Homos et fachos – Dépavage https://depavage.noblogs.org Dép' (pédés - "HSH", "homos", "gays"-) et luttes sociales >> Revue de presse, archives et contributions Tue, 28 Jul 2015 18:39:42 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 [actu] Suède : Parade xénophobe aux couleurs LGBT https://depavage.noblogs.org/post/2015/07/28/actu-suede-parade-xenophobe-aux-couleurs-lgbt/ Tue, 28 Jul 2015 14:55:59 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=1769 Continuer la lecture →]]> 1239435765432En pleine semaine de la Stockholm Pride, des nationaliste suédois prévoient d’organiser mercredi (29 juillet) une parade LGBT à travers les quartiers à forte population immigrée de la capitale.

Pseudo gay pride au goût de provoc xénophobe
25 juillet 2015 | par Antoine Gessling (presse lgbt suisse 360.ch)

La Pride de Stockholm, dont les festivités commencent lundi, risque d’être tendue, cette année. En cause: l’initiative d’un journaliste, figure du parti d’extrême droite Démocrates suédois, en forte progression aux dernières élections. Jan Sjunnesson a lancé un appel à une gay pride parallèle, mercredi après-midi à Järva, un secteur à forte population musulmane de la capitale. Pas de dresscode, mais Sjunnesson suggère d’y aller pour «se bronzer le ventre et les jambes». Des kiss-in homosexuels sont aussi prévus sur le parcours, qui doit aboutir à Husby, épicentre des émeutes de mai 2013.

La banlieue populaire de Tensta, point de départ de Pride Järva.

La banlieue populaire de Tensta, point de départ de Pride Järva.
Même si la page Facebook de l’événement «Pride Järva», aux couleurs de l’arc-en-ciel, a recueilli à ce jour un nombre d’adhérents modestes, l’initiative a déclenché un débat vif. La RFSL, principale organisation LGBT suédoise, a condamné cette gay pride nationaliste comme la volonté des organisateurs de «dresser deux groupes opprimés [les LGBT et les immigrés, ndlr] l’un contre l’autre».

Contre-manifestation antiraciste

«Les Démocrates suédois ont une politique hostile aux LGBTQ, et maintenant ils veulent organiser une pride? Non. On ne peut les laisser exploiter les questions LGBT afin de marquer des points politiques à bon compte», a commenté Noah Nord dans «Metro». Ce militant organise une contre-manifestation antiraciste dans un parc que doit traverser la «Pride Järva». Sjunnesson a répliqué que son événement était d’utilité publique, puisqu’il contribuait à amener les valeurs de tolérance sur la totalité du territoire national.

(presse mainstream)

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[actu] Du rainbow bleu-blanc-rouge au Bleu Marine de Le Pen https://depavage.noblogs.org/post/2014/12/17/actu-fn/ Wed, 17 Dec 2014 02:38:32 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=785 Continuer la lecture →]]> arton587-47a99Alors que le coming-out prétendument non souhaité du cadre Front National Florian Philippot fait blablater tous les médias, Sébastien Chenu, ancien secrétaire national de l’UMP en charge de la culture, et cofondateur du mouvement LGBT GayLib a rallié le mouvement de Marine Le Pen. Un autre transfuge de la droite qui rejoint l’extrême-droite, Julien Odoul, a lui posé pour le magazine gay Tétu. Les fausses polémiques continuent au FN dont l’électorat s’accroît aussi chez les lgteubés…

 

« L’homonationalisme est une forme de nationalisme qui prend appui sur l’accès des homosexuels à quelques droits et à une plus grande visibilité dans les pays du Nord, pour prouver une supériorité civilisationnelle de ces pays. L’homonationalisme est un phénomène aux facettes multiples, et c’est un des exemples de la domination blanche occidentale sur le reste du monde. » [Chronik de nègres invertis]

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Le cofondateur de GayLib Sébastien Chenu rejoint Marine Le Pen

Source média mainstream Les Inrockuptibles 11/12/2014

C’est une nouvelle qui a surpris pas mal de monde, y compris au sein du Front National, parti rattaché au Rassemblement Bleu Marine. L’adhésion au RBM de Sébastien Chenu, fervent défenseur de la cause gay, et ancien cadre de l’UMP en fait même railler certains. D’autant plus que ce jeune consultant en communication est pressenti pour diriger le Collectif culture que veut lancer Marine Le Pen en décembre.

