Bigots – fachos – réacs – Dépavage https://depavage.noblogs.org Dép' (pédés - "HSH", "homos", "gays"-) et luttes sociales >> Revue de presse, archives et contributions Fri, 17 Jul 2015 19:48:34 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 [actu] New-York : Payés pour manifester contre la gay pride https://depavage.noblogs.org/post/2015/07/01/actu-new-york-payes-pour-manifester-contre-la-gay-pride/ Wed, 01 Jul 2015 02:51:01 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=1567 Continuer la lecture →]]> sanfrancisco« Des journalistes du  New York Times  été intrigués par l’allure de plusieurs hommes portant de larges pancartes clamant que « le judaïsme interdit l’homosexualité » et autres slogans du même acabit. Confinés derrière une barrière, ils sont vêtus du châle de prière juif, mais sont en réalité… des travailleurs mexicains payés pour protester, révèlent-ils aux journalistes. » (blog Le Monde, 29 juin 2015)

Des juifs orthodoxes payent des Mexicains pour manifester à leur place

(AP Photo/Dieu Nalio Chery)

Vous ne pouvez pas aller manifester ? Embauchez quelqu’un pour y aller à votre place ! C’est la bonne idée qu’a eue le Comité juif d’action politique lors de la contre-manifestation qu’ils ont organisée lors du défilé en faveur du mariage homosexuel, dimanche 28 juin à New York.

Des journalistes du quotidien américain The New York Times ont en effet été intrigués par l’allure de plusieurs hommes portant de larges pancartes clamant que « le judaïsme interdit l’homosexualité » et autres slogans du même acabit. Confinés derrière une barrière, ils sont vêtus du châle de prière juif, mais sont en réalité… des travailleurs mexicains payés pour protester, révèlent-ils aux journalistes.
« Ce qu’ils pourraient voir au défilé »

Heshie Freed, un membre du groupe juif orthodoxe basé à Brooklyn, explique que les hommes ont en effet été engagés pour grossir les troupes de leurs manifestants en remplacement d’étudiants juifs qui auraient normalement dû participer à l’événement.

« Les rabbins ont dit que les “yechivah boys” [les jeunes gens étudiant la Torah, le Talmud et le judaïsme] ne devaient pas venir, à cause de ce qu’ils pourraient voir au défilé. »

Ils auraient en effet risqué de croiser plusieurs couples homosexuels en train de s’embrasser – au risque de les choquer. Bloqués par les policiers au croisement de la 5e avenue et de la 15e rue, les contre-manifestants ont également reçu des jets de bouteille d’eau de la part des pro-mariage homosexuel. D’après des témoins, les barrières séparant le groupe juif du reste des manifestants se sont ouvertes et des affrontements ont eu lieu.

Si l’initiative a de quoi surprendre, ce n’est pourtant pas la première du genre. Une société de services américaine, Crowds on Demand, propose en effet de fournir une foule, soit pour accompagner une célébrité, soit pour organiser des manifestations de soutien à la cause de son client. Un journaliste de Vice avait rencontré son créateur Adam Swart à Los Angeles en 2013. Pour cet entrepreneur, la démarche va de soi dans une société de communication et n’est qu’un moyen d’« attirer l’attention ».

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[actu] Istanbul : les anti-émeutes chargent la gay pride https://depavage.noblogs.org/post/2015/06/29/actu-istanbul-les-anti-emeutes-chargent-la-gay-pride/ Mon, 29 Jun 2015 00:17:33 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=1542 Continuer la lecture →]]> istanbulLa police anti-émeutes turque a violemment réprimé dimanche 28 juin la Gay Pride d’Istanbul, lançant des gaz lacrymogène et utilisant des canons à eau pour disperser des milliers de manifestants rassemblées dans le centre. (mis à jour)

publication du site Kedistan :

Décidément Tayyip n’aime pas les pédés, les gouines, les trans et tout ce qui ne lui ressemble pas, et en mois de Ramadan encore moins…

Ce sympathique journée de dimanche devait marquer la fin de la Semaine des Fiertés d’Istanbul, organisée pour la 23ème fois. La gay pride, temps fort de cette semaine d’actions LGBTI était donc sur le point de démarrer à 17h. Des dizaines de milliers de manifestants s’impatientaient sur le lieu de rendez-vous à Taksim, et d’autres continuaient à les rejoindre. Des drapeaux arc en ciel flottaient, les pancartes et banderoles préparées d’avance exposaient des slogans plein d’humour.

Et là, surprise !

Le comité d’organisation apprend que la Préfecture d’Istanbul avait interdit la gay pride au dernier moment, sans aucune annonce préalable. Pourtant cette marche était prévue et organisée depuis des mois.

Si la police anti-émeutes était largement déployée, parée de projectiles lacrymogènes, canons à eau et balles en caoutchouc ce n’était pas pour rien. C’etait pour faire la fête de cette joyeuse foule, venue parler de l’égalité des droits, revendiquer la liberté, chanter l’amour.

La répression policière fasciste a chargé les couleurs arc-en-ciel, la joie, l’humour et l’enthousiasme.

Le comité organisateur disait dans un communiqué publié aussitôt :

La 13ème marche LGBT qui devait débuter à 17h à Taksim, a été subitement déclarée “interdite” par la Préfecture, en prétextant le Ramadan. La police charge des dizaines de milliers de personnes avec des balles en caoutchouc, gaz lacrymo et canons à eau. Toutes les rues menant vers Taksim et l’avenue Istiklal sont bloquées. Nous appelons le Préfet d’Istanbul, Vasip Şahin, à respecter la Constitution et cesser expressément les attaques ainsi que faire une déclaration publique. Nous invitons tous les participants à garder leur position et attendre à Beyoglu, jusqu’à ce que la marche démarre. Nous appelons nos ami(e)s et soutiens qui ne sont pas sur place à protester là où ils se trouvent, en faisant du bruit avec des casseroles. NOUS SOMMES LA ! NOUS NE PARTIRONS PAS ! HABITUEZ VOUS ! L’amour gagnera ! ‪#‎GelYanima‬ Comité de la 23ème Semaine des Fiertés d’Istanbul

Comme la répression policière n’était pas suffisant, un groupe de civils, nationalistes et islamistes qui s’étaient groupés près de l’avenue Istiklal, ont attaqué les journalistes venus couvrir l’événement, devant les yeux des policiers. Plusieurs d’entre eux ont été blessés, dont un photographe de l’AFP. Une vidéaste également de l’AFP qui filmait la violente intervention des policiers, a été brutalisée par ces derniers. Aux alentours de Taksim, notamment dans le quartier Tophane, des petits groupes de manifestants isolés ont été attaqués par des civiles.

Sommes-nous vraiment surpris ?

Pas vraiment…

Dans un pays où le patriarcat opprime, l’obscurantisme abrutit, le fascisme réprimande, les amoureux de la liberté ont du pain sur la planche. Mais rassurez-vous ils ne chaument pas. Ils luttent avec toute leur force, leur coeur et leur cerveau. Ils utilisent tous les moyens avec humour, créativité et courage. Il va falloir que ceux qui ont la trouille de la liberté s’y habituent. “L’amour gagnera” !

Pour vous mettre au parfum lacrymo stanbouliote… Voir ici quelques vidéos filmées par l’activiste photographe Zafer Kara…

Dépêche fr :

Lorsque des manifestants ont scandé des slogans dénonçant « le fascisme » du régime du président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, la police, présente en nombre à l’entrée de la grande artère piétonne d’Istiklal, a chargé la foule, utilisant par endroits des balles en caoutchouc.

Avant le lancement de la marche, de nombreux policiers en tenue ont fermé l’accès à la place Taksim, sur laquelle s’ouvre la rue d’Istiklal, centre de la contestation contre le régime islamo-conservateur de l’été 2013.

Depuis, tout rassemblement est interdit sur la place et ses abords. Un groupe de civils, apparemment des nationalistes et islamistes qui s’étaient réunis près d’Istiklal, là où devait avoir lieu la marche, ont attaqué les journalistes couvrant l’événement, blessant légèrement plusieurs d’entre-eux dont un photographe de l’AFP.

La police n’a pas bronché à cette agression, selon les témoins et les médias. Une vidéaste de l’AFP a, quant à elle, été brutalisée par la police alors qu’elle filmait son intervention musclée. Au moins cinq manifestants ont été interpellés par la police.

Pourtant cette marche devait constituer la 13è édition de la marche des fiertés homosexuelles pour soutenir les droits des LGBT qui s’étaient dans le passé déroulées sans incidents graves en Turquie, où l’homophobie reste répandue, surtout dans les zones rurales.

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« Nous voulions simplement marcher. Cela fait des années que nous marchons ici en paix. nous n’avons ni pierre ni arme, nous voulons juste marcher », a expliqué, très incrédule, à l’AFP Can, un jeune militant LGBT. « Et maintenant ils tirent du gaz sur nous sans aucune impunité », a-t-il regretté.

Cette année, la manifestation a coïncidé avec le mois musulman du Ramadan. Des députés de l’opposition social-démocrate au Parlement qui assistaient au début de la marche ont voulu négocier avec la police et l’un d’eux, Mahmut Tanal, du parti républicain du peuple (CHP) est monté sur un véhicule blindé de la police, selon les images diffusés par les médias.

De nombreux internautes ont fait part de leur indignation après la dispersion de la marche. « Attaquer des gens qui défilent pour soutenir l’amour n’a pas de place dans la démocratie. C’est tout simplement une honte », a lancé sur son compte Twitter Erdem Yener, un comédien connu de Turquie.

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« Aucune quantité d’eau ne peut effacer les valeurs universelles d’égalité, de fierté, de diversité et d’espoir incarné par le drapeau arc-en-ciel », symbole de la communauté homosexuelle, a pour sa part écrit la romancière Elif Shafak.

La place de Taksim est devenue le symbole de la contestation contre Recep Tayyip Erdogan et de son régime pendant près d’un mois en 2013. Un mouvement, réprimé par la police, qui avait gagné toute la Turquie pour dénoncer la dérive conservatrice de l’homme fort du pays. La communauté LGBT était à l’avant front du mouvement qui s’était soldé par la mort de huit personnes.

(Source AFP)

Vidéo

https://www.youtube.com/watch?t=12&v=MAC17F2nDvk

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[actu] Corée, Séoul : « La parade aura lieu, interdiction ou pas » https://depavage.noblogs.org/post/2015/06/11/actu-coree-seoul-la-parade-aura-lieu-interdiction-ou-pas/ Thu, 11 Jun 2015 19:51:15 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=1479 Continuer la lecture →]]> seoulLes organisateurs de la gay pride de Séoul ont annoncé leur intention de maintenir la manifestation prévue fin juin malgré l’interdiction prononcée par la police sous la pression d’associations chrétiennes.

Plus de 20.000 personnes devaient prendre part au défilé gay et lesbien dans les rues de la capitale sud-coréenne le 28 juin à l’issue du Korea Queer Festival. Mais des associations chrétiennes, qui avaient déjà perturbé la gay pride l’an dernier, ont délibérément déclaré auprès des autorités leur intention d’emprunter le même trajet, le même jour à la même heure.

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« Nous ne resterons pas les bras croisés alors que nos valeurs sociales sont menacées (…) et que les vies de nos enfants sont en péril », ont justifié cinq grandes associations protestantes.
Craignant des heurts, la police a annoncé la semaine dernière l’interdiction pure et simple de la gay pride.  Une décision inacceptable pour Woo Ji-Young, directeur du comité organisateur, qui accuse les autorités de céder aux injonctions des groupes religieux.

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« La police devrait protéger la liberté d’expression plutôt que de se faire la complice de ceux qui cherchent à la bâillonner », a-t-il dénoncé. « La parade aura lieu, interdiction ou pas », a-t-il ajouté.
Ces groupes chrétiens, qui revendiquent des millions de fidèles, harcèlent quotidiennement le maire de Séoul, Park Won-Soon, qui avait déposé l’an dernier un projet de charte sur les droits de l’Homme incluant un alinéa sur la protection des minorités sexuelles.

Depuis, des militants se réunissent chaque jour devant l’hôtel de ville en apostrophant l’élu qu’ils surnomment « le maire de Sodome ».

Publié par Le Figaro avec l’AFP le 11 juin.

 

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[actu] France, Lyon : pas de gay pride dans le quartier des touristes et des fafs !? https://depavage.noblogs.org/post/2015/06/11/actu-france-lyon-pas-de-gay-pride-dans-le-quartier-des-touristes-et-des-fafs/ Thu, 11 Jun 2015 15:09:56 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=1465 Continuer la lecture →]]> 14283264472_97f8045ae8_oLa Lesbian and Gay Pride de Lyon n’a pas apprécié que le 5e arrondissement leur soit refusé. Dans un communiqué, elle explique que les services de la préfecture du Rhône s’étaient engagés à ne plus organiser de manifestations sur place pour « cause de risques de trouble à l’ordre public ». Sauf que lundi soir, les anti-GPA étaient 400 à se rassembler devant les Assises du Rhône dans le 5e. Articles de mass médias.

Lyon: la Lesbian and Gay Pride interdite de Vieux-Lyon

Publié le 10 juin par le média gay ripoublicain Yagg.

Selon la LGP de Lyon, «en refusant le passage de la 20e marche des fiertés LGBT (…) dans le Ve arrondissement, l’État laisse ainsi cet arrondissement aux mains de l’extrême droite la plus radicale». Lundi 8 juin, la «Manif pour tous» locale manifestait à nouveau contre la GPA.

Le 20 juin prochain, la marche des fiertés lyonnaise, organisée par la Lesbian and Gay Pride (LGP) de Lyon, fêtera sa 20e édition. Les organisateurs/trices de la pride, où 18.000 personnes sont attendues, voulaient donc marquer le coup en défilant par le quai Romain-Rolland dans le Ve arrondissement de Lyon, un coin du Vieux Lyon qu’ils et elles évitent depuis des années parce que les identitaires y ont leur quartier et ont l’habitude de manifester.

Des négociations ont même été entreprises en février dernier, mais «le 24 mars dernier, la préfecture nous a assuré qu’elle ne tolérait plus aucune manifestation dans ce secteur pour cause de risques de troubles à l’ordre public», raconte David Souvestre, secrétaire de la LGP de Lyon à metronews. Un argumentaire qui aurait pu faire retomber la tension si la préfecture n’avait pas autorisé lundi 8 juin un rassemblement anti-gestation pour autrui (GPA), à l’appel de la «Manif pour tous» locale, devant le vieux palais de justice de Lyon situé… quai Romain-Rolland!

