif des droits LGBTI. Des manifestant-e-s de la Kyiv Pride de cette année ont déclaré que « nous aussi nous étions sur Maïdan », réclamant la chute deViktor Ianoukovytch dans les manifestations massives où l’on trouvait une droite libérale pro-UE, des jeunes exigeant la « démocratisation » d’un pays soumis aux oligarques et une extrême-droite fascisante autour de Svoboda et Pravyi Sektor.Mais les espoirs ont été vite déçus lorsque le nouveau gouvernement et le parlement majoritairement pro-UE ont refusé d’instituer l’interdiction législative de discrimination pour motif d’orientation sexuelle au travail.

Le nouveau maire de Kiev, Vitali Klitschko, est un personnage avec un long CV. Les médias internationaux l’avaient introduit au monde entier comme l’ancien boxeur professionnel devenu dirigeant de la révolution Euromaïdan. François Hollande l’avait reçu avec le président de l’Ukraine, Petro Porochenko et Bernard Henri-Lévi, en mars 2014 à l’Elysée.

C’est ce même représentant de l’ouverture vers l’Europe qui avait demandé initialement aux organisateurs de la Kyiv Pride d’annuler la marche, car celle-ci « attiserait la haine » dans un pays toujours en guerre civile. Déjà, en 2014, la marche avait été annulée parce que la mairie de Klitschko ne garantissait pas la sécurité de militants LGBTI.

Le mouvement LGBTI dans l’étau

Cette année, les négociations avec la mairie ont duré un mois, avec des rendez-vous quotidiens, sans pour autant que la mairie s’engage à assurer la sécurité des manifestants. Klitschko avait déclaré que s’il respectait les libertés individuelles, il ne « défendait pas les gays et les lesbiennes ». Or quelques jours avant la marche, Porochenko avait affirmé le « droit constitutionnel » à tenir la Kyiv Pride cette année, comme gage aux puissances impérialistes de l’« ouverture » du régime issu des manifestations de Maïdan. Effectivement, une interdiction aurait été difficile à assumer auprèsdes partenaires européens de Porochenko.

Finalement, la police a essayé d’assurer une protection minimale pour les manifestants, notamment parce que des diplomates comme l’ambassadeur suédois ou des représentants du gouvernement allaient se rendre à la manifestation. Des bus étaient même prévus pour assurer l’exfiltration des personnes présentes, sauf que les entreprises de transport n’ont voulu prendre que les journalistes et les ambassadeurs.

Entre les douzaines de contre-manifestants armés de cocktails molotov, couteaux ou pétards explosifs, se trouvait Pravyi Sektor, organisation politique et militaire néo-nazie, qui a joué un rôle majeur dans la révolution Euromaïdan. Aujourd’hui, ils sont plusieurs de leurs militants à combattre les troupes pro-russes dans l’Est de l’Ukraine. Pourtant, il se trouve qu’ils ont quelques points en commun avec la police de Poutine : ils refusent que l’Occident introduise l’ « idéologie LGBT ».

Lorsque Pavlos Fyssas, rappeur antifasciste était assassiné par des militants de Aube Dorée à Athènes, c’est toute la direction du parti néo-nazi grec qui était emprisonnée. Cela montre que malgré la crise la bourgeoisie grecque est encore suffisamment forte pour attaquer et maitriser ce type de groupes d’extrême droite. Au contraire, le régime ukrainien est aujourd’hui trop faible pour le faire. Cela qui explique le fait que les ultra-nationalistes de Pravyi Sektor ou d’autres groupuscules réussissent à s’opposer avec violence aux forces de l’ordre et à blesser plusieurs policiers lors de la Kyiv Pride. La police n’est plus suffisante, depuis les manifestations de Maïdan, pour contrôler et pour réprimer, c’est pour cela que les classes dominantes font appel aujourd’hui à ces groupuscules pour faire le « sale boulot » …

Publié le 09/06/15 sur le média gaucho Révolution permanente.