Favorable au mariage pour tous

Le journal d’extrême droite Minute, qui a révélé l’information mercredi soir, ne semble pas ravi de ce nouveau venu sur les rangs du RBM. L’hebdomadaire d’extrême-droite note l’implication de Sébastien Chenu dans le mouvement GayLib, aujourd’hui associé à l’UDI. “Un ‘lobby homosexualiste’ et communautariste”, l’aurait-on qualifié auprès des membres du FN, rapporte Minute. Mais si Sébastien Chenu ne fait aujourd’hui plus partie ni du bureau, ni du conseil d’administration de GayLib, il reste favorable au mariage pour tous, que Marine Le Pen, elle, souhaite abroger. En pleine campagne présidentielle pour 2012, ce conseiller national de l’UMP cosignait avec cinq autres membres du parti une tribune appelant Nicolas Sarkozy à se prononcer pour le mariage des homosexuels. De quoi déranger, déjà à l’UMP. Alors qu’en sera-t-il au Front National ?

Cette annonce provoque déjà de “vives oppositions” au sein-même du parti d’extrême-droite, assure Minute, qui dénonçait il y a peu, rappelle-t-il, “le lobby gay au Front National”. 

“De plus en plus d’anciens UMP nous rejoignent”

Cette nomination en ravit néanmoins certains. Pour Gilbert Collard, député du Rassemblement bleu Marine interrogé par Le Point, la venue de cet ancien de l’UMP est la “preuve de l’ouverture du RBM” :

“De plus en plus d’adhérents UMP nous rejoignent.”

En effet, lors des dernières élections municipales notamment, de nombreux élus du parti présidé aujourd’hui par Nicolas Sarkozy choisissaient de rejoindre les listes FN ou RBM, révélait alors Le Point. Quelques mois plus tard, Marine Le Pen choisissait l’ancien responsable du RPR Philippe Martel pour présider son cabinet. Et c’est sans compter les sympathisants de l’UMP qui se montrent favorables à des alliances entre les deux partis.

Président du Collectif culture

L’arrivée de Sébastien Chenu aurait un but bien précis : diriger le Collectif culture qui devrait être lancé ce mois-ci. Après Audace (pour les jeunes actifs), le Collectif Nouvelle Ecologie et Racine (pour les lycéens et enseignants), le Rassemblement Bleu Marine veut multiplier les collectifs thématiques. Des sortes de “laboratoires d’idées”, décrivent leurs membres, qui se réunissent pour travailler à l’élaboration du programme de Marine Le Pen de 2017. “Dans les faits, ce sont des coquilles vides qui ne répondent qu’à un impératif d’affichage”, persifle un cadre frontiste.

Dans les années 90, le parti frontiste avait déjà tenté de séduire un nouveau électorat en créant des “syndicats FN”. Un “FN -Police”, un “FN -RATP” ou encore un “FN -Poste” verront ainsi le jour, mais seront rapidement interdits par la justice en raison de leur nature politique. En 1989, un “Conseil scientifique” sera même créé par Jean-Yves Le Gallou pour séduire les milieux universitaires.

On ne connaît pas encore les objectifs précis de ce nouveau Collectif culture mais il se basera certainement, comme les autres, sur la préférence nationale et le patriotisme dans le domaine culturel. Un thème en parfaite adéquation semble-t-il avec les compétences de Sébastien Chenu, qui à l’UMP, s’occupait du bureau de l’“exception culturelle”.

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Du magazine gay Têtu au Front national !

  par le massmédia cathophile Valeurs actuelles.

Transfert. Ancien adhérent de l’UDI, Julien Odoul vient d’être débauché par le Front National, où il travaille au cabinet de Marine Le Pen. L’homme assume son passé – il a posé en couverture du magazine gay Têtu – et se défend de tout communautarisme.