«HYPOCRISIE» ET «DOUBLE DISCOURS»
Dans un communiqué daté du 10 juin, «Vieux Lyon: l’extrême droite dicte sa loi au Préfet !», la LGP Lyon a violemment réagi en dénonçant l’hypocrisie et le double discours que laisse supposer cette décision préfectorale. «Dans notre République, l’État ne peut tolérer des no-go-zones pour les LGBT. Nous tenons à rappeler notre attachement au respect inaliénable de la liberté de manifester pourtant bafouée à Lyon», clame Edwige Marty, présidente de la LGP de Lyon.

Car pour l’organisation, cette interdiction fait entièrement le jeu des identitaires. «En refusant le passage de la 20e marche des fiertés LGBT, qui prône pourtant les valeurs de notre pacte républicain, dans le Ve arrondissement, l’État laisse ainsi cet arrondissement aux mains de l’extrême droite la plus radicale». Et la LGP Lyon de prévenir: «En juin 2016, nous manifesterons dans le Ve arrondissement. La Préfecture du Rhône et ses services ont maintenant un an pour s’y préparer». Interrogée par 20 minutes, la préfecture persiste: «Ce n’est pas une question de fond mais bien de sécurité». «L’objectif est d’éviter un blocage complet du centre-ville. Il n’était par ailleurs pas possible d’envisager de bloquer plusieurs ponts au même moment», justifie la préfecture à metronews. De quoi rester perplexe quand on sait que 24000 personnes défilent à Montpellier… Sans difficultés.

par Florian Bardou, journaliste du média gay mainstream Yagg.

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Y a-t-il tout de même des quartiers plus difficiles à vivre que d’autres ces derniers temps ?

D.S. : Pour la Gay pride, la Préfecture refuse que l’on passe dans le 5e arrondissement à cause de la pression d’extrême droite. On a changé le tracé cette année et on voulait passer dans le 5e, devant le Palais de justice, pour montrer qu’aucun quartier n’est infréquentable pour les LGBT. La Gay pride ne passera pas dans le 5e mais nous persistons : nous organisons un buffet inaugural le 12 juin au musée Gadagne pour la quinzaine des cultures LGBT. Il n’est pas normal que l’Etat sanctuarise des quartiers, même si c’est au nom de la sécurité publique.

(extrait d’une interview donnée à LyonCapitale par David Souvestre, membre de la Lesbian & Gay Pride de Lyon, le 17 mai dernier)

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Enracinement. Une «hypocrisie» et un «double discours» que dénonce Edwige Marty, présidente de la Lesbian and Gay Pride de Lyon. La préfecture a en effet autorisé à deux reprises, le 8 et le 18 juin, des rassemblements de militants anti-GPA devant le palais de justice, situé dans le même arrondissement. La première de ces manifestations, dispersée en début de soirée, s’est même reformée vers 22 heures. Cortège à pied suivi de quelques véhicules, banderoles et mégaphone : les habitants du Ve n’ont pas tous apprécié. «Dans notre République, estime Edwige Marty, l’Etat ne peut tolérer des « no-go zones » pour les LGBT et abandonner des quartiers entiers à des groupes factieux.»

«Saint-Jean est à nous !» est devenu le cri de ralliement des groupuscules d’extrême droite, dont l’enracinement dans ce quartier historique remonte à 2010. En cinq ans, au moins une vingtaine d’agressions ont été recensées – des bars et des restaurants (dont des kebabs) étant régulièrement mis à sac.

Il y a d’abord Rebeyne, la branche lyonnaise de Génération identitaire. Puis il y a les ultranationalistes de l’Œuvre française et des Jeunesses nationalistes, théoriquement dissoutes en 2013, après le décès de l’antifa Clément Méric. S’y mêlent les «rats noirs» du GUD (Groupe union défense), une «armée des ombres» d’extraction étudiante, ainsi qu’ils se désignent, recréée à Lyon en 2011. Sans compter les supporteurs ultras de l’Olympique lyonnais, les Bad Gones du virage nord de Gerland et les Cosa Nostra du virage sud (officiellement dissous en 2010), qui s’affilient à l’une ou l’autre des tendances au gré des beuveries.

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«Aberrant». Au-delà de leurs visées racistes, islamophobes, antisémites et homophobes, ils ont en commun cet attachement au Vieux-Lyon, considéré comme le territoire «naturel» de leurs revendications, une «adresse» garante de leur identité. «C’est un piratage de patrimoine, s’insurge un commerçant du quartier. Ils se réclament d’un enracinement historique complètement aberrant.» Et profitent de l’élan de la Manif pour tous pour asseoir leur emprise sur l’espace public. Si les agressions physiques ont un peu diminué cette année, la logique d’occupation territoriale continue de prévaloir. Collage de stickers et tractage dans les boîtes aux lettres, stand d’affiches «Je suis Charlie Martel» devant la cathédrale Saint-Jean ou les entrées de métro, jeu de rôle grandeur nature sur la place du Change… Tous les moyens sont bons pour s’inviter sur la photo souvenir.

1) Le bar «saucisson» des identitaires

Montée du Change et rue Juiverie. Depuis octobre 2010, les identitaires lyonnais de Rebeyne ont ouvert la Traboule, montée du Change, un «lieu de rassemblement de tous les jeunes qui résistent à la culture globale et à la destruction de nos identités», explique leur site internet. L’essayiste antisémite Renaud Camus y tient ce dimanche une réunion publique à l’invitation du Bloc identitaire, sur le thème du «grand remplacement».

La Traboule, c’est un bar avec «saucisson biologique» au menu, mais aussi une bibliothèque, un ciné-club pour le «combat métapolitique» et une salle de sports dédiée aux entraînements de «boxe-défense» de l’association Lugdunum Torgnole. Le local, rarement ouvert en semaine, accueillerait une poignée de personnes le week-end, et plusieurs dizaines lors des événements qui s’y déroulent. Le QG a déjà servi de point de départ et de refuge lors d’agressions.

Autre hobby des membres de cette «simple MJC de droite» : vandaliser les plaques de la rue Juiverie, toute proche. «La pression est insidieuse, voilée», estime Philippe Carry, l’horloger dont la boutique est voisine de la Traboule. L’artisan, membre d’une association de riverains hostile aux identitaires, condamne le «détournement» des symboles de la culture populaire lyonnaise.

Il montre un tract avec Guignol armé d’une batte de base-ball, sous le slogan «Zone anti-racailles» : «Guignol, à l’origine, c’est l’histoire d’un ouvrier canut qui souffre de l’égoïsme des nantis, ouvert aux autres et qui s’attache à casser les barrières», raconte-t-il. Loin des «slogans idéologiques malsains» de l’extrême droite identitaire.

2) Où le foot rallie  les hools

Quartier Saint-Jean. Il est de notoriété publique que les soirs de match, mieux vaut éviter la rue Saint-Jean et ses pubs anglo-saxons où se retrouvent entre autres, autour du foot, les GUDards, les supporteurs radicaux de Gerland et les hooligans. En fonction du score et de la consommation d’alcool, la situation peut rapidement dégénérer, surtout pour les membres de «minorités visibles».

De «vrais gones» et de «vraies fenottes» (des «enfants» en parler lyonnais) : l’une des ficelles rhétoriques de ces groupuscules d’extrême droite consiste à se désigner comme étant les «véritables» récipiendaires des particularismes locaux. «Alors qu’ils ne sont pas du tout représentatifs des habitants, explique Antoine Tasseau, directeur de la MJC du Vieux-Lyon, située place Saint-Jean. Ce quartier est l’un des rares de la ville où l’on trouve encore des familles qui sont là depuis des générations.» Et c’est sur ces «trésors de mémoire» qu’il «faut communiquer», estime Antoine Tasseau : «Le pire serait que cette emprise de l’extrême droite s’ancre dans les mentalités.»

Le porte-parole de Génération identitaire, qui s’était distingué en 2011 avec la «marche des cochons» (immédiatement interdite par le préfet), minimise ce danger au sujet de la population LGBT : «La Gay Pride, on s’en fout complètement, c’est un non-événement pour nous. Ils sont un peu parano à la préfecture.» Et d’ajouter : «Mais si les gays veulent faire du militantisme, ils pourraient essayer de faire passer leur cortège à Vénissieux, en banlieue. Ça, ce serait courageux, un peu punk.»

3) Le repère de l’Œuvre française

Quartier Saint-Georges. En novembre, a été inaugurée en toute discrétion la Maison bleue, le repère d’Alexandre Gabriac (exclu du FN pour un salut nazi) et d’Yvan Benedetti, fondateurs de l’Œuvre française et de sa branche «jeunes», les Jeunesses nationalistes, deux organisations officiellement dissoutes en 2013 après la mort de Clément Méric. Ce local comprendrait, selon leur site internet, une buvette, une «boutique nationaliste» et une salle d’entraînement de boxe.

Rue Saint-Georges, il faut s’attarder pour repérer cette façade aux volets marron continuellement fermés, aux dires du voisinage. Non loin, sur le trottoir d’en face, l’organisation a pignon sur rue, avec le bar Par Saint-Georges. Croix celtiques, écharpes de supporteurs radicaux lyonnais et russes, tête de maure (les racines corses sont l’une des clés de voûte de la geste benedettienne) : la décoration, peu visible de l’extérieur, et les discussions de comptoir ne laissent aucun doute sur l’obédience de ce zinc.

Quelques jours après l’ouverture de la Maison bleue, Alexandre Gabriac et Yvan Benedetti ont été mis en examen pour «reconstitution de ligue dissoute». «L’Œuvre française existe toujours car ce n’est pas à un gouvernement qui a deux ans d’existence de prononcer l’interdiction d’un mouvement qui existe depuis 1968», aurait déclaré Yvan Benedetti au juge. L’instruction est toujours en cours, a indiqué à Libération le procureur de Lyon, Marc Cimamonti. Alexandre Gabriac n’a quant à lui pas souhaité commenter son attachement au Vieux-Lyon.

A Saint-Georges, pour contrer l’emprise des sympathisants d’extrême droite, la résistance a été prise en main par les Irlandais : ils sont une poignée de patrons de pubs qui fonctionnent en réseau. «Quand on exclut un client de chez nous, il est interdit de séjour partout», explique Boris, barman au Johnny’s Kitchen. Le nerf de la guerre, pour décourager les agités des soirs de match : la programmation télé. «Jamais de sports de combats, très peu de foot avec des équipes françaises et surtout des sports gaéliques», résume Boris.

4) La paroisse tradi,  nid de scouts d’Europe

44, rue Saint-Georges et place François Bertras.«L’interculturalité» et la «créolisation» de la société : voilà le fer de lance de la Maison des passages, qui subit régulièrement des tentatives d’intimidation. En 2013, lors d’une soirée littéraire intitulée «Des voix s’élèvent contre le fascisme ordinaire», une vingtaine de militants d’extrême droite ont voulu s’inviter dans la salle. Les organisateurs ont eu le temps de s’enfermer et requièrent depuis une surveillance policière pour ce type d’événement. «C’est vraiment emmerdant», commente Marcel Beauvoir, l’un des fondateurs de l’association, qui regrette le «profil bas» des autorités : «Je rêve d’un édito de Gérard Collomb sur le fait que Lyon soit une ville métissée, qui prendrait le contre-pied de cette bêtise qu’est l’idée d’identité lyonnaise éternelle.» Un discours cher aux voisins de la Maison des passages, les paroissiens de l’église Saint-Georges, des traditionalistes tendance scouts d’Europe. Même s’ils ne revendiquent pas toujours leur proximité avec l’extrême droite, «ces gens qui font la messe en latin ont fait beaucoup de tort à Saint-Georges, un quartier très populaire à la base», pointe Philippe Carry, l’horloger de Saint-Paul.

Maïté DARNAULT Correspondante à Lyon de Libération

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[actu] Ukraine : retours sur la Kyiv Pride https://depavage.noblogs.org/post/2015/06/09/actu-ukraine-retours-sur-la-kyiv-pride/ Tue, 09 Jun 2015 18:56:04 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=1450 Continuer la lecture →]]> e17746c-0b1e67b64506de6649942d04c975d3fe-360x240Malgré les tensions dans le pays, la menace de l’ultra-droite et l’inaction du gouvernement pro-européen pour l’avancée des droits, la deuxième gay pride d’Ukraine a eu lieu. Elle s’est terminée par des échauffourées entre flics et fascistes au moment de la dispersion. Articles du média gauchiste Révolution permanente et du mass média Le Monde (9 et 6 juin 2015).

Après la dispersion de la Kyiv Pride, le mouvement LGBTI en Ukraine est pris en étau

Le 6 juin, autour de 200 personnes défilaient lors de la deuxième Marche des fiertés organisée en Ukraine, malgré les menaces de la droite ultra-nationaliste qui gagne du terrain après son rôle lors des manifestations de Maïdan. Après quelques minutes de marche les manifestants ont été chargés par plusieurs douzaines de militants néo-nazis. Le résultat final est de plusieurs dizaines de manifestants blessés, entre vingt-cinq et trente contre-manifestants arrêtés et cinq policiers blessés. La Kyiv Pride reflète aujourd’hui la situation tendue dans le pays où le mouvement LGBTI se retrouve pris en étau entre le gouvernement qui les instrumentalise, sans vouloir avancer sur leurs droits, et une extrême-droite fascisante sans contrôle, mais utile objectivement au gouvernement.

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Les illusions de Euromaïdan

Lors de la dernière Moscow Pride, interdite pour la 10ème année consécutive,le gouvernement russe mettait sous les verrous trois organisateurs de la marche, malgré les résolutions (très menaçantes, on peut l’imaginer) de la Cour européenne des droits de l’homme. Alors que les médias européens criaient au scandale et condamnaient la répression que Poutine fait aux LGBTI russes, cette semaine c’est sous le nouveau régime pro-européen, allié à Hollande et Merkel, que l’on agressait les LGBTI.

Une loi semblable à la loi d’interdiction de la « propagande homosexuelle » avait été adoptée en octobre 2012 en Ukraine, pour être rejetée en janvier 2015. Pour les dirigeants pro-UE du nouveau régime, l’homophobie était liée au gouvernement pro-russe précédent, et assurait qu’il n’y aurait plus de nouvelles lois homophobes. La communauté LGBTI espérait qu’une victoire du mouvement pro-européen de Maïdan signifierait l’éloignement du modèle post-soviétique répressif des droits LGBTI. Des manifestant-e-s de la Kyiv Pride de cette année ont déclaré que « nous aussi nous étions sur Maïdan », réclamant la chute deViktor Ianoukovytch dans les manifestations massives où l’on trouvait une droite libérale pro-UE, des jeunes exigeant la « démocratisation » d’un pays soumis aux oligarques et une extrême-droite fascisante autour de Svoboda et Pravyi Sektor.Mais les espoirs ont été vite déçus lorsque le nouveau gouvernement et le parlement majoritairement pro-UE ont refusé d’instituer l’interdiction législative de discrimination pour motif d’orientation sexuelle au travail.