Une Gay Pride dans la violence à Kiev

Incertaine jusqu’au tout dernier moment, la deuxième Gay Pride de l’histoire ukrainienne s’est tenue, samedi 6 juin à Kiev. Elle s’est achevée dans la violence.

Incertaine jusqu'au tout dernier moment, la deuxième Gay Pride de l'histoire ukrainienne s'est tenue, samedi 6 juin à Kiev. Elle s'est achevée dans la violence.

Les organisateurs de la « marche de l’égalité » avaient multiplié les précautions, et tenu secret jusqu’au dernier instant le lieu du rassemblement. Environ 200 personnes – plus que lors de l’édition 2013 – y ont participé, marchant quelques centaines de mètres le long des rives du Dniepr, dans le quartier excentré d’Obolon, protégées par un déploiement policier extrêmement imposant.

Plusieurs diplomates européens étaient présents, ainsi que deux députés du parti du président, Petro Porochenko. En plus des drapeaux arc-en-ciel et des pancartes réclamant « l’égalité », quelques tambours avaient été sortis pour tenter de donner à l’événement un air festif, malgré les insultes et les menaces lancées par des contre-manifestants d’extrême droite. Comme en réponse au slogan nationaliste « L’Ukraine au-dessus de tout », les marcheurs ont scandé « Les droits de l’homme au-dessus de tout ».

Des groupes d’extrême droite interpellés

Seul incident notable pendant le défilé, un policier a été atteint par une bombe artisanale, laissant derrière lui une large flaque de sang. Mais les organisateurs avaient apparemment négligé un point : le moment de la dispersion du rassemblement. Celui-ci s’est vite mué en une course-poursuite effrénée entre policiers, contre-manifestants masqués et décidés à en découdre, et manifestants pris au piège dans le dédale des cours du quartier. On a pu voir des groupes de manifestants apeurés tenter d’arrêter des véhicules en pleine rue pour échapper aux coups, d’autres essayer d’échapper discrètement à la nasse.

Une trentaine de membres de groupes d’extrême droite ont été interpellés, parfois violemment. Plusieurs blessés ont été emmenés à l’hôpital, dont au moins deux membres des forces de l’ordre.

Les groupes d’extrême droite avaient très ouvertement fait part de leur intention d’empêcher la tenue du défilé. Dmitro Iaroch, dirigeant du parti ultranationaliste Pravy Sektor, avait notamment expliqué que malgré la mobilisation de nombre de ses membres sur le front, son groupe et d’autres groupes seraient bien présents. « Les représentants du mouvement politique et militaire Pravy Sektor seront obligés d’empêcher la réalisation de ces projets destructeurs des valeurs familiales, de la morale et de l’image traditionnelle des êtres humains », écrivait-il sur Facebook.

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« Tout ça sert les ennemis du pays, expliquait avant le début de la marche un jeune homme au look de skinhead mais venu, assurait-il, en « simple voisin ». « Comment vont réagir les gens des régions du Sud et de l’Est, où il y a encore des tensions, en voyant cette horreur ? L’Ukraine est un pays traditionaliste, et on veut nous pousser dans les bras de l’Europe décadente. »

« Les autorités font le minimum »

Avant de faire l’essentiel pour que les violences restent limitées, les autorités avaient de leur côté tout fait pour décourager les organisateurs. Vitali Klitschko, l’ancien boxeur devenu maire de Kiev, a laissé planer jusqu’au dernier jour la menace d’une interdiction, et sans cesse repoussé les réunions consacrées à la sécurité de l’événement. Il a aussi exhorté les organisateurs à reporter la marche « en raison de la guerre qui continue dans l’est de l’Ukraine ». En 2014, il la qualifiait d’« événement de divertissement ».

C’est finalement le président Porochenko qui a paru trancher, vendredi lors d’une conférence de presse. Précisant que lui-même ne participerait pas à l’événement, le président a estimé qu’il ne voyait « aucune raison d’y faire obstruction, s’agissant d’un droit constitutionnel de chaque citoyen ukrainien ».