Un parcours au centre

Julien Odoul a commencé sa carrière politique entre 2009, où il travaille pour le centriste André Santini jusqu’en 2011, avant de devenir secrétaire général du groupe UDI au conseil général de Seine-Saint-Denis. En septembre 2014, il rejoint le cabinet de Marine Le Pen, pour devenir adjoint de Philippe Martel, le chef de cabinet de la présidente du FN. C’est Marion Maréchal-Le Pen, qu’il a rencontrée lors des universités d’été du FN à Marseille, en 2013, qui lui a présenté la présidente du parti. Julien Odoul l’affirme : «Marine Le Pen est la seule alternative pour 2017, c’est elle qui arrive à rassembler les patriotes». Il se définit volontiers comme « souverainiste, anti fédéraliste et étatiste ».

Il assume son passé, et même d’avoir posé pour… Têtu

Julien Odoul se défend d’un quelconque communautarisme, bien qu’il ait posé, plus jeune, pour le magazine gay Têtu: «Comme beaucoup de monde, j’ai fait du mannequinat pour payer mes études» confie-t-il à Valeurs actuelles. « J’ai passé des castings, dont un pour Têtu. Mais que les choses soient claires : je n’ai pas de revendication communautariste. Je ne suis pas gay, d’une part, pas communautariste, d’autre part. Et contrairement à ce qui a été dit. Je ne suis pas un militant LGBT. »

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Florian Philippot: «Le FN n’est ni gay friendly ni l’inverse, il est french friendly»

Florian Philippot, vice-président du Front National, a dénoncé lundi une «atteinte gravissime à (sa) vie privée» après la publication de photos le montrant en compagnie d’un homme présenté comme «son ami», et assuré qu’il n’était «pas du tout» difficile de se dire homosexuel au sein du FN.

«Traqué» pour «des raisons bassement matérielles, de fric»

«Je suis en colère parce que j’ai été victime -je ne suis pas le premier- d’une atteinte gravissime à ma vie privée», a déclaré Florian Philippot sur France Inter.

«Quelle est cette société où on peut être traqué, pisté plusieurs jours, pris en photo à son insu, des photos livrées au grand public, sans votre accord bien évidemment ? C’est une dérive qui me semble très grave, une sorte de fuite en avant vers une américanisation à laquelle on avait échappé», a dénoncé le vice-président du FN selon qui «ces magazines de presse torchon» font «cela pour des raisons bassement matérielles, de fric».

Closer a publié vendredi sur quatre pages des photos de Florian Philippot, à Vienne en compagnie d’un «journaliste de télévision» dont le visage est flouté. L’eurodéputé a annoncé qu’il portait plainte.

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Le FN ni «« gay friendly » ni l’inverse. Il est « french only »»

«J’ai toujours prôné une séparation stricte entre tous éléments, vie privée et engagement politique», a-t-il également déclaré, soulignant qu’il avait «condamné très clairement les photos de Julie Gayet et François Hollande» lors de leur publication par le même magazine.

Est-il difficile de se dire ouvertement homosexuel au Front National, dont le fondateur Jean-Marie Le Pen avait qualifié l’homosexualité d’«anomalie biologique et sociale» selon France Inter ? «Non, pas du tout. Il y a de tout au Front National, nous avons même cette chance de ne pas être dans une optique communautariste. Nous voyons des Français qui ont des convictions, une analyse politique, qui ne sont pas déterminés par je ne sais quel déterminisme social, sexuel, biologique», a répondu Florian Philippot.

«Si Marine Le Pen a fait tel ou tel choix -elle est contre le mariage pour tous, pour un pacs amélioré- c’est pour des raisons politiques», a-t-il assuré, expliquant que «le Front national n’est ni « gay friendly » ni l’inverse. Il est « french friendly ».»