Le nouveau maire de Kiev, Vitali Klitschko, est un personnage avec un long CV. Les médias internationaux l’avaient introduit au monde entier comme l’ancien boxeur professionnel devenu dirigeant de la révolution Euromaïdan. François Hollande l’avait reçu avec le président de l’Ukraine, Petro Porochenko et Bernard Henri-Lévi, en mars 2014 à l’Elysée.

C’est ce même représentant de l’ouverture vers l’Europe qui avait demandé initialement aux organisateurs de la Kyiv Pride d’annuler la marche, car celle-ci « attiserait la haine » dans un pays toujours en guerre civile. Déjà, en 2014, la marche avait été annulée parce que la mairie de Klitschko ne garantissait pas la sécurité de militants LGBTI.

Le mouvement LGBTI dans l’étau

Cette année, les négociations avec la mairie ont duré un mois, avec des rendez-vous quotidiens, sans pour autant que la mairie s’engage à assurer la sécurité des manifestants. Klitschko avait déclaré que s’il respectait les libertés individuelles, il ne « défendait pas les gays et les lesbiennes ». Or quelques jours avant la marche, Porochenko avait affirmé le « droit constitutionnel » à tenir la Kyiv Pride cette année, comme gage aux puissances impérialistes de l’« ouverture » du régime issu des manifestations de Maïdan. Effectivement, une interdiction aurait été difficile à assumer auprèsdes partenaires européens de Porochenko.

Finalement, la police a essayé d’assurer une protection minimale pour les manifestants, notamment parce que des diplomates comme l’ambassadeur suédois ou des représentants du gouvernement allaient se rendre à la manifestation. Des bus étaient même prévus pour assurer l’exfiltration des personnes présentes, sauf que les entreprises de transport n’ont voulu prendre que les journalistes et les ambassadeurs.

Entre les douzaines de contre-manifestants armés de cocktails molotov, couteaux ou pétards explosifs, se trouvait Pravyi Sektor, organisation politique et militaire néo-nazie, qui a joué un rôle majeur dans la révolution Euromaïdan. Aujourd’hui, ils sont plusieurs de leurs militants à combattre les troupes pro-russes dans l’Est de l’Ukraine. Pourtant, il se trouve qu’ils ont quelques points en commun avec la police de Poutine : ils refusent que l’Occident introduise l’ « idéologie LGBT ».

Lorsque Pavlos Fyssas, rappeur antifasciste était assassiné par des militants de Aube Dorée à Athènes, c’est toute la direction du parti néo-nazi grec qui était emprisonnée. Cela montre que malgré la crise la bourgeoisie grecque est encore suffisamment forte pour attaquer et maitriser ce type de groupes d’extrême droite. Au contraire, le régime ukrainien est aujourd’hui trop faible pour le faire. Cela qui explique le fait que les ultra-nationalistes de Pravyi Sektor ou d’autres groupuscules réussissent à s’opposer avec violence aux forces de l’ordre et à blesser plusieurs policiers lors de la Kyiv Pride. La police n’est plus suffisante, depuis les manifestations de Maïdan, pour contrôler et pour réprimer, c’est pour cela que les classes dominantes font appel aujourd’hui à ces groupuscules pour faire le « sale boulot » …

Publié le 09/06/15 sur le média gaucho Révolution permanente.

Une Gay Pride dans la violence à Kiev

Incertaine jusqu’au tout dernier moment, la deuxième Gay Pride de l’histoire ukrainienne s’est tenue, samedi 6 juin à Kiev. Elle s’est achevée dans la violence.

Incertaine jusqu'au tout dernier moment, la deuxième Gay Pride de l'histoire ukrainienne s'est tenue, samedi 6 juin à Kiev. Elle s'est achevée dans la violence.

Les organisateurs de la « marche de l’égalité » avaient multiplié les précautions, et tenu secret jusqu’au dernier instant le lieu du rassemblement. Environ 200 personnes – plus que lors de l’édition 2013 – y ont participé, marchant quelques centaines de mètres le long des rives du Dniepr, dans le quartier excentré d’Obolon, protégées par un déploiement policier extrêmement imposant.

Plusieurs diplomates européens étaient présents, ainsi que deux députés du parti du président, Petro Porochenko. En plus des drapeaux arc-en-ciel et des pancartes réclamant « l’égalité », quelques tambours avaient été sortis pour tenter de donner à l’événement un air festif, malgré les insultes et les menaces lancées par des contre-manifestants d’extrême droite. Comme en réponse au slogan nationaliste « L’Ukraine au-dessus de tout », les marcheurs ont scandé « Les droits de l’homme au-dessus de tout ».

Des groupes d’extrême droite interpellés

Seul incident notable pendant le défilé, un policier a été atteint par une bombe artisanale, laissant derrière lui une large flaque de sang. Mais les organisateurs avaient apparemment négligé un point : le moment de la dispersion du rassemblement. Celui-ci s’est vite mué en une course-poursuite effrénée entre policiers, contre-manifestants masqués et décidés à en découdre, et manifestants pris au piège dans le dédale des cours du quartier. On a pu voir des groupes de manifestants apeurés tenter d’arrêter des véhicules en pleine rue pour échapper aux coups, d’autres essayer d’échapper discrètement à la nasse.

Une trentaine de membres de groupes d’extrême droite ont été interpellés, parfois violemment. Plusieurs blessés ont été emmenés à l’hôpital, dont au moins deux membres des forces de l’ordre.

Les groupes d’extrême droite avaient très ouvertement fait part de leur intention d’empêcher la tenue du défilé. Dmitro Iaroch, dirigeant du parti ultranationaliste Pravy Sektor, avait notamment expliqué que malgré la mobilisation de nombre de ses membres sur le front, son groupe et d’autres groupes seraient bien présents. « Les représentants du mouvement politique et militaire Pravy Sektor seront obligés d’empêcher la réalisation de ces projets destructeurs des valeurs familiales, de la morale et de l’image traditionnelle des êtres humains », écrivait-il sur Facebook.

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« Tout ça sert les ennemis du pays, expliquait avant le début de la marche un jeune homme au look de skinhead mais venu, assurait-il, en « simple voisin ». « Comment vont réagir les gens des régions du Sud et de l’Est, où il y a encore des tensions, en voyant cette horreur ? L’Ukraine est un pays traditionaliste, et on veut nous pousser dans les bras de l’Europe décadente. »

« Les autorités font le minimum »

Avant de faire l’essentiel pour que les violences restent limitées, les autorités avaient de leur côté tout fait pour décourager les organisateurs. Vitali Klitschko, l’ancien boxeur devenu maire de Kiev, a laissé planer jusqu’au dernier jour la menace d’une interdiction, et sans cesse repoussé les réunions consacrées à la sécurité de l’événement. Il a aussi exhorté les organisateurs à reporter la marche « en raison de la guerre qui continue dans l’est de l’Ukraine ». En 2014, il la qualifiait d’« événement de divertissement ».

C’est finalement le président Porochenko qui a paru trancher, vendredi lors d’une conférence de presse. Précisant que lui-même ne participerait pas à l’événement, le président a estimé qu’il ne voyait « aucune raison d’y faire obstruction, s’agissant d’un droit constitutionnel de chaque citoyen ukrainien ».

Une interdiction paraissait également difficile à assumer vis-à-vis des partenaires européens de l’Ukraine. La garantie d’un traitement équitable des personnes homosexuelles sur leur lieu de travail fait par exemple partie des mesures réclamées par l’UE à Kiev avant de lui accorder un régime d’exemption de visa. Mais la loi antidiscrimination votée par le Parlement en 2014 ne fait aucune mention de l’orientation sexuelle.

« Les autorités font le minimum, regrettait dans le défilé Anna Chariguina, un membre du Forum LGBT. Nous aussi, nous étions sur Maïdan, nous espérions que la démocratisation s’accompagnerait de plus de tolérance. Mais le climat est encore menaçant pour ceux d’entre nous qui osent afficher ouvertement leur sexualité. La guerre a radicalisé les esprits et mis sous le tapis ces sujets-là. »

Par Benoît Vitkine, journaliste du mass-média Le Monde, le 6 juin.
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[actu] Péru : « Certains types de comportements… » https://depavage.noblogs.org/post/2015/04/09/actu-peru-certains-types-de-comportements/ Thu, 09 Apr 2015 15:55:36 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=1408 Continuer la lecture →]]>

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[actu] USA : proposition de loi pour tirer à vue sur les homosexuels https://depavage.noblogs.org/post/2015/04/07/actu-usa-proposition-de-loi-pour-tirer-a-vue-sur-les-homosexuels/ Tue, 07 Apr 2015 17:21:33 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=1378 Continuer la lecture →]]> flingueUn Chrétien américain a déposé en toute légalité une initiative visant l’autorisation de tuer gays et lesbiennes sans autre forme de procès.
publié le 11 mars 2015 sur le site gay suisse 360ch

Comme une lettre à la poste. Matthew McLaughlin, habitant de Sacramento aux Etats-Unis, a déposé une initiative, moyennant 200 dollars, pour légaliser la chasse aux homosexuels. Avec l’aval du procureur général, le bien nommé «Sodomite Suppression Act» (Loi pour la suppression des sodomites, en bon français) autoriserait toute personne, voyant des individus de mêmes sexes entrer en contact pour des «gratifications sexuelles», de tirer à vue façon chasse aux pigeons ou par «tout autre procédé approprié». Bang bang, he shot me down…

Une question de prévention…

Ce sympathique chrétien invoque, évidemment, les forces divines: «[Les relations sexuelles entre personnes de même sexe] est un crime abominable que Dieu Tout-Puissant nous ordonne de supprimer par la douleur pour éviter notre destruction totale, comme il a renversé Sodome et Gomorrhe.» Pour Matthew McLaughlin, prévenant, estime qu’il est mieux que les hétérosexuels tuent les homos (d’une balle dans la tête de préférence) ici et maintenant plutôt que de souffrir en Enfer plus tard. Merci bien.

Le Sodomite Suppression Act (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

En plus de la chasse à l’homo, et de sa mise à mort, le «Sodomite Suppression Act» interdirait aux gays et lesbiennes d’occuper des fonctions publiques. Si cela ne suffisait pas, les homosexuels pourraient faire une croix sur les allocations et l’aide sociale. Une loi qui va à l’encontre des autres? Pas de problème, Matthew McLaughlin a pensé à tout: «Toutes les lois en conflit avec celle-ci sont invalides», est-il écrit dans le texte. Il ne reste plus que 365’000 citoyens de l’Etat de Californie, où se trouve Sacramento, signent l’initiative pour qu’elle soit discutée. Alors que les Etats-Unis sont en train de s’ouvrir au mariage homosexuel, force est de constater qu’à chaque fois qu’un sujet de société d’envergure est débattu, les extrêmes se réveillent.

(via la presse gaie mainstream Queerty)

 

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[actu] Brésil : une milice de gladiateurs pentecôtistes https://depavage.noblogs.org/post/2015/03/27/actu-bresil-une-milice-de-gladiateurs-pentecotistes/ Fri, 27 Mar 2015 17:47:07 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=1361 Continuer la lecture →]]> 4100728100Au Brésil, l’Eglise Universelle du Royaume de Dieu (EURD), une Eglise Pentecôtiste, annonce avoir formé une milice baptisée « Gladiators autel », qui a pour mission de « aller en enfer pour sauver âmes » . Selon un député brésilien, l’Eglise veut préparer une armée d’hommes, la plupart jeunes, pour tuer tous les athées et les homosexuels.

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L’Eglise existe depuis 1977.

Lu sur le webzine Ekivox :

Il y a plusieurs mois, j’ai écrit un article sur l’évangélisme de l’Église Universelle du Royaume de Dieu, secte pentacostale née et développée au Brésil. Je dressais dans “l’Évangile selon Macedo” un portrait peu flatteur de ce mouvement religieux de grande ampleur. Et bien ça ne fait qu’empirer…

Il y a quelques semaines ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux des vidéos mettant en scène des groupes d’évangélistes à l’organisation clairement militaire. Ces vidéos ont évidemment créé des débats plutôt vifs sur une organisation qui prône l’intolérance religieuse dans un pays où la diversité des cultes est une donnée primordiale : que ce soit les religions de matrice africaine comme l’umbanda ou le candomblé, les religions chrétiennes du catholicisme aux témoins de Jehova, ou les spiritistes kardecistes, une relative paix religieuse avait finalement réussi à s’installer au Brésil, malgré sa longue et douloureuse histoire.

On comprend donc l’inquiétude des prêtres de cultes de matrice africaine qui, comme le montre une lettre ouverte de la Casa de Oxumaré au gouvernement brésilien, craignent une recrudescence des actes de violences à leur encontre.

Dans les innombrables commentaires laissés sur les réseaux sociaux, on distingue évidemment deux types de réactions : ceux qui comparent le mouvement G. A. à de nouvelles croisades, au film “La Vague” ou aux groupes paramilitaires religieux tels que Boko Haram ou l’E. Islamique. Ceux-ci évidemment s’inquiètent d’un mouvement qui a soulevé plus de 4 000 jeunes en si peu de temps, mouvement d’autant plus préoccupant qu’il existe au Brésil un terreau fertile pour les milices de toutes sortes.

Mais il y a aussi ceux qui pensent le mouvement comme une “action sociale” (sic.)… c’est vrai que personne n’avait pensé au bouclier et à l’épée comme logo pour vendre des biscuits dans le bus, ça va faire un carton…

Il ne s’agissait pas ici de faire une description exhaustive de ce qui se passe de l’autre coté du monde, simplement de transmettre quelques échos. Comme quoi la généralisation de la violence religieuse n’est pas une exclusivité islamiste…

R.B.

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En bonus, quelques illustrations de la vertu et de la pudibonderie chrétienne vue par quelques auteurs anticléricaux et libertins :

le dévoiement 1

Sat 3 Sade 1 tirette 3 Academie des dames 2

Cap 6 Devéria 4

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A propos de l’appel « contre la censure et l’intimidation dans les espaces d’expression libertaire », André Dréan https://depavage.noblogs.org/post/2015/02/15/a-propos-de-lappel-contre-la-censure-et-lintimidation-dans-les-espaces-dexpression-libertaire-andre-drean/ Sun, 15 Feb 2015 19:22:10 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=1335 Continuer la lecture →]]>

Suite au sabotage de la présentation du livre d’Alexis Escudero, « La reproduction artificielle de l’humain », au dernier Salon des éditions libertaires de Lyon, en novembre 2014, est sorti, en réaction, l’appel intitulé « Contre la censure et l’intimidation dans les espaces d’expression libertaire ».  Réponse d’André Dréan, décembre 2014.