Une interdiction paraissait également difficile à assumer vis-à-vis des partenaires européens de l’Ukraine. La garantie d’un traitement équitable des personnes homosexuelles sur leur lieu de travail fait par exemple partie des mesures réclamées par l’UE à Kiev avant de lui accorder un régime d’exemption de visa. Mais la loi antidiscrimination votée par le Parlement en 2014 ne fait aucune mention de l’orientation sexuelle.

« Les autorités font le minimum, regrettait dans le défilé Anna Chariguina, un membre du Forum LGBT. Nous aussi, nous étions sur Maïdan, nous espérions que la démocratisation s’accompagnerait de plus de tolérance. Mais le climat est encore menaçant pour ceux d’entre nous qui osent afficher ouvertement leur sexualité. La guerre a radicalisé les esprits et mis sous le tapis ces sujets-là. »

Par Benoît Vitkine, journaliste du mass-média Le Monde, le 6 juin.
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[actu] USA : proposition de loi pour tirer à vue sur les homosexuels https://depavage.noblogs.org/post/2015/04/07/actu-usa-proposition-de-loi-pour-tirer-a-vue-sur-les-homosexuels/ Tue, 07 Apr 2015 17:21:33 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=1378 Continuer la lecture →]]> flingueUn Chrétien américain a déposé en toute légalité une initiative visant l’autorisation de tuer gays et lesbiennes sans autre forme de procès.
publié le 11 mars 2015 sur le site gay suisse 360ch

Comme une lettre à la poste. Matthew McLaughlin, habitant de Sacramento aux Etats-Unis, a déposé une initiative, moyennant 200 dollars, pour légaliser la chasse aux homosexuels. Avec l’aval du procureur général, le bien nommé «Sodomite Suppression Act» (Loi pour la suppression des sodomites, en bon français) autoriserait toute personne, voyant des individus de mêmes sexes entrer en contact pour des «gratifications sexuelles», de tirer à vue façon chasse aux pigeons ou par «tout autre procédé approprié». Bang bang, he shot me down…

Une question de prévention…

Ce sympathique chrétien invoque, évidemment, les forces divines: «[Les relations sexuelles entre personnes de même sexe] est un crime abominable que Dieu Tout-Puissant nous ordonne de supprimer par la douleur pour éviter notre destruction totale, comme il a renversé Sodome et Gomorrhe.» Pour Matthew McLaughlin, prévenant, estime qu’il est mieux que les hétérosexuels tuent les homos (d’une balle dans la tête de préférence) ici et maintenant plutôt que de souffrir en Enfer plus tard. Merci bien.

Le Sodomite Suppression Act (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

En plus de la chasse à l’homo, et de sa mise à mort, le «Sodomite Suppression Act» interdirait aux gays et lesbiennes d’occuper des fonctions publiques. Si cela ne suffisait pas, les homosexuels pourraient faire une croix sur les allocations et l’aide sociale. Une loi qui va à l’encontre des autres? Pas de problème, Matthew McLaughlin a pensé à tout: «Toutes les lois en conflit avec celle-ci sont invalides», est-il écrit dans le texte. Il ne reste plus que 365’000 citoyens de l’Etat de Californie, où se trouve Sacramento, signent l’initiative pour qu’elle soit discutée. Alors que les Etats-Unis sont en train de s’ouvrir au mariage homosexuel, force est de constater qu’à chaque fois qu’un sujet de société d’envergure est débattu, les extrêmes se réveillent.

(via la presse gaie mainstream Queerty)

 

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[actu] Brésil : une milice de gladiateurs pentecôtistes https://depavage.noblogs.org/post/2015/03/27/actu-bresil-une-milice-de-gladiateurs-pentecotistes/ Fri, 27 Mar 2015 17:47:07 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=1361 Continuer la lecture →]]> 4100728100Au Brésil, l’Eglise Universelle du Royaume de Dieu (EURD), une Eglise Pentecôtiste, annonce avoir formé une milice baptisée « Gladiators autel », qui a pour mission de « aller en enfer pour sauver âmes » . Selon un député brésilien, l’Eglise veut préparer une armée d’hommes, la plupart jeunes, pour tuer tous les athées et les homosexuels.