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[actu] Le Front National est-il « gay-friendly » ? https://depavage.noblogs.org/post/2014/10/31/actu-le-front-national-est-il-gay-friendly/ Fri, 31 Oct 2014 02:01:11 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=501 Continuer la lecture →]]> poison_signAvec ce genre de (fausse) polémique, le FN manifeste à la fois son ouverture et son côté réactionnaire à propos de l’homosexualité, les médias lgbt s’empressent de relayer les photos et les tweets des gays frontistes qui seront, demain (et oui, la France est un peu à la traîne), l’incarnation de cette nouvelle (extrême) droite à la sauce hollandaise, tolérante à l’égard des homos pour mieux affirmer sa haine des musulmans qu’elle présente comme étant tous  rétrogrades, sexistes et homophobes. Déjà, des individus et des associations adhèrent… Homonationalisme et islamophobie font bon ménage !

Nancy: Pierre Ducarne, le militant FN qui dérange à la fois son parti et les associations LGBT

Publié par le mass-média national gay Yagg le 30 octobre 2014.

Pour Pierre Ducarne, l’affaire est close. Contactée par Yagg, la tête de liste du Front National à Nancy aux élections municipales de mars dernier, ne veut plus répondre sur «cette polémique qui a déjà fait assez de dégâts». La polémique? La proximité entre le militant FN et certaines associations LGBT inquiète à la fois son parti et d’autres associations LGBT.

Le 27 septembre dernier, lors de la Fête des associations de Nancy, la présence de Pierre Ducarne sur le stand du Kreuji (la maison des associations LGBT lorraines) avait fait tiquer l’association Equinoxe, déjà agacée notamment par les liens entre les dirigeants du Kreuji et la municipalité, en particulier le conseiller délégué aux écoles, Pierre de Saulieu, ex-représentant local de la «Manif pour tous», toujours proche de Virginie Merle-Tellenne et de son nouveau mouvement, «L’Avenir pour tous». Joint par Yagg quelques jours après la Fête des associations, le président du Kreuji Pascal Dabel avait démenti un quelconque rapprochement avec l’ex-candidat frontiste: «Pierre Ducarne est venu à notre stand en simple visiteur, avait-il affirmé, pour ma part je ne le connaissais pas. Il est passé, a salué des amis qui étaient présents. Mais Pierre Ducarne ne fait pas partie du Kreuji, nous sommes apolitiques».

Une version que semble confirmer le principal intéressé dans une réponse publiée sur Twitter début octobre et dans laquelle il écrit «assumer parfaitement le fait d’avoir été visiter le stand du Kreuji».

Le parti auquel appartient Pierre Ducarne a aussi vu d’un mauvais œil son attitude perçue comme un soutien à la communauté LGBT nancéienne – le militant «s’était même fait prendre en photo, enlacé avec un beau gosse et a posté le cliché sur Twitter en pied-de-nez aux sectaires», rapportait le journal d’extrême droite Minute.

La semaine dernière, Pierre Ducarne a reçu une convocation devant la commission des conflits du parti le 27 novembre prochain, rapporte L’Est Républicain. L’étudiant en droit aurait eu une «attitude communautariste» et aurait «proféré des insultes envers un dirigeant du FN». Selon L’Est Républicain, un échange entre lui et Bruno Gollnisch sur Twitter aurait mis le feu aux poudres. Le cadre du FN a en effet taclé dans un post de blog la présence du jeune candidat auprès de militant.e.s LGBT, qui lui a alors demandé de «respecter la vie privée d’autrui».

Hier en fin d’après-midi, Pierre Ducarne, qui précisait pourtant récemment (et encore dans le «droit de réponse» publié ci-dessus) avoir pris ses distances avec son parti, s’est réjoui qu’une solution ait été trouvée avec le FN:

Le Front National a en effet finalement renoncé à sanctionner son ex-tête de liste, estimant que Pierre Ducarne n’a pas soutenu «une association communautariste», un comportement qui aurait été jugé «contraire aux valeurs du parti». Toujours selon L’Est Républicain, le jeune militant, qui qualifie donc cet emballement de «malentendu», jure qu’«il n’y a pas de chasse aux homosexuels au FN».