A mon avis, la tentative de sabotage était compréhensible et même prévisible. Contrairement à ce qu’affirme l’appel, elle n’est pas tombée du ciel, comme quelque tourmente imprévue et incompréhensible, due à des poignées d’hystériques. Elle a été précédée par des polémiques, à Grenoble et ailleurs, contre les thèses et les attitudes autoritaires portées par « Pièces et Main d’Œuvre » (PMO), que l’appel ne mentionne pas. En ce qui me concerne, je connais depuis longtemps les positions des animateurs de PMO, Yannick Blanc en tête. Y compris celles relatives à la PMA et à la GPA. J’ai déjà montré que, derrière la stigmatisation de la technoscience, y compris dans la variante biomédicale, présentée comme la clé de voûte sans pareille de la domination, PMO manifeste de l’hostilité envers la remise en cause globale du monde du capital et de l’Etat. Les exemples abondent depuis la création du site et remontent même à loin en ce qui concerne Blanc. J’ai déjà fait circuler des lettres et des textes dans ce sens, disponibles actuellement, en partie du moins, sur « Non Fides ».

Pour en revenir à Escudero, à la lecture de « La reproduction artificielle de l’humain », j’ai retrouvé les thèmes que j’avais déjà critiqués en 2013 dans « Hervé Le Meur ou la faillite de l’écologie à prétention radicale ». Le texte de Le Meur « Faut-il changer la nature de la filiation ? » mis en cause fut édité par le même PMO, à la suite de « L’Ecologiste », créé et financé par Teddy Goldsmith, de sinistre mémoire écofasciste, texte auquel Escudero n’a rien d’essentiel à reprocher. De plus, celui-ci appelle à la rescousse Jean-Claude Michéa, en citant l’interview donnée par le philosophe de bazar au penseur traditionaliste Claude Rochet :
« Certaines réformes représentent, à coup sûr, un véritable progrès. Une fois admis, par exemple, que l’orientation sexuelle d’un individu n’a rien à voir avec son degré de décence personnelle (…), ce serait un progrès humain évident que de proposer un nouveau pacte d’union civile accordant à tous les individus, quelle que soit leur orientation sexuelle, les mêmes droits protecteurs (notamment en matière de séparation ou de décès de l’un des conjoints) que ceux qui sont garantis par le mariage traditionnel. À partir du moment, en revanche, où l’une des fonctions anthropologiques de ce mariage traditionnel est d’organiser officiellement la filiation (et, à travers elle, un nouveau système de parenté entre deux familles à présent alliées) il était clair que la volonté politique de substituer au projet d’un véritable “pacte pour tous” celui – purement libéral – du “mariage pour tous”, allait faire surgir aussitôt des problèmes connexes, comme la “procréation assistée”, la “location” de “mères porteuses” ou l’élargissement du “marché de l’adoption”. Ce n’est qu’à partir de ces problèmes qu’il est possible de comprendre qu’avec cette revendication libérale du “mariage pour tous” il s’agissait beaucoup moins – pour la gauche – de lutter contre l’“homophobie” que de déstabiliser un peu plus tout ce qui, dans l’organisation familiale existante, fait encore obstacle au déchaînement des rapports marchands (la famille est, en effet, l’une des dernières institutions où la logique du don prend encore le pas sur celle de l’échange économique). »

Le discours de Michéa, repris par Escudero, repose sur l’apologie des valeurs de l’Etat nation à la française, telles qu’elles furent formalisées, pour l’essentiel, dans le code Napoléon, en particulier dans les articles de loi relatifs à la famille. Bien entendu, les législateurs actuels ont supprimé du code ce qui n’était plus acceptable, en particulier les lois relatives à la coercition envers les prétendues déviations sexuelles. Michéa propose donc de formaliser encore plus la chose. Mais le reste, à savoir la filiation, il n’est pas question d’y toucher. Elle relèverait, non pas du social et de l’étatique, mais de quelque chose de presque naturel. Il y va de la sûreté de l’Etat, dans la formule de Michéa, le pourfendeur officiel du prétendu « libéralisme libertaire ». Ce qui revient, dans la France d’aujourd’hui, à faire rentrer par la fenêtre l’homophobie chassée, en principe, par la porte. Car, dans l’esprit de bon nombre de nos concitoyens, les homosexuels restent en partie des pervers, pire des pédophiles en puissance. Donc, pas question de leur permettre d’approcher des bambins, encore moins d’en adopter. L’idée qu’ils puissent avoir de l’affection pour eux, sans quelque arrière-pensée sournoise, nos braves citoyens, y compris nombre de ceux et de celles qui votent Hollande, sont presque incapables de la comprendre. De telles apologies de la famille, en pleine décomposition d’ailleurs, et de l’Etat, ne pouvaient que rencontrer des échos favorables sur le site du « Figaro », qui conseille avec chaleur de lire « les remarquables travaux de PMO, groupe anarchiste grenoblois, sur l’artificialisation de la reproduction. Décapant ! » Les tardives dénégations d’Escudero, affirmant qu’il n’est pas homophobe, n’y changent rien. Il a eu, en fonction de ses prises de position, la reconnaissance qu’il mérite.

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Après avoir lu de telles insanités, je suis allé à la réunion d’Escudero à Paris qui précéda, en octobre 2014, sa tentative de prestation au salon de Lyon, avec la ferme intention de la saboter, au moins par la parole, ou peut-être par des moyens moins débonnaires. Ce qui fut réalisé en partie par diverses personnes, pancartes à l’appui. La librairie fut décorée par des graffitis bien sentis, dans le genre « PMO, homophobe, dégage ». Escudero ne mérite pas d’autre accueil compte tenu de ses prises de position, y compris en faveur de Michéa, réaffirmées à Paris, et de ses attitudes répétées, dans la veine de PMO, faites de mépris envers les interlocuteurs, d’amalgames et d’intimidations du genre : « Ceux et celles qui ne partagent pas mes positions sont des gens qui ouvrent la porte au transhumanisme. » J’en passe et des meilleures, rappelées dans le dernier numéro de la revue « Timult », éditée à Grenoble. De tels procédés, qui n’ont rien à envier aux pires traditions marxistes-léninistes, relèvent de l’autoritarisme et du désir d’entraver la moindre discussion sur le fond. La revue critique d’ailleurs le transhumanisme, « la transgression au service du pouvoir », sans faire la moindre concession aux dérives réactionnaires d’Escudero.
Comme signalé en introduction, l’appel de Lyon passe sous silence les critiques faites à PMO depuis des années, en particulier celles effectuées par « Timult » au cours des deux dernières, dans la foulée de la sortie du texte de Le Meur. Y compris celles relatives à l’homophobie larvée de PMO. En l’occurrence, nombre de signataires de l’appel, je pense en particulier à ceux qui participent à la revue « Temps critiques », ne peuvent plaider l’ignorance puisque, par mes soins, ils ont pris connaissance, parfois depuis dix ans, des prises de position de PMO. Ils rééditèrent même des textes de mon cru allant dans ce sens, tels que « La société industrielle, mythe ou réalité ? ». Textes déposés à la librairie libertaire « La Gryffe », coorganisatrice du salon, et diffusés dans la région. Comme à l’ordinaire, la célèbre « liberté d’expression » est à géométrie variable.

Dans l’appel de Lyon, comme dans le texte d’Escudero, les auteurs possèdent leur « bonne » lesbienne, en la personne de Marie-Jo Bonnet, qui serait le gage de leur absence d’homophobie. Ainsi, Jacques Wajnsztein, de « Temps critiques », correspond avec elle, via le blog de la revue, histoire de marquer « les convergences ». Ce qui ne m’étonne pas. Car, derrière l’approche universaliste d’origine hégéliano-marxiste qui constitue le fil directeur de son livre sur le « genre », approche critiquée dans nombre de textes depuis des décennies, y compris les miens, il défend pas mal de positions conservatrices, parfois même étatistes à la française, déjà analysées dans « La faillite de l’écologie à prétention radicale ». Entre autres perles destinées, à ses dires, à barrer la route au « culturalisme », il affirme que « être enceinte lie indissolublement parenté biologique et sociale ». Décidément, la croisade de Michéa contre le « libéralisme libertaire », entamée par le stalinien Clouscard, hostile à la « révolution du désir », dès les années 1970 et reconduite par Alain Soral, n’a pas fini de faire parler d’elle !

Pour en revenir à Bonnet, elle n’a plus grand-chose à voir avec la créatrice des « gouines rouges » de l’époque du FHAR mais tout de l’historienne confortablement installée dans son siège universitaire, capitalisant sur son passé sulfureux. Ce qui peut fasciner des dames patronnesses en quête de quelques sensations fortes. Du moins sur le papier. Je n’ai pas lu « Adieu les Rebelles » mais ses interviews, y compris dans « Le Figaro », version magazine, décidément incontournable, sont plus que douteux. Au nom de la critique facile de l’extension de l’institution du mariage et de la GPA, elle affiche, de manière assez subtile, des positions conservatrices. Ce qui explique l’intérêt que lui porte la presse bien pensante. Sur son blog, Wajnsztejn tente de justifier l’injustifiable, de façon embarrassée, en supposant « qu’aucun autre grand journal » ne l’aurait interviewée. « Argumentation » qui rappelle l’époque des faurissonnades. Pierre Guillaume disait alors qu’il fallait «  mettre de notre côté » Robert Faurisson, sinon « il ira chez les fascistes ». Ce qui était déjà fait, pour l’essentiel, dans les coulisses et même dans des publications comme « Défense de l’Occident », animée par le nazi français Maurice Bardèche, auteur de livres négationnistes sur les chambres à gaz dès les années 1950. C’est Guillaume qui s’est retrouvé à « Radio Courtoisie », à la fête du Front national et à la messe, à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, repère d’intégristes, pour l’enterrement de Bardèche.

Bien entendu, je ne suis pas en train de traiter Wajnsztejn, entre autres personnes initiatrices ou signataires de l’appel de Lyon, de cryptonazis. Par contre, j’affirme que les justifications trouvées à Bonnet me rappellent de désagréables souvenirs lorsque, toujours sous prétexte d’universalisme hégéliano-marxiste, les néobordiguistes à la Dauvé facilitaient l’apparition d’accointances suspectes. Ce qui est aussi arrivé à René Riesel, au nom du caractère prétendument universel de la critique de la « société industrielle », il y a quinze ans, avec Goldsmith. Voir ma « Lettre ouverte à des amis anglais sur ”L’Ecologiste” ».

Bonnet participe au « Collectif pour le respect de la personne ». Sous prétexte de combattre la marchandisation du corps des femmes via la GPA, le Corp se place sur le terrain de la défense de la famille et de l’Etat. Il est reçu à l’Assemblée à titre de conseiller du prince. Sous la houlette de Sylviane Agasinski, prêtresse du « droit des femmes à disposer d’elles-mêmes » et référence institutionnelle d’Escudero, du beau linge y participe. Telle Marie Balmary, psychanalyste, qui fait l’apologie du monothéisme dans « La Vie ». Pour elle, « les religions sont gardiennes de la parole ». En particulier du sens du terme « mère », qui « dans toutes les langues de la Terre, veut dire : femme qui donne naissance à des enfants. » Propos qui relèvent de l’universalisme chrétien le plus vulgaire. Le Corp recycle aussi les thèses de l’Académie de médecine sur l’épigénétique. Elle permettrait, à ses dires, de faire fi des « illusions » des « sociologues » et des « anthropologues », et de défendre, encore, la filiation façon code Napoléon : « La femme qui porte le bébé et lui donne naissance est la mère », « elle est là pour le protéger et le lien ne peut pas être rompu », etc. Propos rapportés par Pierre Courbin, pédopsychiatre, conseiller dans diverses institutions d’Etat et membre du Corp. « Adieu les rebelles », en effet, Bonnet. Parlez pour vous et vos acolytes, adeptes de la sociobiologie. Laquelle est combattue depuis des décennies, y compris par des anthropologues atypiques comme Sahlins dans sa « Critique de la sociobiologie ». Pas la moindre critique du Corp chez Escudero, sinon pour signaler que le lobby accepte la PMA pour les couples hétérosexuels. Pour le reste, pas de problème.

Quelles que soient les critiques que je puisse faire à des lobbies LGBT, comme aux autres lobbies au-delà de leurs particularités respectives, je comprends les réactions épidermiques de «  mauvaises » lesbiennes envers Bonnet. Je parle ici de personnes hostiles à l’institutionnalisation de leurs révoltes, au lobbying et au pouvoir biomédical, symbolisé par la PMA et la GPA. Personnes qui n’existent pas, ou presque, dans le discours des signataires de l’appel de Lyon. Pas plus que dans leurs bouquins, à commencer par celui de Wajnsztejn. Ce qui montre que ces auteurs ne savent pas de qui et de quoi ils parlent et qu’ils réduisent, en idéologues, les positions des individus en question à celles de lobbies ou à des caricatures sur lesquelles ils s’acharnent. C’est tellement plus facile !

Depuis quelques années, la même Bonnet commence à être mal vue pour d’autres raisons encore. A cause de son bouquin, que j’ai lu récemment, consacré à la réhabilitation de « Violette Morris », célèbre « garçonne » de l’entre-deux-guerres, « scandaleuse » d’après elle, mais réellement collaboratrice. L’auteur ne nie pas que Morris a collaboré avec les nazis mais elle ergote sur le degré de l’implication de celle-ci à partir de détails invérifiables dans les témoignages archivés et dans les interrogatoires menés par les commissions d’épuration à la Libération. Commissions qui avaient pour consigne de s’en prendre exclusivement à quelques figures indéfendables, sous peine de « mettre en péril l’appareil d’Etat », selon les propres termes du Général. Bref, les archives, Bonnet les considère comme incomplètes, voire douteuses lorsque ça l’arrange, procédés classiques utilisés depuis belle lurette par les négationnistes.

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Elle tente de justifier Morris. La pauvre « garçonne » aurait collaboré parce que la IIIe République l’avait réprimée vu ses inclinaisons sexuelles. Parce que Vichy, c’était mieux : travail, famille, patrie ! D’après Bonnet, non, mais Morris aimait tellement l’aviation qu’elle n’a pu résister à l’appel d’air représenté par le poste de gestionnaire dans l’un des garages réquisitionnés par la Luftwaffe, avec pas mal d’opérations de marché noir à la clé. Y compris sur des biens juifs investis dans la construction d’avions, ceux du futur Dassault, par exemple, qui s’appelait encore Bloch. Je pourrais multiplier les exemples de la psychologie à deux balles à laquelle Bonnet fait appel pour déblayer le terrain à de nouvelles justifications du fascisme, à la sauce Faurisson. Bien sûr, sous le prétexte de ne pas croire sur parole l’histoire de l’Occupation revue et corrigée par les historiens officiels de la Libération. Lesquels, par leur apologie de la Résistance, en particulier stalinienne, sont effectivement critiquables. Mais nous n’avons pas eu besoin de Bonnet pour la faire depuis longtemps, la critique de l’idéologie et de l’histoire universitaire de la Résistance à partir, nous, de prémisses révolutionnaires !