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L’Eglise existe depuis 1977.

Lu sur le webzine Ekivox :

Il y a plusieurs mois, j’ai écrit un article sur l’évangélisme de l’Église Universelle du Royaume de Dieu, secte pentacostale née et développée au Brésil. Je dressais dans “l’Évangile selon Macedo” un portrait peu flatteur de ce mouvement religieux de grande ampleur. Et bien ça ne fait qu’empirer…

Il y a quelques semaines ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux des vidéos mettant en scène des groupes d’évangélistes à l’organisation clairement militaire. Ces vidéos ont évidemment créé des débats plutôt vifs sur une organisation qui prône l’intolérance religieuse dans un pays où la diversité des cultes est une donnée primordiale : que ce soit les religions de matrice africaine comme l’umbanda ou le candomblé, les religions chrétiennes du catholicisme aux témoins de Jehova, ou les spiritistes kardecistes, une relative paix religieuse avait finalement réussi à s’installer au Brésil, malgré sa longue et douloureuse histoire.

On comprend donc l’inquiétude des prêtres de cultes de matrice africaine qui, comme le montre une lettre ouverte de la Casa de Oxumaré au gouvernement brésilien, craignent une recrudescence des actes de violences à leur encontre.

Dans les innombrables commentaires laissés sur les réseaux sociaux, on distingue évidemment deux types de réactions : ceux qui comparent le mouvement G. A. à de nouvelles croisades, au film “La Vague” ou aux groupes paramilitaires religieux tels que Boko Haram ou l’E. Islamique. Ceux-ci évidemment s’inquiètent d’un mouvement qui a soulevé plus de 4 000 jeunes en si peu de temps, mouvement d’autant plus préoccupant qu’il existe au Brésil un terreau fertile pour les milices de toutes sortes.

Mais il y a aussi ceux qui pensent le mouvement comme une “action sociale” (sic.)… c’est vrai que personne n’avait pensé au bouclier et à l’épée comme logo pour vendre des biscuits dans le bus, ça va faire un carton…

Il ne s’agissait pas ici de faire une description exhaustive de ce qui se passe de l’autre coté du monde, simplement de transmettre quelques échos. Comme quoi la généralisation de la violence religieuse n’est pas une exclusivité islamiste…

R.B.

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En bonus, quelques illustrations de la vertu et de la pudibonderie chrétienne vue par quelques auteurs anticléricaux et libertins :

le dévoiement 1

Sat 3 Sade 1 tirette 3 Academie des dames 2

Cap 6 Devéria 4

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[actu] Syrie : l’Etat islamique continue d’exécuter des homosexuels https://depavage.noblogs.org/post/2014/12/17/actu-syrie-letat-islamique-continue-dexecuter-des-homosexuels/ Wed, 17 Dec 2014 00:50:49 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=760 Continuer la lecture →]]> OFFENSE ETAT ISLAMIQUEDeux articles de mass médias publiés les 26 novembre et 10 décembre sur les assassinats d’homosexuels perpétrés par l’organisation islamiste de l’EI.

Solidarité avec celles et ceux qui luttent, au Rojava, en Syrie, en Irak, à la frontière turque et ailleurs, contre les atrocités commises par l’Etat Islamique, Bachal El Assad et les milices chiites, en autres. Pour plus d’info sur la situation sur place et en particulier dans la région du Rojava rojavasolidarite.noblogs.org (en Syrie syrianfacts.wordpress.com ou facebook.com/rev.syfr et en Irak solidariteirak.org)

 

L’Etat islamique revendique l’exécution d’«homosexuels»

L’organisation  prétend avoir procédé à la lapidation d’un jeune gay en Syrie, après la découverte d’images compromettantes sur son mobile.