Avant l’annonce du rétropédalage du Front National, l’association Equinoxe Nancy Lorraine s’est une nouvelle fois émue des liens étroits que le parti d’extrême droite tente de nouer avec les LGBT. Elle s’étonne depuis déjà plusieurs mois de voir le jeune militant FN manifester sa proximité avec les associations LGBT nancéiennes et s’est désolidarisée du projet du Kreuji. Elle dénonce aujourd’hui encore l’«opération séduction» mise en œuvre par le Front National «en direction des gays»:

«Avec “l’affaire Ducarne”, la pseudo entreprise de “dédiabolisation” frontiste cale sur ses contradictions internes, et le FN revient à ses fondamentaux: la détestation des minorités! Équinoxe rappelle une fois encore que le Front National a toujours été hostile aux revendications d’égalité des personnes LGBT, et, plus généralement, s’est toujours affirmé le fer de lance des combats anti-égalité. S’en étonner aujourd’hui relève d’une incroyable naïveté.»

L’association critique avec virulence le laisser-faire du Kreuji: «Les alertes d’Equinoxe concernant la tentative d’infiltration d’éléments d’extrême droite au sein d’associations gays nancéiennes se sont également avérées totalement fondées, même si les dirigeants FN la trouvent aujourd’hui trop voyante. (…)

 

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Nous resterons une honte pour la Nation – Eurocrade, Marseille 2013 https://depavage.noblogs.org/post/2014/09/04/nous-resterons-une-honte-pour-la-nation-marseille-eurocrade-2013/ Thu, 04 Sep 2014 13:04:30 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=199 Continuer la lecture →]]>

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A en entendre certain.e.s -de G. Bush à Ni putes Ni soumises en passant par Caroline Fourest !- notre monde serait aujourd’hui (comme à l’époque des Croisades) divisé en 2 camps : d’un côté le monde civilisé, démocratique, libéral, tolérant, antisexiste, respectant les « minorités sexuelles », plutôt blanc et judéo-chrétien, de l’autre c’est la barbarie, l’autoritarisme, l’intégrisme, l’homophobie, le sexisme, plutôt racisé et musulman. Cette vision est issue en partie de l’idéologie du « choc des civilisations », alimentée par la « guerre au terrorisme » post 11 septembre 2001 et se nourrissant de traditions coloniales et d’une réalité post-coloniale. En découle une islamophobie relayée par les médias des pays dits occidentaux (ex: l’industrie hollywoodienne, la série 24h Chrono, le film Zero dark thirty, ou encore le magazine Elle ou Cosette…) et accompagnée d’un renouveau de nationalisme. C’est ainsi que des groupes LGBT américains, européens, israéliens etc. (plus précisément les groupes où les gays et lesbiennes blanc.he.s et friqué.e.s imposent leur parole et écrasent celle des personnes racisées, précaires, des trans etc.) tolèrent ou soutiennent les politiques de leurs gouvernants. Ces derniers utilisent les luttes féministes et LGBT pour justifier leurs guerres capitalistes et leurs politiques impérialistes (en témoigne la campagne contre l’homophobie menée par les Etats-Unis dans des pays d’Afrique et du Moyen-Orient).

En parallèle, se développe tourisme et commerce gay et lesbien avec une courses aux destinations les plus gay-friendly. En France, Montpellier, ville étudiante fortement cloisonnée où les quartiers pauvres sont en périphérie, remporte la palme en célébrant le premier mariage d’un couple gay (intimes de la porte-parole du gouvernement) qui iront passer leur voyage de noces à Tel Aviv. Le fait qu’Israël, par exemple, soit vu comme le paradis des LGBT (grâce aux relais médiatiques européens entre autres) est censé rendre la destination plus attractive et faire de ce pays un modèle de modernité et de tolérance, en tentant de faire oublier qu’il est un État d’apartheid, fondé sur la colonisation et la guerre.

Le développement de mouvements gays ouvertement capitalistes et ethnocentrés, ainsi que la normalisation de la frange la plus aisée/blanche des LGBT, par le biais de l’accès privilégié qu’illes ont à la consommation, renforcent l’essor des mouvements homonationalistes.