Par contre, vu ses côtés nationalistes, le bouquin attire la sympathie de Patrick Gofman, passé du trotskysme au fascisme radiophonique de « Radio Courtoisie », puis à la presse de même obédience, représentée par « Rivarol », « Flash », etc. De même les criminologues qui dirigent « Criminocorpus » sont ravis : « À la croisée de ses travaux antérieurs sur le saphisme, et la Résistance en Normandie, Marie-Jo Bonnet ne pouvait qu’être séduite par le personnage ambigu de cette femme qui fut radiée des compétitions sportives pour son goût pour les tenues masculines. Athlète, pilote, gestapiste (?), Violette Morris n’avait suscité jusqu’alors que de mauvais livres fondés sur les représentations et des témoignages dont son étude et sa recherche démontrent les fragilités, contradictions et mensonges volontaires. S’il apporte donc beaucoup de précisions et rétablit quelques vérités en tordant le cou à des légendes, ce livre n’est encore qu’une étape vers une vérité qui doit pouvoir encore être approchée de plus près. » On a les amis que l’on mérite ! Mais Bonnet ne conclue-t-elle pas son bouquin sur la « scandaleuse » en affirmant : « Soixante-dix ans après la Libération, nous sommes entrés dans une nouvelle phase historique où nous pouvons peut-être ouvrir vraiment les yeux sur ce qui s’est réellement passé dans notre pays afin de l’accepter tel quel et d’assimiler l’expérience de nos parents et grands-parents. La réconciliation nationale ne peut se faire que dans la vérité. » La police française s’y connaît, en matière de collaboration et de réconciliation nationale. On comprend que ses historiens, à qui nous pouvons faire confiance en matière de négationnisme, apprécient l’œuvre de Bonnet.

Bonnet fait partie du gratin universitaire. Elle y a accédé, à la suite de bien des leaders contestataires des années 1970, lorsque les dernières lueurs de la poussée révolutionnaire de Mai 68 étaient éteintes. Son lesbianisme n’est plus que la feuille de vigne cachant son adhésion aux valeurs nationales de l’Etat hexagonal, sa participation à des lobbies auxquels le même Etat fait appel, etc. Elle est pourtant défendue, dans l’appel de Lyon, contre des personnes assimilées, parfois à raison et parfois à tort à la façon d’Escudero, à d’autres lobbies, LGBT en l’occurrence. Mais nombre de cosignataires ne se posent pas de questions, sans doute par copinage, par routine, par suivisme, par peur de l’atomisation, pour ne pas être sectaires, pour accepter les différences, etc. Quels que soient leurs motifs, je parie qu’ils ne se sont pas préoccupés de la teneur des polémiques diverses et variées que soulèvent les prises de position de Bonnet. Alors même qu’elle est présentée comme l’un des exemples emblématiques, dans l’appel qu’ils contresignent, des victimes de la présumée censure. Ce qui montre qu’ils manquent d’esprit critique, mais pas de préjugés républicains sur la « liberté d’expression », et qu’ils agissent comme si le label « libertaire » était suffisant pour dialoguer et partager des positions communes, par définition révolutionnaires.

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Du côté des rédacteurs de l’appel, c’est encore plus grave. Parmi eux, il y a des personnes de ma génération, qui ne sont pas nées de la dernière pluie militante et qui prennent ici la posture de politiciens. Le terme est dur, mais bien adapté vu qu’ils défendent des formes, a priori libertaires, en escamotant pour l’essentiel la question du contenu. Pour être plus précis, celle des contenus qu’ils portent, entre autres dans leurs diverses publications. Diverses, divergentes même, au point que, souvent, elles n’ont presque rien, voire rien, de commun, ou même de proche, sur des questions essentielles, y compris celle de l’Etat, du nationalisme, etc. Ils font bloc contre l’ennemi commun présumé qui risque de mettre à mal leur image et la routine qui rythme les salons en question. Belle conception de l’activité et de l’association libertaire, en vérité.

En résumé, l’appel de Lyon me rappelle l’histoire du négationnisme en France. On y retrouve parfois les mêmes signatures, celle de Serge Quadruppani par exemple, qui brise encore des lances « contre la censure ». Je rappelle que Noam Chomsky s’était fait manipuler de la même façon par Guillaume, le maître d’œuvre de l’introduction du négationnisme aux couleurs du bordiguisme dans les milieux « révolutionnaires », au cours des années 1970. Tout est en place pour que le même genre de scandale éclate dans l’avenir lorsque, forts à l’appui des signataires, les gestionnaires de PMO apparaîtront sans plus de façon pour ce qu’ils sont déjà, après avoir mouillé des libertaires et assimilés, jouant le rôle « d’imbéciles utiles » dans leurs combines : des individus hostiles à la subversion du monde qui, à force de cynisme, de goût de la provocation, de recherche du pouvoir, d’obsession réductionniste, etc., pataugent dans des eaux nauséabondes, en jouant aux martyrs persécutés par d’épouvantables censeurs.

Ces paragraphes heurteront des connaissances et des amis, en particulier à Lyon. Mais je ne peux pas me taire face à ce que je considère comme des impostures. Mieux vaut rompre que tolérer la moindre relation avec PMO. Je m’en tiens donc à la règle que j’applique habituellement, comme l’Italien de la Renaissance : « Suis ton chemin et laisse dire les gens. » Pour le reste, aux individus embourbés dans de tels marécages à se déterminer par eux-mêmes et pour eux-mêmes. A condition qu’ils en aient le désir. Ce qui reste à prouver. Mais c’est la condition première pour que des rencontres, basées sur la liberté de critique et la recherche d’affinités effectives, puissent être fructueuses.

André Dréan
Fin décembre 2014

Pour correspondre, écrire à nuee93@free.fr

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[actu] Angola : un baiser entre hommes à la télé… et des chanteuses trans et gays ! https://depavage.noblogs.org/post/2015/02/11/actu-angola-un-baiser-gay-a-la-tele-et-des-clips-trans-et-gays/ Wed, 11 Feb 2015 02:04:51 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=1280 Continuer la lecture →]]> gay-lionsUne brève à propos de la diffusion d’un baiser gay à une heure de grande écoute sur la télé angolaise… Et à l’occase, des clips des artistes angolais trans et gay Titica et Edy Sex.

 
 

Angola : Un baiser gai à la télévision suscite une polémique

Publié par l’afp, média béni des colonies, le 4 février 2014.

Une société de production audiovisuelle angolaise a présenté des excuses publiques mercredi pour avoir diffusé une série dans laquelle deux hommes s’embrassaient, ce qui a provoqué une polémique dans le pays.

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« Nous présentons nos sincères excuses à tous ceux qui se sont sentis offensés », a indiqué la société de production Semba Comunicaçao, citée par l’agence de presse gouvernementale Angop, promettant de « faire quelques corrections dans la présentation de certains contenus sensibles ».

Cette déclaration intervient après la diffusion fin janvier d’un épisode de la série angolaise à succès intitulée « Jikulumessu », dans lequel deux homosexuels s’embrassaient.

Ce baiser gai, diffusé après le journal du soir, à une heure de grande écoute, a suscité une polémique dans un pays à la forte tradition catholique et où l’homosexualité est un tabou – même si elle n’est pas illégale -, déclenchant une avalanche de critiques sur les réseaux sociaux.

La télévision publique angolaise a annoncé cette semaine la suspension de la diffusion de la série pour des raisons techniques.

En réaction, « Coréon Du», le concepteur de la série et patron de Semba Comunicaçao, qui n’est autre que l’un des fils du président angolais José Eduardo dos Santos, a dénoncé sur son compte Facebook un « acte de censure ».

« La télénovela Jikulumessu aborde plusieurs sujets sociaux sensibles, dont la violence juvénile, la délinquance, la corruption, la polygamie, l’homosexualité et la prostitution, avec l’objectif d’attirer l’attention sur leur existence et de lancer un débat à leur propos », s’est défendue la société de production citée par Angop.

La société de « Coréon Du» avait déjà été accusée de promouvoir l’homosexualité lors de la diffusion d’une première série télévisée, « Windeck », aujourd’hui exportée au Portugal et au Brésil.

José Paulino dos Santos, plus connu sous son nom d’artiste « Coréon Du», est le fils du président angolais et de l’une de ses anciennes compagnes, Maria Luisa Abrantes, qui est à la tête de l’Agence nationale pour l’investissement privé.

 

Titica, chanteuse trans angolaise

«Je jouais avec des poupées, je ne restais qu’avec des filles et je faisais tout comme une femme. Je ne savais pas ce que cela voulait dire mais je savais que j’étais différente des autres enfants.»

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«Les gens sont encore bien fermés sur le sujet mais, grâce à Dieu, les mentalités commencent à s’ouvrir et ça va continuer. De plus en plus de gens vont s’habituer…»

«J’ai même été battue à cause de mes préférences sexuelles, les gens sont très sévères envers les personnes comme moi.»

« La Titica que vous voyez aujourd’hui en face de vous, c’était celle qui était enfouie tout au fond de moi. »

Depuis 2013, la chanteuse est ambassadrice auprès de l’UNAIDS (ONUSIDA).

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Edy Sex, chanteur gay angolais

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2000 ans d’homophobie en 60 citations, 2003 https://depavage.noblogs.org/post/2015/01/28/2000-ans-dhomophobie-en-60-citations-2003/ Tue, 27 Jan 2015 23:13:58 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=1083 Continuer la lecture →]]>

Mais qu’est-ce qui pourrait bien « rassembler » Himmler, Proudhon, Boutin, Mugabe, Eminem, Lacan, le Pape Jean-Paul II,  le Rabbin Sitruk et l’Ayatollah Musava Ardelsili… ?

Préambule au Dictionnaire de l’homophobie, sous la direction de Louis-Georges Tin, 2003

Les photos de manifs illustrant l’article sont celles de la mobilisation homophobe en faveur du mariage hétérosexuel (2013-2014). Les autres sont (aussi) des documents historiques.

Préambule au Dictionnaire de l’homophobie, Louis-Georges Tin, 2003

Florilège ? Pas vraiment. Un florilège est un bouquet de vers ou de poèmes, choisis pour leur beauté et pour leur grâce. Or il s’agit ici de propos homophobes divers, plus ou moins bêtes et méchants selon les cas. Anti-florilège donc, non pas pour constituer un bêtisier ou un catalogue raisonné de la haine, mais pour faire entendre quelques voix, quelques cris illustrant le propos, avant de passer à l’analyse proprement dite [1]. Dans ce triste voisinage se côtoient des personnages sinistres comme Himmler et des figures honorables, à l’instar de saint Paul. Dès lors, il ne s’agit pas, en pratiquant l’amalgame, de suggérer que tous ces gens se valent, dans une sorte de commune et ténébreuse ignominie, mais plutôt de montrer que les discours homophobes se retrouvent dans des contextes extrêmement variés, traversant les âges et les clivages, se chargeant chaque fois de significations très différentes… mais toujours homophobes.

Quoi qu’il en soit, cette sélection ne saurait constituer un échantillon représentatif, car au-delà des déclarations publiques plus ou moins tonitruantes, l’homophobie ordinaire se loge plutôt dans les interstices du silence. Silence, la nuit, des agressions physiques ou des brutalités policières ; silence, le jour, des petits mots et des non-dits. Dans la plupart des pays du monde, ces violences physiques, morales ou symboliques constituent en fait l’essentiel de l’homophobie, celle que les mots ne disent pas…

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Version théologico-politique

« L’homme qui couche avec un homme comme on couche avec une femme : c’est une abomination qu’ils ont tous deux commise, ils devront mourir, leur sang retombera sur eux » (Lévitique, 18, 22).

« Ni fornicateurs, ni idolâtres, ni dépravés, ni sodomites, ni voleurs, ni cupides, pas plus qu’ivrognes, insulteurs ou rapaces n’hériteront du royaume de Dieu » (Saint Paul, Corinthiens, 6, 9-10).

« Pas un seul autre vice ne pourrait être raisonnablement comparé à celui-ci, qui l’emporte sur tous les autres en impunité. Car ce vice apporte avec lui la mort du corps et la destruction de l’âme ; il souille la chair, étouffe la lumière de l’intelligence, jette l’Esprit saint hors de son temple, le cœur de l’homme, et installe à sa place le diable, l’éveille à des mauvais désirs ; il ferme absolument l’esprit à la vérité ; il trompe et oriente vers le mensonge ; il jette des rets sur le chemin et, quand un homme tombe dans la fosse, lui ferme toute fuite ; il ouvre les portes de l’enfer et ferme celles du Paradis » (Saint Pierre Damien, Liber Gomorrhianus, vers 1050).

« Celui qui est sodomite prouvé, doit perdre les couilles, et s’il le fait une seconde fois, il doit perdre le membre ; et s’il le fait une troisième fois, il doit être brûlé »

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« Femme qui le fait doit à chaque fois perdre un membre, et la troisième fois, doit être brûlée. Et tous leurs biens sont au roi » (Jostice et Plet, « ancienne coutume d’Orléans », vers 1260).

« Qui erre contre la foi, comme en mécréance, de laquelle il ne veut venir à voie de vérité, ou qui fait sodomiterie, il doit être brûlé » (Philippe de Beaumanoir, Les Coutumes de Beauvaisis, vers 1285).

« Dans chaque temple ou lieu de culte important, ils ont un homme ou deux, ou davantage, habillés en femmes depuis l’enfance, parlant comme les femmes et les imitant en manières, en vêtement et en tout. Les hommes, particulièrement les chefs, ont des relations charnelles impures avec eux les fêtes et les jours saints, comme s’il s’agissait d’un rite ou d’une cérémonie. Je le sais parce que j’en ai puni deux » (Cieza de Léon, Chroniques du Pérou, 1533).

« Si un homme consent à être sodomisé, les coupables seront condamnés au port de la cangue pendant un mois et à 100 coups de bâton » (Code de la dynastie Qing [Da Qing lüli], 1734).

« Je respecte les homosexuels comme je respecte les infirmes. Mais s’ils veulent transformer leur infirmité en santé, je dois dire que je ne suis pas d’accord » (Mgr Elchinger, évêque de Strasbourg, 1982).