26 nov. 2014, média gay suisse 360°

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L’Observatoire syrien des droits de l’homme, une organisation proche de l’opposition au régime syrien basée à Londres, a rapporté mardi l’exécution de deux «homosexuels» présumés par l’organisation Etat islamique. L’un d’eux, âgé d’une vingtaine d’années, aurait été lapidé à Mayadin, après avoir été accusé par les jihadistes d’avoir commis des «actes indécents avec d’autres hommes». Des vidéos auraient été retrouvées sur son téléphone portable. L’autre exécution se serait déroulée non loin de là, dans la ville de Deir Ezzor. La victime serait un jeune de 18 ans, opposant aux jihadistes.

En septembre dernier, les rebelles, qui contrôlent une large part des territoires syrien et irakien, dont la deuxième ville irakienne, Mossoul, avaient annoncé leur volonté de s’en prendre aux gays, comparé à des «animaux», et placés dans la même catégorie que les dealers de drogue et les pédophiles. Depuis son offensive en Irak, cet été, Etat islamique est accusé par l’ONU d’ atrocités de masse et de crimes contre l’humanité.

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L’Etat Islamique poste des images d’un gay jeté du toit d’un immeuble

Le groupe de djihadiste opérant en Syrie et en Irak a annoncé avoir balancé un homme soupçonné d’être homosexuel, avant de le lapider à mort.

10 déc. 2014

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Il y a quelques semaines, l’Etat Islamique revendiquait l’assassinat de plusieurs homosexuels. En plus d’étendre son territoire et s’en prendre aux soi-disants impies, les terroristes continuent de se vanter de tuer des hommes soupçonnés d’être gay, tout en n’oubliant pas de prendre des images de l’horreur. Dernier acte de barbarie en date: le groupe a jeté un homme du haut d’un immeuble. Une fois à terre, ils l’ont lapidé à mort.

Endroit inconnu

Les photos, publiées ce mardi, étaient accompagnées de «l’explication» d’un tel acte: «La cour islamique du wilaya de l’Euphrate [région s’étendant entre la frontière syrienne et irakienne, ndlr.] a décidé que l’homme ayant pratiqué la sodomie devait être jeté du plus haut endroit de la cité et lapidé à mort.»

L’endroit exact où a eu lieu le meurtre n’est pas communiqué. Sur les autres photos postées par l’Etat Islamique, on peut voir l’homme gisant à terre, mort.

(via 360° et Pink News média gay mainstream francophone et anglophone)
 
 
 
OFFENSE ETAT ISLAMIQUE
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« Queer Ultra Violence » https://depavage.noblogs.org/post/2014/09/08/235/ Sun, 07 Sep 2014 23:18:55 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=235 Continuer la lecture →]]> http://infokiosques.net/IMG/pdf/QueerUltraViolence-cahier.pdf

Cette brochure est une traduction d’extraits du livre « Queer Ultra Violence : Bash Back ! Anthology » publié en 2011 par Ardent Press aux États-Unis, anthologie du mouvement queer insurrectionnaliste Bash Back !

« Les queers sont marquéEs comme des victimes tandis que la violence n’est jamais vue que comme l’outil des maîtres. Le projet anarcho-queer incarné par Bash Back ! est avant tout un refus du statut de victime et une réappropriation de la violence qui nous a été enlevée par l’idéologie progressiste et utilisée contre nous par nos agresseurs et par l’État. Le tournant opéré par Bash Back ! lors de sa rupture avec celleux qui ont refusé de reconnaître l’importance de cette réappropriation a été crucial. Il a permis de solidifier et de construire la cohérence de la tendance queer insurrectionnelle autour de la question de la violence… »

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Sommaire :
– Introduction à l’édition française
– Vers la plus queer des insurrections
– Intimité criminelle
– “L’Enfer n’a de Furie plus grande” : Chronologie de l’insurrection Genderfuck
– Vers un transféminisme insurrectionnel
– Théorie de la Pute
– Le Pronom que je préfère est la Négation
– Anarchie de la mode : Entretien avec Le Boulevardier
– Milwaukee : Solidarité avec toutes les Tueureuses de Flics
– Bash Back ! est mort ; Vive Bash Back !
– Glossaire

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