On peut se rappeler de Pim Fortuyn, gay nationaliste néerlandais (amateur de jeunes marocains selon ses propres dires), élu député en 2001, et la présence d’un certain nombre de gays, plus ou moins avoués, chez les cadres du FN, ainsi qu’à l’UMP. Il existe d’ailleurs au moins une page Facebook de LGBT qui soutiennent Marine Le Pen : rien d’étonnant puisqu’elle surfe sur la laïcité et la défense des acquis des femmes et homosexuels face à l’Islam, passant sous silence les positions de son propre parti sur ces questions (et notamment d’un certain Jean- Marie qui parlait il y a quelques années de mettre les « sidaïques » dans des « sidatorium »). Ceci dans un contexte général où, par ailleurs, les prières de rue musulmanes sont unanimement condamnées, alors que les manifestations des anti-IVG catholiques sont protégés par les flics et ne font jamais la une des journaux.

Les groupes LGBT (Gaylib à droite, Homosexualités Et Socialisme à gôche) émergeant également au sein des partis au pouvoir, se bornent à la défense des « droits des LGBT », tout en soutenant les positions racistes et/ou islamophobes de leurs partis (ex: traque des Rroms et des migrant.e.s sans-papiers). Il est d’ailleurs fort probable qu’illes ne descendront plus dans la rue pour défendre le « Mariage pour Tous », alors que 11 nationalités (Maroc, Algérie, Tunisie, Pologne, Slovénie, Kosovo, Cambodge, Laos, Serbie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro) restent exclues du cadre de la loi suite à une circulaire signée par Taubira1

En parallèle, les positions anti-voile de certaines féministes et LGBT relèvent aussi bien du racisme et de l’islamophobie déguisés sous le masque républicain de la laïcité. Les slogans “Mon corps m’appartient!” et “Ne me libère pas, je m’en charge!”, sont aujourd’hui vidés de leur sens par différents courants du féminisme, sans que ces derniers y voient une aberrante contradiction. Leurs arguments sont repris par les politiques de droite comme de gauche au nom de la libération des femmes, prétexte à des prises de position et à des lois racistes. L’instrumentalisation du voile (intégral ou pas) pour mettre au ban, empêcher certaines d’aller à l’école, d’exercer leur profession (dans les secteurs privé ou public), d’entraver leur circulation dans l’espace, ne camoufle-t-il pas un rappel à l’ordre et une mise à l’amende de toute une communauté (ex: loi de 20042, l’affaire Babyloup3) ? Ne s’agit-il pas également pour cette frange du féminisme, ou pour ceux qui l’instrumentalisent, d’un réflexe ethno- centré et arrogant, se traduisant par “Je sais mieux que toi ce qui est bon pour toi” et “Viens dans LA modernité, la mienne, la seule, l’unique ou alors casse toi” ? On sent bien là des relents de paternalisme à la sauce coloniale, et en prétendant sauver les femmes musulmanes (qui n’ont rien demandé), on stigmatise tou.te.s les musulman.e.s (ou les personnes vues comme telles), emboîtant le pas aux fachos et aux politicards. Alors que les agressions d’homosexuels et l’assassinat de Clément Méric par des militants d’extrême-droite soulèvent une indignation nationale et médiatique et des réactions légitimes de colère, le silence, notamment des féministes, face aux agressions d’Argenteuil4 a démontré à quel point la parole de femmes musulmanes voilées est ignorée ou considérée comme suspecte (ex: la sinistre chronique de France Culture « Le monde selon Caroline Fourest » du 25 juin 2013).

Par ailleurs, l’inter-LGBT d’Ile-de-France (organisation regroupant différents collectifs LGBT), en 2011, refusait l’adhésion de l’association Homosexuels Musulmans de France5 et proposait pour la GayPride une affiche (sur fond bleu), représentant un coq gaulois (blanc) portant un boa (de plumes rouges!) : difficile de trouver une meilleure image de l’homonationalisme ! L’affiche a finalement été retirée sous la pression des LOCS (Lesbiennes of Colors) entre autres. Cette année, l’€uropride organise une « conférence » sur le thème « LGBT et religion » qui se résume à une table ronde intitulée « Homo et chrétien, c’est possible » dans une ville où la moitié de la population est de culture musulmane.

Il ne s’agit pas pour nous de défendre des préceptes religieux mais de pointer des discriminations de fait, qui, drapées de républicanisme laïcard ou de féminisme, ne sont que des orientations racistes et xénophobes.