« Dans certains domaines, tenir compte de la tendance sexuelle n’est pas une discrimination injuste, par exemple dans le placement des enfants à adopter ou leur mise en garde, dans l’engagement d’enseignants et d’entraîneurs sportifs et dans le recrutement militaire » (Cardinal Ratzinger, Jean-Paul II, Certaines considérations concernant la réponse à des propositions de loi sur la non-discrimination des personnes homosexuelles, 1992).

« S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves, la Tradition a toujours déclaré que les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés. Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas » (Catéchisme de l’Église catholique, 2357 à 2359, 1997).

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« Pour les homosexuels, l’islam a prescrit les peines les plus sévères […] Après que la preuve a été établie conformément à la sharia, il faudra se saisir de la personne, la maintenir debout, la partager en deux avec une épée et soit lui trancher la tête, soit la fendre en deux tout entière. Il (ou elle) tombera […] Après sa mort, il faudra dresser un bûcher, placer le cadavre dessus, y mettre le feu et le brûler, ou bien l’emporter sur une montagne et le précipiter. Puis les morceaux du cadavre devront être rassemblés et brûlés. Ou alors, il faudra creuser un trou, y faire un feu et l’y jeter vivant. Nous n’avons pas de telles punitions pour d’autres crimes » (Ayatollah Musava Ardelsili, Téhéran, 1998).

Version laïque

« Sans aller jusqu’à la mort, je regrette que cette infamie qui commence à se propager parmi nous, soit traitée avec tant d’indulgence. Je voudrais qu’elle fût, dans tous les cas, assimilée au viol, et punie de vingt ans de réclusion » (Pierre-Joseph Proudhon, Amour et mariage, 1858).

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« L’homosexualité fait échouer tout rendement […] Nous devons comprendre que si ce vice continue à se répandre en Allemagne sans que nous puissions le combattre, ce sera la fin de l’Allemagne, la fin du monde germanique » (Heinrich Himmler, Discours du 18 février 1937).

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« Dans la société soviétique, de saine moralité, l’homosexualité est réprimée en tant que dépravation sexuelle et punie par la loi, sauf en cas de désordre psychique […]. Dans les pays bourgeois, l’homosexualité, signe de la décomposition morale des classes dirigeantes, est en fait impossible à punir » (Encyclopédie soviétique, « Homosexualité », t. 12, 1952).

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« Il faut sanctionner le prosélytisme homosexuel. En effet, le plus grave péril qui menace la terre, c’est la dénatalité du monde occidental affronté à la surnatalité du Tiers Monde. De ce fait, j’estime que l’homosexualité conduit, si elle se développe, à la fin du monde » (Jean-Marie Le Pen, président du Front national, Fréquence gaie, 1984).

« À moins d’un heureux hasard médical, d’ici trois ou quatre ans, parmi les options à débattre, il faudra envisager l’extermination des homosexuels » (Dr Paul Cameron, Conservative Political Action Conférence, 1985).

« L’hétérosexualité, c’est mieux » (Édith Cresson, Premier ministre, 1991).

« Je confesse qu’il doit y avoir des homosexuels au Front national, mais il n’y a pas de folles. Elles sont invitées à aller voir ailleurs » (J.-M. Le Pen, Université d’été du FN, septembre 1995).

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« Les homosexuels sont pires que les porcs et les chiens » (M. Mugabe, président du Zimbabwe, 1995).

« Si vous me demandez si un instituteur homosexuel déclaré peut enseigner, ma réponse est non. Ce serait peu éducatif et moralement inopportun qu’une personne homosexuelle déclarée ou qui considère la pédophilie, somme toute, comme une forme d’amour, puisse enseigner. Ils devraient être exclus de la fonction publique » (Gianfranco Fini, leader du mouvement politique italien, Alleanza Nazionale, 1998).

« Je ne peux être favorable à ceux que j’appelle les fossoyeurs de l’humanité, ceux qui n’assurent pas l’avenir, les homosexuels » (François Abadie, sénateur du Parti radical de gauche, Nouvel Observateur, juin 2000).

« Il n’est pas bon qu’un homme aille avec un autre homme, ou une femme, avec une autre femme. Cela va à l’encontre de la tradition africaine et des enseignements de la Bible » (Daniel Arap Moi, président du Kenya, 2000).

« Les lesbiennes utilisent l’orifice de vie dans leurs ébats. Par contre les homosexuels utilisent l’orifice de déjection » (Didier Ratsiraka, président de Madagascar, La Tribune de Madagascar, 27 mars 2001).

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Version scientifique

« Le pédéraste contrevient à l’hygiène, à la netteté et il ignore la lustration qui purifie. L’état des fesses, le relâchement du sphincter, l’anus en entonnoir ou bien la forme et la dimension du pénis signent l’appartenance à l’espèce nouvelle. Monstre dans la nouvelle galerie des monstres, le pédéraste a partie liée avec l’animal ; dans ses coïts, il évoque le chien. Sa nature l’associe à l’excrément » (Ambroise Tardieu, Études médico-légales sur les attentats aux mœurs, 1857).

« L’homosexualité est un stigmate fonctionnel de dégénérescence et une tare névro-psychopathologique » (Richard von Krafft-Ebing, Psychopathia Sexualis, 1886).

« L’homosexualité est la négation de la volonté humaine dans un de ses points les plus sensibles, car la volonté humaine porte d’une façon vivante en elle l’idéal d’une perpétuation. Ce simple fait suffit pour imposer l’hétérosexualité en tant que norme, et pour placer toute perversion, y compris la masturbation, au rang du crime, de l’égarement ou du péché » (Dr Alfred Adler, Le Problème de l’homosexualité, 1917).

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« En trente-huit ans, l’école n’a produit aucun homosexuel. La raison en est que la liberté donne des enfants sains » (Dr Alexander-Sutherland Neill, Libres Enfants de Summerhill, 1960).

« Que l’on ne vienne pas nous dire, sous prétexte que c’était une perversion reçue, approuvée, voire fêtée, que ce n’était pas une perversion. L’homosexualité n’en reste pas moins ce que c’est : une perversion » (Lacan, Séminaire, vol. VIII, « Le Transfert », 1960-1961).

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« L’homosexuel pur, indemne de tout potentialité de névrose, me paraît exceptionnel, nous ne le rencontrons pas dans nos cabinets de consultations » (Dr Marcel Eck, Sodome, 1966).

« L’homosexualité reste l’impasse de la non-fraternité et de la non-vie » (Dr Éliane Amado Lévy-Valensi, Le Grand Désarroi : aux sources de l’énigme homosexuelle, 1973).

« Ce virus [HIV] a eu le génie de s’attaquer à ceux qui ont transformé la physiologie de la reproduction en plaisirs frelatés […] En cette période où tout ce qui est contre la morale, même naturelle, est admiré, ce virus savait où frapper » (Pr German, président de l’Académie de pharmacie, 1991).

« L’homosexualité fait partie des états premiers de la sexualité humaine, elle ne représente pas la fin de la sexualité, qui, dans le meilleur des cas, s’achemine vers l’hétérosexualité. L’homosexualité n’est pas du tout un choix d’objet parmi d’autres mais un complexe qui signe l’échec de l’intériorisation de l’autre » (Tony Anatrella, prêtre et psychanalyste, Le Monde, 10 octobre 1998).

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Version littéraire

« Imaginez-vous ce que sont exactement les pratiques sexuelles entre deux hommes, et essayez de ne pas vomir » (Camille Mauclair, Les Marges, mars 1926).

« J’estime que cette perversion d’un instinct naturel, comme bien d’autres perversions, est un indice de la profonde décadence sociale et morale d’une certaine partie de la société actuelle » (Henri Barbusse, Les Marges, mars 1926).

« Pour qui a la responsabilité de parler et de nommer dans un contexte éducatif, d’enseignement, d’accompagnement, de régulation ou d’élaboration des normes, il m’apparaît relever de l’honnêteté intellectuelle et morale que d’oser affirmer la non-équivalence entre les forme d’affectivité homosexuelle ou hétérosexuelle. À la différence d’autres qualifications évoquées plus haut, des expressions comme “forme anormative de la sexualité” ou “conduites objectivement déficientes” ne me paraissent ni blessantes ni humiliantes pour les personnes. Qui ne connaît des déficiences en certains aspects de sa personnalité, en sa sexualité particulièrement ? La sexualité n’est pas seulement le lieu de nos capacités et de nos performances, elle est aussi celui de nos vulnérabilités et de nos défaillances » (Xavier Lacroix, L’Amour du semblable, Questions sur l’homosexualité, 1995).

« Je vais faire pousser des cris, mais je suis prêt à affirmer qu’on ne peut pas être homosexuel et heureux » (Sébastien, Ne deviens pas gay tu finiras triste, 1998).

« Mes mots sont comme un poignard à bord dentelé, ils te poignarderont dans la tête, que tu sois un pédé ou une gouine. […] Si je déteste les pédés ? La réponse est oui » (Eminem, The Marshall Mathers LP, 2000).

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Version défaitiste [2]

« La raison pour laquelle le couple homosexuel n’a pas accès au mariage est que celui-ci est l’institution qui inscrit la différence des sexes dans l’ordre symbolique, en liant couple et filiation » (Irène Théry, « Le cus en question », Notes de la Fondation Saint-Simon, cf. aussi Esprit, octobre 1997).

« Sodome réclame droit de cité » (H. Lécuyer, in « La Notion juridique de couple », Economica, 1998).

« Nous voilà revenus aux temps barbares » (Christine Boutin, députée UDF, membre du conseil pontifical de la Famille, Le Mariage des homosexuels ?, 1998).

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« Où placera-t-on la frontière, pour un enfant adopté, entre l’homosexualité et la pédophilie ? » (Christine Boutin, députée UDF, membre du conseil pontifical de la Famille, Le Mariage des homosexuels ?, 1998).

« Ce sont les fondements de la civilisation et de la démocratie qui seraient remis en cause » (Christine Boutin, députée UDF, membre du conseil pontifical de la Famille, Le Mariage des homosexuels ?, 1998).

« S’il y a des pédés ici, je leur pisse à la raie » (Michel Meylan, député DL, 1998).

« C’est l’homosexualité et toutes les perversions sexuelles qui envahissent la littérature, le cinéma, le théâtre, les médias et assaillent les très jeunes sans défenses appropriées » (tract de l’Association Avenir de la culture, 1998).

« Impropre à assurer le renouvellement des membres qui composent celle-ci [la société], l’homosexualité est, par nature, un comportement mortel pour la société. Ce n’est pas là une appréciation d’ordre moral et subjectif, mais une constatation biologique élémentaire » (Jean-Luc Auber, note sous arrêt Cour de cassation 3e Civ. du 17 décembre 1997, Recueil Dalloz, 1998, 9e cahier Jurisprudence).

« Il ne peut y avoir aucune équivalence entre couples hétérosexuels et couples homosexuels. Cette évidence ne s’inspire d’aucune considération morale ou intégriste » (Jean-François Mattei, député DL, 1998).

« Toutes les études sociologiques ont prouvé que généralement le couple homosexuel a des revenus supérieurs au couple hétérosexuel pour d’évidentes raisons. Il est donc déraisonnable d’offrir à tous les mêmes avantages dès lors que les justifications de ces avantages manquent » (Bernard Beignier, « Une nouvelle proposition de la loi relative au cus : copie à revoir », Droit de la famille, Jurisclasseur, Chronique, avril 1997).

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« Accepter que des couples puissent se constituer autrement que dans la relation conjugale d’un homme et d’une femme, c’est aller contre l’équilibre naturel établi par Dieu. Sous couvert de démocratie, notre société tend à légiférer selon l’évolution des mœurs. […] Lorsque l’homme porte atteinte à la nature, il porte atteinte à Dieu et à lui-même » (Joseph Sitruk, Grand Rabbin de France, Le Figaro, 2 juillet 1996).

« Stérilisez-les ! » (Pierre Lellouche, député RPR, 1998).

« Ne voient-ils donc pas que Pacs et clone, c’est la même chose ? À savoir la primauté du même au détriment de l’altérité. À savoir, la remise en question radicale de l’opposition incontournable et de la nécessaire complémentarité homme-femme » (Simone Korff-Sausse, psychanalyste, Libération, 1998).

« Un tas de pédés, de folles, de gouines, de timbrés, de malheureux, de malheureuses, d’escrocs, de minus habens, de camés, de lecteurs de Cyril Collard, vont enfin pouvoir se promener dans la rue comme monsieur et madame, après la sortie de la messe, avec le saint-honoré » (National Hebdo, 10 septembre 1998).

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« Le fait de confier des enfants à des couples d’homosexuels masculins (comme cela se produira un jour ou l’autre par l’évolution logique si le Pacs est adopté), ce fait-là ne manquera donc pas d’accroître encore les risques pédophiliques qui sont déjà en plein essor » (Emmanuel Le Roy Ladurie, Le Figaro, 19 octobre 1998).

« C’est une révolution. Voulez-vous que demain, à la porte de l’école, un couple d’homosexuels regarde sortir vos enfants ou vos petits-enfants ? Voulez-vous qu’ils aient pour petits camarades des enfants de leur âge qui n’auront pas de maman, mais deux “papa” ? Voulez-vous payer plus d’impôts uniquement pour que des invertis vivant en couple en payent moins ? Demain, la cohabitation homosexuelle va être reconnue à l’égal du mariage… Et le mariage lui-même sera rendu obsolète ! […] Vous le savez, l’offensive du lobby homosexuel est le fer de lance de la destruction des principes essentiels de notre civilisation » (tract de l’Association Avenir de la culture, 1998).

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« Ce projet suscite une répulsion profonde, y compris chez les électeurs socialistes. C’est une législation de temps de décadence, pire que celle de la fin de l’Empire romain » (Jean Foyer, ancien garde des Sceaux, 1998).

« Votre révolution du Pacs, c’est le retour à la barbarie » (Philippe de Villiers, député, 1998).

« Il y a des zoophiles aussi » (Jacques Myard, député RPR, 1998).

« Pas de neveux pour les tantouzes ! » (slogan de la manifestation anti-Pacs du 31 janvier 1999).

« Les homosexuels d’aujourd’hui sont les pédophiles de demain » (slogan de la manifestation anti-Pacs du 31 janvier 1999).

« Les pédés au bûcher ! » (slogan de la manifestation anti-Pacs du 31 janvier 1999).

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Notes

[1] Ce « florilège » a été publié en préambule du Dictionnaire de l’homophobie, coordonné par Louis-Georges Tin.

[2] Il s’agit ici, plus précisément, des propos apocalyptiques tenus par les adversaires du PACS au moment où celui-ci a commencé à entrer dans l’agenda politique.