Nous défendons la liberté de chacun.e à disposer de son corps ainsi que de la façon dont chacun.e désire le mettre en scène dans l’espace, sans avoir à subir ni réflexion, ni restriction de circulation, ni répression !

Plus généralement, quand on n’est pas blanc.h.e, on est sous-représentés dans la prise de parole au sein des cercles LGBT. L’imagerie, de l’€uropride notamment, mais aussi de l’ensemble des représentations gaies dans les médias dominants, est construite autour de corps masculins blancs, lisses, musclés… Quand toutefois les personnes racisées sont représentées, comme dans l’industrie du porno gay, il s’agit de les exotiser et de les mettre en scène dans les clichés qui leurs sont associés : lascars, prisonniers, mâles bien montés en tenues coutumières folklorisées… On se trouve en permanence confronté à un rejet ou à la fascination exotique des spécificités physiques ou culturelles des personnes racisées. Être utilisé comme objet sexuel dans une société frustrée n’est en aucun cas une forme de reconnaissance.

Lorsque les médias dominants, les universitaires, les politiciens et la plupart des assos lgteubés parlent de la question des gays et lesbiennes dans les banlieues (celles que l’on appelle « zones urbaines sensibles »), ce n’est que pour les victimiser, généraliser des situations concrètes, invisibiliser et dévaloriser les stratégies des personnes concerné.e.s. En témoignent les propos du co-fondateur de Ni putes ni soumises6: ” La différence entre l’homophobie des campagnes et celle des cités, c’est le degré de violence directe. Les jeunes de cités sont menacés physiquement par des bandes de caïds ou leur entourage le plus immédiat (…); à deux ou trois stations de RER, en république française, être homo est un crime passible des pires châtiments”. C’est à la fois faire passer le climat homophobe et hétéronormé présent dans l’ensemble de la société pour une particularité des quartiers populaires, et stigmatiser au passage l’ensemble de la population des cités. En parallèle, l’Etat ne cesse de renforcer la présence policière, déjà musclée, dans les quartiers dits « sensibles » -comprenez quartiers pauvres- où logent en grande partie des populations qui subissent des contrôles au faciès.

Dans ce contexte global, en tant que « mauvaise élève », pas assez française, pas assez laïque -comprenez trop musulmane- Marseille va se faire redresser : la République s’est donné pour mission la reconquête de la ville, tant au niveau sécuritaire qu’économique. Euromed 1 et 2 (projets de restructuration urbaine), Marseille Provence 2013 Capitale Européenne de la Culture, et l’€uropride en sont des outils autant que les flics. Les politiques et entrepreneurs/investisseurs, aussi rétrogrades soient-ils, ont tout intérêt à y attirer des personnes ayant des revenus sensiblement supérieurs à ceux des habitants actuels, quitte à jouer la carte de l’ouverture et de la « tolérance » vis-à-vis des personnes LGBT.

Et certains groupes LGBT s’accomodent fort bien, voire soutiennent ouvertement ces politiques racistes et islamophobes. Ce soutien permet aux partis et gouvernements en question de conserver une image acceptable, du fait de leurs positions « progressistes » concernant les « minorités sexuelles ». C’est ce qu’on appelle le Pinkwashing, processus de récupération et d’instrumentalisation des luttes féministes et LGBT à des fins commerciales et/ou politiques.

Dans la droite ligne de ces politiques, l’€uropride se vante de son service d’ordre. Est-ce la peur des fachos et des catholiques intégristes ou s’agit-il plutôt de rassurer ses clients, les homos à fort pouvoir d’achat qu’il faut protéger des autochtones pauvres et non-blancs (donc a priori homophobes et voleurs). Ainsi, l’orga a mis en place un système de bracelets électroniques afin de sécuriser les paiements dans les lieux de consommation de la Pride, et une application pour smartphones ! A qui s’adresse l’évènement et comment des outils sécuritaires (les puces électroniques entre autres) peuvent être utilisés lors d’évènements soit disant militants? On nous fera bientôt croire que les caméras de vidéosurveillance sont là pour éviter les agressions homophobes ! D’ailleurs, le FLAG ! (asso des policiers et gendarmes LGBT ) qui aura un stand au village de l’€uropride nous montre qu’il n’y aurait pas d’incohérence à être LGB(Trans ?) et à participer à toutes les opérations de répression de l’état raciste : expulsions, reconduites à la frontière, traque des pauvres, des sans-papièr.e.s, des prostitué.e.s . C’était quoi les premières Prides déjà? Ah oui! C’est vrai, la commémoration des émeutes de Stonewall à New York en 1969, riposte aux violences policières sur les trav’, les trans et les homos! Alors, fier.e.s de quoi dans tout ça? De se faire géolocaliser, pucer, ou de claquer la bise à un flic, tout LGBT soit-ille?