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[actu] Syrie : situation des gays et des « personnes présentées comme homosexuelles » https://depavage.noblogs.org/post/2015/01/24/actu-syrie-situation-des-gays-et-des-personnes-presentees-comme-homosexuelles/ Sat, 24 Jan 2015 20:38:48 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=907 Continuer la lecture →]]>

Ar_Gay_SyrQuelques articles issus de mass médias sur la situation des homos et de ceux considérés comme tels en Syrie et dans la région…

 Voir les précédents articles.

14 exécutés en six mois pour adultère ou homosexualité

Publié le 14 janvier par le média gay dominant Tétu avec le média colonialiste AFP.

Les jihadistes et les groupes islamistes ont exécuté depuis la mi-juillet en Syrie sept hommes et sept femmes pour adultère ou homosexualité, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

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La dernière victime recensée est une femme accusée « d’infidélité » qui a été tuée par le Front al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda, dans la province d’Idleb (nord-ouest), selon cette ONG qui dispose d’un vaste réseau de militants et de sources médicales dans le pays.

Dans une vidéo postée par l’Observatoire, un groupe de combattants d’Al-Nosra attachent une femme avant de l’abattre avec un pistolet dans la ville de Maaret Noomane. Le supplice a lieu devant une foule de civils et de combattants tandis qu’un jihadiste accuse la femme « d’adultère ».

L’OSDH fait état de 13 autres personnes exécutées pour adultère ou homosexualité depuis juillet. Parmi elles figure un homme accusé aussi d’adultère et lapidé l’an dernier par le Front al-Nosra et d’autres groupes islamistes à Saraqeb, dans la province d’Idleb.

DEUX « GAYS » JETÉS D’UN IMMEUBLE
Les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont pour leur part donné la mort à trois femmes pour le même motif et à deux hommes « pour avoir eu des pratiques indécentes avec d’autres hommes ».

Un groupe islamiste dans la province septentrionale d’Alep et l’EI dans celle de Deir Ezzor (est) ont jeté chacun homme d’un immeuble avant de le lapider pour homosexualité.

D’autres groupes ont mis à mort trois femmes dans la province centrale de Hama pour adultère, dont une lapidée par son propre père.

Le directeur de l’OSDH Rami Abdel Rahmane a affirmé à l’AFP qu’il y avait eu sûrement d’autres exécutions de ce type en Syrie, mais qui n’avaient pas été documentées.

L’EI a émergé durant la guerre en Syrie au printemps 2013 et a proclamé un califat sur les larges pans de territoire qu’il a conquis en Irak et en Syrie.

 

Plusieurs associations mettent en garde sur le relai des messages de propagande véhiculés par Daesh.

Exécution de personnes présentées comme homosexuelles en Syrie: pourquoi il faut être prudent

Publié par le massmédia gay yagg.

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Sur plusieurs sites internet proches de l’État islamique, des photos présentant deux hommes jetés du haut d’un immeuble ont été publiées samedi 17 janvier. En légende, les mots suivants: «Cette exécution est une punition pour avoir commis le crime du peuple de Lot en les poussant depuis le sommet d’un grand immeuble». Ce que Daesh interprète comme le «crime du peuple de Lot» correspond en fait à l’homosexualité. Le mode opératoire des djihadistes n’a pas varié depuis les exécutions précédentes: le but recherché demeure de créer un spectacle fondé sur la terreur, comme l’expliquait à Yagg le spécialiste de l’islam politique Olivier Roy. Pour l’International Gay and Lesbian Human Rights Commission (IGLHRC) et l’association de défense des droits des femmes Madre, il convient de faire attention lorsque l’on évoque ces crimes afin de ne pas mettre en danger les personnes LGBT de la région.

«ENLEVER TOUTE CRÉDIBILITÉ À DES ADVERSAIRES»
Car les personnes présentées comme homosexuelles par Daesh ne le sont pas forcément. Compte tenu de la situation locale, il est très difficile d’obtenir des informations fiables sur l’orientation sexuelle des personnes exécutées, font valoir les deux organisations dans un communiqué. «Pour le moment, parler publiquement de ces hommes en tant que “gays” ne peut créer que des problèmes, préviennent-elles. Si ces hommes ne s’identifiaient pas comme homosexuels, cette allégation est incorrecte et rend plus obscures les motivations qui ont poussé l’État islamique à les présenter publiquement comme tels. Si ces hommes se considéraient effectivement comme des homosexuels,  il faut faire preuve d’une extrême prudence et consulter les personnes qu’ils aimaient pour déterminer si une large communication pourrait nuire à leur famille, à leurs proches et à leurs partenaires.»

Pour Madre et l’IGLHRC, Daesh pourrait utiliser l’homosexualité pour saper l’influence d’opposants: «Accuser des adversaires d’être homosexuel.le.s est une stratégie déjà utilisée à travers le monde entier pour enlever toute crédibilité à ces adversaires», rappellent les organisations. Celles-ci demandent à chacun.e de faire preuve de précision car les informations véhiculées par Daesh ont un impact direct sur la vie des populations locales: après des rumeurs de massacres en 2012, plusieurs personnes LGBT ont quitté le pays, se sont cachées ou ont songé au suicide, indique l’IGLHRC.

La stratégie de propagande mise en œuvre par l’État islamique reposant sur la terreur, propager les images de Daesh sans recul participe de cette stratégie.

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Etre gay en Syrie

Publié en décembre 2013 par le massmédia Foreign office / Slate.

Coincée entre le régime de Bachar el-Assad et les islamistes, la communauté gay de Syrie doit lutter pour sa survie. Ce qui, pour ces hommes qui n’ont nulle part où aller, veut bien souvent dire quitter la Syrie, pour un ailleurs peu sûr.

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Quand les rebelles syriens ont pris Racca en mars 2013, on aurait pu croire que la capture de cette cité nordique qui était jusque-là contrôlée par le régime du président Bachar el-Assad leur suffirait. Ils ne se sont pas immiscés dans la vie privée des citoyens selon Amir, un Syrien originaire de la ville.

Cette période de calme n’a hélas pas duré. Quand des groupes islamistes comme l’Etat islamique d’Irak et du Levant (ISIS) et le Front al-Nosra, tous deux apparentés à al-Qaida, ont commencé à monter en puissance, ils ont imposé leur interprétation de la justice islamique à la population.

«Petit à petit, ils ont entrepris de purifier la ville de ses éléments non islamiques, raconte Amir. Ailleurs, il y a des tribunaux, des procès… Mais avec eux, en un jour ou deux, ils peuvent décider de vous décapiter.»

La vie à Racca est rapidement devenue impossible pour Amir, qui est gay. Il a réussi à s’enfuir à Beyrouth. Il est sûr et certain d’être recherché par les djihadistes.

«Avant, avec le gouvernement syrien, on pouvait s’en sortir avec des pots-de-vin, nous explique-t-il. Mais certaines personnes sont tellement religieuses qu’elles résistent aux pots-de-vin.»

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Tandis que les violences en Syrie se poursuivent, de nombreuses personnes se sont réfugiées auprès de leurs communautés ethniques ou religieuses pour y trouver la protection. Mais contrairement aux autres groupes minoritaires comme les chrétiens, les kurdes et les alaouites, les minorités sexuelles, et en particulier les homosexuels, ne bénéficient d’aucune protection de la part des institutions politiques, ethniques ou religieuses. Les homosexuels syriens ne sont nulle part à l’abri: dans tout le pays, ils ont été à la fois la cible d’attaques de militants pro-régimes et de miliciens islamistes. Parfois à cause de leur orientation sexuelle, mais aussi parce qu’ils sont perçus comme une proie facile à dépouiller au milieu d’une guerre chaotique.

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Une violence qui peut aller jusqu’à la mort

 En tant que responsable du programme au Projet d’assistance aux réfugiés irakiens (Irap), j’ai eu l’occasion d’interviewer des dizaines de réfugiés homosexuels syriens qui ont fui au Liban pour échapper à la persécution. L’Irap fournit une assistance légale à des réfugiés de toutes nationalités pour les aider à se réinstaller. De nombreux Syriens homosexuels ont accepté de témoigner pour m’aider à écrire cet article, sans que ce soit lié à l’assistance qu’ils ont reçue de la part d’Irap. Au cours de nos conversations, ces hommes ont décrit une culture de la violence véritablement choquante, même quand on prend en compte les innombrables et incroyables violations des droits de l’homme commises par la Syrie.

Les homosexuels qui sont toujours en Syrie ne doivent pas seulement éviter d’être découverts, puisque la capture d’une de leurs connaissances peut également représenter une menace mortelle. Amir se rappelle d’un de ses amis homosexuels, Badr, qui a été kidnappé l’été dernier par le Front al-Nosra, avant d’être torturé pour obtenir des informations sur d’autres homosexuels puis exécuté:

«Quelques jours plus tard, le Front al-Nosra a rassemblé des gens sur la place et a dénoncé un autre type en disant qu’il était pédé, raconte Amir. Ils lui ont coupé la tête avec une épée.»

Toute cette violence ne semble pourtant pas uniquement liée aux croyances islamistes. Il se pourrait qu’elle soit également provoquée par une simple envie de manifester son pouvoir et son autorité. Certains homosexuels ont eux-mêmes participé à des actes de violence à l’encontre de leurs semblables, en toute conscience du fait qu’ils risquaient d’être démasqués.

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Imad raconte ainsi l’histoire d’une connaissance homosexuelle qui combat actuellement aux côtés d’un groupe islamiste:

«Il couchait avec un de mes amis homosexuels pour de l’argent, et puis il a disparu pendant quelques mois. En fait, il était en train de suivre un entraînement militaire à l’étranger. Il est revenu avec une longue barbe. Il est sûrement motivé par l’argent et par la protection qu’ils peuvent lui apporter.»

Les réfugiés qui fuient les violences en Syrie peuvent en général se contenter d’éviter les zones contrôlées par le groupe auquel ils s’opposent, mais dans le cas des homosexuels, les violences ne sont pas confinées à une seule zone géographique. Un résident de Damas, Najib, a fui sa maison après que son frère a découvert qu’il était gay. Son travail l’a conduit à rejoindre une banlieue de la capitale contrôlée par les rebelles, où il a entamé une relation avec un combattant islamiste. Le chef de la brigade, un musulman très conservateur, a commencé à avoir des soupçons sur leur relation, ce qui a forcé Najib à fuir une nouvelle fois pour se réfugier dans une banlieue plus proche de la ville.

Etat, opposition, tout le monde s’en prend aux homos

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Un matin, des miliciens pro-régime l’ont arrêté à un point de contrôle. Najib a reconnu l’un des hommes, Kheder: il l’avait vu dans un parc qui servait de lieu de rendez-vous non officiel pour les homosexuels avant la révolution. Les hommes lui ont bandé les yeux et l’ont amené à l’intérieur d’un bâtiment, avant de lui réclamer 15.000 dollars s’il ne voulait pas être livré aux autorités de l’Etat.

«Après ça, ils m’ont dit de me déshabiller. Ils ont pris mon téléphone et m’ont photographié, raconte-t-il. Un autre type m’a mis un coup de pied dans la tête et m’a traité de prostitué. Après ça, ils m’ont violé.»

Najib a apporté de l’argent le lendemain, et a promis qu’il amènerait le reste de la somme dans les jours qui suivraient. Au lieu de ça, il a fui au Liban.

«Une personne homosexuelle en Syrie est prise entre deux feux: celui du régime, et celui de l’opposition, explique-t-il. Le problème, c’est que la plupart des gens trouvent normal qu’on s’en prenne aux homosexuels.»

Même si les actes de violence sont devenus de plus en plus communs ces dernières années, la persécution des homosexuels en Syrie date de bien avant le soulèvement. Le code pénal syrien stipule qu’un acte sexuel «non naturel» est un crime qui peut entraîner une peine de prison de trois ans. Le manque général d’acceptation de la société syrienne envers l’homosexualité a toujours forcé les homosexuels à vivre cachés et à se voir en secret pour éviter d’être arrêtés ou de subir les représailles d’un «crime contre l’honneur».

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En 2009, la police a arrêté un groupe d’homosexuels à Racca après avoir obtenu un enregistrement de deux hommes en train de faire l’amour. Les policiers ont eu recours à la torture pour obtenir les noms d’autres homosexuels, avant de les arrêter eux aussi.

«Beaucoup de gens ont été attachés et roués de coup avant d’être interrogés. La plupart d’entre eux ont avoué leur homosexualité juste pour qu’on arrête de les torturer, m’explique Selim, un jeune homosexuel qui a fui Racca au printemps dernier, en parlant de la situation dans cette ville avant la révolution. Par contre, si on connaissait quelqu’un de haut placé au gouvernement, on pouvait s’en tirer. Tout le monde n’était pas arrêté. Certains subissaient juste un chantage alors que d’autres versaient des pots de vin à la police.»

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Beyrouth, un asile qui n’est pas le paradis

Pour certains Syriens homosexuels, des membres de leur propre famille pouvaient représenter la plus grande menace d’être découvert. Joseph, un chrétien originaire de Deir Ez-Zor, une ville de l’est du pays, a fui la Syrie il y a quelques mois après avoir oublié d’éteindre son ordinateur dans un café alors qu’il se trouvait avec ses cousins. Il était en pleine conversation avec son petit-ami.

«Le lendemain, ils sont venus me voir et m’ont dit de quitter la Syrie, parce que j’allais déshonorer notre famille. Ils m’ont menacé de me tuer si je refusais de partir.»

Dans les 24 heures, Joseph est parti pour le Liban.

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Même si Beyrouth est souvent considérée comme la ville la plus ouverte et libérée du Moyen-Orient, de nombreux réfugiés gays trouvent que leur situation n’y est pas beaucoup plus enviable. Dans la capitale libanaise, certains ont découvert qu’ils étaient exploités de la même manière que dans leur pays d’origine.

Hussein a fui le nord de la Syrie au printemps dernier, après qu’un membre de sa famille a essayé de l’assassiner en apprenant qu’il était gay. Il ne connaissait personne à Beyrouth et a commencé à dormir sur la plage. Il a été forcé de se prostituer pour survivre.

«Une fois, un type m’a ramassé pour coucher avec moi, me raconte-t-il. En fait, j’ai été violé par tout un groupe d’hommes libanais. Après l’agression, je suis retourné sur la plage parce que je n’avais nulle part où aller.»

Au cours de mes entretiens, quand je leur ai demandé s’ils ne pouvaient pas trouver un endroit plus sûr, la plupart des réfugiés homosexuels syriens m’ont toujours répondu la même chose: ils n’ont nulle par où aller. Cette situation doit changer: même s’il est difficile d’attendre plus de droits pour les homosexuels dans une société conservatrice en pleine guerre civile, les organisations d’aide aux réfugiés peuvent faire plus pour aider cette minorité oubliée. L’équipe devrait être particulièrement entraînée pour faire face aux besoins de cette population, on devrait développer les services d’aide aux hommes victimes de violences sexuelles, les individus les plus vulnérables devraient bénéficier d’un refuge plus sûr, et les réfugiés qui présentent le plus de risques devraient être déplacés dans un autre pays.