NOUS, des trans, pédés, gouines, bi.e.s, queers, asexuel.les, et tordu.e.s en tous genres (majoritairement blanc.he.s, cisgenres et valides), refusons que les luttes de libération soient utilisées, détournées, dissoutes dans des discours racistes, coloniaux et sécuritaire et qu’elles servent d’argument pour exclure, stigmatiser, expulser. Les barbares sont ceux qui exploitent la misère, ceux qui donnent des leçons de démocratie à coups de canons, et ceux qui sont capables de « tolérer » n’importe quoi, de collaborer pourvu que leur capital ou leurs petites fesses s’en sortent.

Nos luttes sont globales! Notre force se nourrit de nos solidarités, de la construction collective de nos outils de défense et de nos ripostes! Nous ne voulons pas de frontières, nous ne voulons pas de drapeaux, nous sommes fier.e.s d’être une honte pour la Nation !

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Des féministes, trans, pédés, gouines, bi.e.s, queers, assexuel.le.s et tordu.e.s en tous genres (majoritairement blanc.he.s, cisgenres et valides).

1- Cette circulaire informe les maires qu’ils ne peuvent marier un ressortissant français et un ressortissant de l’un des 11 pays cités, en raison d’accords bilatéraux indiquant que la loi relative au mariage qui s’applique est celle du pays d’origine.
2- La loi du 15 mars 2004 interdit le port de tenues et de signes religieux « ostensibles » à l’école. Elle s’applique depuis la rentrée scolaire 2004/2005 et interdit de porter le voile, plus ou moins couvrant (hidjab, tchador, khimâr), la kippa, les grandes croix chrétiennes (catholique, orthodoxe), le dastaar, turban avec lequel les Sikhs cachent leurs cheveux, le bandana s’il est revendiqué comme signe religieux et couvre la tête. Qui est concerné ? Les élèves des établissements scolaires publics, même majeurs, tout le personnel scolaire, enseignants compris, et les parents accompagnant les sorties scolaires. Cette interdiction s’applique dans les écoles, collèges et lycées publics (classes préparatoires et BTS compris), et tous les lieux extérieurs accueillant des activités scolaires (gymnases…). Les universités ne sont pas concernées. Les risques encourus : une sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’à l’exclusion si l’élève persiste dans son refus d’enlever le signe religieux après un dialogue prolongé avec le chef d’établissement.
3- Il s’agit du licenciement d’une salariée de crèche (Yvelines) pour refus d’enlever son voile. La cour de cassation a déclaré le licenciement illégal mais des Caroline Fourest, Elisabeth Badinter et autre Finkielkraut ainsi que la présidente de Ni Putes Ni Soumises (parmi tant d’autres) ont signé une pétition demandant une modification de la loi sur la laïcité afin d’interdire le voile dans toutes les structures privées ou publiques accueillant des enfants. La directrice de Babyloup a reçu lla médaille du Mérite des mains de Manuel Valls. La loi est en préparation.
4- Les 20 mai et 13 juin, deux agressions de femmes portant le voile ont eu lieu à Argenteuil: leur voile leur a été arraché, elles ont été rouées de coup (l’une d’elle, enceinte, a fait une fausse-couche) et ont reçu des insultes racistes et islamophobes.
5- Présents sur le programme de l’IDEM durant l’Europride
6- F. Chaumont , Homo-ghetto : Gays et lesbiennes dans les cités : les clandestins de la République.

>>> Trouvé sur marseilleonsencule.noblogs.org

 

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