Yaman, un Syrien homosexuel qui a fui Kameshli, une ville au nord du pays, décrit son incapacité à trouver un logement à Beyrouth, et comment il a été ramassé dans la rue par un homme riche en échange de ses services sexuels. L’homme en question l’enfermait à l’intérieur de sa maison quand il partait travailler pour garder Yaman prisonnier.

«Après un temps, je ne pouvais plus le supporter, alors je suis parti, raconte-t-il. Je préfère encore être affamé et vivre dans la rue.»

Haley Bobseine
Responsable du programme Moyen-Orient du Iraqi Refugee Assistance Project

Traduit par Hélène Oscar Kempeneers

NDLE: Tous les noms ont été changés pour conserver l’anonymat des témoins.

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[actu] Suisse : préservatif et confettis sur de fervents catholiques https://depavage.noblogs.org/post/2015/01/16/actu-suisse-preservatif-et-confettis-sur-de-fervent-catholiques/ Fri, 16 Jan 2015 01:36:10 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=830 Continuer la lecture →]]> 1000x1000Trouvé sur le média gay mainstream suisse 360°. Publié le 17 décembre 2014.

Ce week-end à Berne, le groupe bernois «Lieber Glitzer» s’est invité à une célébration de l’ICF (International Christian Fellowship), avec une banderole dévoilant deux femmes s’embrassant sous le slogan «Aime ton prochain».

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Moderne mais conservateur

L’église libre ICF (qui voulait accueillir The Call de Lou Engle à Genève) a pour sermon classique au sujet du mariage homosexuel: «Le rêve de Dieu est le mariage hétérosexuel». Pour l’expert des sectes Hans Stamm, «l’homosexualité est considérée comme non naturelle, parfois même comme une aberration ou une punition de Dieu.»

Profitant d’une des célébrations très modernes de l’ICF (concerts, chansons, danse, une vraie boîte de nuit), les militants de «Lieber Glitzer» ont fait irruption sur la scène, en lançant préservatifs et confettis sur le public, relate le 20Minuten. «Nous voulions faire bouger les jeunes croyants», explique un charpentier de 22 ans qui a participé à la flash mob.

Un ange passe

Vite arrivés, vite partis, les activistes ont quitté la scène pop, laissant les fidèles babas: «Personne dans la salle ne savait exactement quoi faire après ça», dit Nicholas Burkhalter, pasteur de ICF Berne. Il aurait plutôt apprécié une conversation calme, pour débattre.

 

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[actu] Syrie : l’Etat islamique continue d’exécuter des homosexuels https://depavage.noblogs.org/post/2014/12/17/actu-syrie-letat-islamique-continue-dexecuter-des-homosexuels/ Wed, 17 Dec 2014 00:50:49 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=760 Continuer la lecture →]]> OFFENSE ETAT ISLAMIQUEDeux articles de mass médias publiés les 26 novembre et 10 décembre sur les assassinats d’homosexuels perpétrés par l’organisation islamiste de l’EI.

Solidarité avec celles et ceux qui luttent, au Rojava, en Syrie, en Irak, à la frontière turque et ailleurs, contre les atrocités commises par l’Etat Islamique, Bachal El Assad et les milices chiites, en autres. Pour plus d’info sur la situation sur place et en particulier dans la région du Rojava rojavasolidarite.noblogs.org (en Syrie syrianfacts.wordpress.com ou facebook.com/rev.syfr et en Irak solidariteirak.org)

 

L’Etat islamique revendique l’exécution d’«homosexuels»

L’organisation  prétend avoir procédé à la lapidation d’un jeune gay en Syrie, après la découverte d’images compromettantes sur son mobile.

26 nov. 2014, média gay suisse 360°

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L’Observatoire syrien des droits de l’homme, une organisation proche de l’opposition au régime syrien basée à Londres, a rapporté mardi l’exécution de deux «homosexuels» présumés par l’organisation Etat islamique. L’un d’eux, âgé d’une vingtaine d’années, aurait été lapidé à Mayadin, après avoir été accusé par les jihadistes d’avoir commis des «actes indécents avec d’autres hommes». Des vidéos auraient été retrouvées sur son téléphone portable. L’autre exécution se serait déroulée non loin de là, dans la ville de Deir Ezzor. La victime serait un jeune de 18 ans, opposant aux jihadistes.

En septembre dernier, les rebelles, qui contrôlent une large part des territoires syrien et irakien, dont la deuxième ville irakienne, Mossoul, avaient annoncé leur volonté de s’en prendre aux gays, comparé à des «animaux», et placés dans la même catégorie que les dealers de drogue et les pédophiles. Depuis son offensive en Irak, cet été, Etat islamique est accusé par l’ONU d’ atrocités de masse et de crimes contre l’humanité.

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L’Etat Islamique poste des images d’un gay jeté du toit d’un immeuble

Le groupe de djihadiste opérant en Syrie et en Irak a annoncé avoir balancé un homme soupçonné d’être homosexuel, avant de le lapider à mort.

10 déc. 2014

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Il y a quelques semaines, l’Etat Islamique revendiquait l’assassinat de plusieurs homosexuels. En plus d’étendre son territoire et s’en prendre aux soi-disants impies, les terroristes continuent de se vanter de tuer des hommes soupçonnés d’être gay, tout en n’oubliant pas de prendre des images de l’horreur. Dernier acte de barbarie en date: le groupe a jeté un homme du haut d’un immeuble. Une fois à terre, ils l’ont lapidé à mort.

Endroit inconnu

Les photos, publiées ce mardi, étaient accompagnées de «l’explication» d’un tel acte: «La cour islamique du wilaya de l’Euphrate [région s’étendant entre la frontière syrienne et irakienne, ndlr.] a décidé que l’homme ayant pratiqué la sodomie devait être jeté du plus haut endroit de la cité et lapidé à mort.»

L’endroit exact où a eu lieu le meurtre n’est pas communiqué. Sur les autres photos postées par l’Etat Islamique, on peut voir l’homme gisant à terre, mort.

(via 360° et Pink News média gay mainstream francophone et anglophone)
 
 
 
OFFENSE ETAT ISLAMIQUE
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[actu] Parler de la sexualité redevient tabou à l’école https://depavage.noblogs.org/post/2014/12/07/sexualite-taboue-educationnationale/ Sun, 07 Dec 2014 01:43:37 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=731 Continuer la lecture →]]> 088Un enseignant d’un lycée parisien a été dénoncé par un syndicat de parents d’élèves pour son décryptage trop explicite de certaines œuvres littéraires.

Article du massmédia gay Yagg le 4 décembre.

Un prof gay témoigne : Parler de la sexualité redevient tabou à l’école

L’actualité récente montre que la «Manif pour tous» veut contrôler l’école et s’y infiltrer. Mais avant même que l’organisation homophobe soit parvenue à son but, «une chape de plomb est retombée» sur l’école, témoigne sur Yagg Damien, enseignant en français dans un lycée parisien (son prénom a été modifié). Ce professeur a eu la surprise d’apprendre qu’un syndicat de parents d’élèves avait envoyé un courrier à l’académie de Paris pour se plaindre de lui, après avoir évoqué les sous-entendus sexuels présents dans Manon Lescaut, œuvre jugée scandaleuse au XVIIIe siècle et à la dernière page du Père Goriot de Balzac.

Bisou mômes Anarchie

«DÉPASSER LES PRÉJUGÉS»
«On peut m’accuser de tout et n’importe quoi, on demande ma tête sans m’avoir rencontré parce qu’une élève dit que j’ai des propos tendancieux!», s’étonne Damien. Mais ce qui l’a le plus gêné dans cette affaire, c’est de ne pas avoir été protégé par l’institution scolaire: «En privé, l’inspectrice affirme qu’il ne faut pas castrer les textes, mais derrière, on n’a aucun soutien.»

Le quotidien de Damien est désormais fait «d’autocensure». «Auparavant, le 1er décembre, pour la journée de lutte contre le sida, je faisais un cours de vocabulaire, se souvient-il. Rapport bucco-génital, rapport anal, rapport vaginal, pénétration: des mots qui permettent aux élèves d’être en mesure de décrire leurs actes devant un médecin ou pour un test de dépistage. Ça se passait très bien. Mais maintenant, je ne le fais plus, parce que ça n’a plus de sens de prendre ce risque.»

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Le fait qu’il ait organisé des séances de théâtre au cours desquels il fait travailler les élèves sur leur respiration, notamment en s’appuyant sur le périnée – «Je leur expliquais qu’il est situé entre l’anus et la zone pubienne» – a aussi fait scandale. «Mieux respirer, ça les aide à mieux gérer leur stress, par exemple lorsqu’il faudra passer l’oral du bac de français, estime Damien. On est à l’école pour apprendre à dépasser les préjugés, mais maintenant, parler des fessées de Rousseau dans Les Confessions ou du désir charnel exprimé par Ronsard lorsqu’il écrit “Mignonne, allons voir si la rose”, je n’oserais plus le faire. Et de plus en plus de professeur.e.s se taisent sur la question de la sexualité.»

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IMPASSE SUR LES ŒUVRES D’AVANT-GARDE
Le mot «genre» étant devenu tabou dans les établissements scolaires, Damien fait désormais l’impasse sur les œuvres d’avant-garde qui explorent ce thème. «Tous les ans, en seconde, je faisais un cours sur les contraintes et les libertés, explique l’enseignant. Je les initiais à la façon dont le langage peut constituer une contrainte, mais que l’individu peut malgré tout être libre en créant sa propre langue au sein du langage codifié. Je leur présentais alors Anne Garréta, lesbienne et agrégée de grammaire, qui a écrit Sphinx, une histoire d’amour où le genre des protagonistes n’est pas dévoilé. Puisque le genre n’est pas marqué, je faisais réfléchir mes élèves à leurs projections, à la différence entre identité sexuelle et identité sexuée. Cette année, je ne l’ai pas abordé et des collègues m’ont d’ailleurs conseillé d’éviter cette œuvre.»

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«IL N’A QU’À PAS S’AFFICHER!»
Pour Damien, «on a d’un côté le mariage pour tous et le plan égalité, mais de l’autre une homophobie décomplexée et une liberté de parole réduite». Avec un élève qui lui a demandé rendez-vous et qui voulait visiblement évoquer la question de sa propre orientation sexuelle, Damien a été cash: «Je suis pédé, tu es pédé et on s’en fout». C’est la première fois que cet adolescent a pu parler de son homosexualité avec une personne adulte et il en a été soulagé, selon Damien, qui ajoute aussitôt: «Mais plus jamais je n’oserai faire ça, alors qu’on était dans un petit lycée de banlieue à l’époque. Les collègues diraient: “Il n’a qu’à pas s’afficher!” On vit dans une étrange et inquiétante situation, dans laquelle la parole est verrouillée, mais où on a droit à un psychodrame parce qu’on a donné un protège-cahier rose à un garçon. Mais l’école doit justement affirmer que oui, c’est possible pour un garçon.»

  Publié par Julien Massillon, massmedia Yagg
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Retour sur 5 fantasmes qui circulent autour de la PMA … et des luttes féministes https://depavage.noblogs.org/post/2014/11/25/5-fantasmes-autour-de-la-pma/ Tue, 25 Nov 2014 15:35:13 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=690 Continuer la lecture →]]> family_by_pyxelated-d50fh1kAu nom de la critique de la technologie, un certain nombre d’idées commencent à circuler dans les revues libertaires qui ont de moins en moins avoir avec la PMA et de plus en plus avoir avec des fantasmes sur la PMA… et sur le féminisme. Voici le top 5 des idées incongrues qui circulent aujourd’hui sur la Procréation médicale assistée (PMA).

1) La PMA c’est la marchandisation du vivant et l’avènement de la technoscience ? En France, lors des débats sur le mariage pour tous, la revendication des lesbiennes pour l’accès à la PMA était une revendication d’égal accès à un don de sperme. La PMA en France est un don de sperme, aujourd’hui autorisé de façon anonyme pour les héteros stériles dans les banques de sperme et remboursé par la sécurité sociale. Si le don de fluide corporel doit être questionné au regard de la technoscience, il est étrange que ce débat arrive avec la PMA alors que le don de sang existe depuis bien plus longtemps. Pourquoi porter systématiquement le débat de la PMA sur la « marchandisation » et la « médicalisation » et nier qu’aujourd’hui, le don de sperme est gratuit, anonyme et remboursé par la sécurité sociale pour les hétéros ? Le don de sperme artisanal ouvre quant à lui droit à une filiation alors qu’il faudrait justement pouvoir distinguer « donneur » et « parent » : si on peut être les deux, ce n’est pas toujours le cas. Il s’agit ici du risque de voir le géniteur revendiquer en toute légalité son rôle de père et sa paternité sur l’enfant au couple de femmes à qui il a « donné » son sperme. Comme l’indique Aude Vidal [1] , un couple de lesbiennes n’a pas à subir les intrusions d’un donneur dans leur vie. La revendication porte sur le droit de ne pas être à la merci d’un bon copain qui décidera peut-être un jour, quand le gosse sera propre ou qu’il sera devenu intéressant, de faire valoir ses droits de donneur, pardon de père. Pour toutes ces raisons, il faut des banques de spermes gratuites pour toustes.

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2) Si on se bat pour la PMA, on nie les problèmes de pollution qui sont responsables des problèmes d’infertilité massive ? Les lesbiennes n’ont pas de problème d’infertilité massive. Il n’y a aucun lien entre la revendication portée par les lesbiennes et les problèmes de pollution. Les lesbiennes revendiquent l’égal accès à un don de sperme (légal pour les héteros, illégal pour les lesbiennes). Comment rattacher la question de la pollution à la question du don de sperme pour les lesbiennes ? S’il n’y a pas de lutte secondaire, pourquoi faut-il choisir entre luttes féministes, sociales et luttes écolo : ne peut-on pas lutter pour la justice sociale, contre une société hétéronormée et contre la destruction capitaliste ?

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3) Ne faudrait-il pas plutôt avoir recours à l’adoption contre la marchandisation du vivant inhérente à la PMA ? Dans notre contexte, au nom de quel principe, l’adoption serait-elle, en soit, plus noble et plus propre que la PMA ? On pourrait estimer que depuis le séisme d’Haiti en 2010 [2] ou même le scandale de l’association de l’Arche de Zoe au Tchad en 2007 (les enfants victimes du Darfour), trop souvent, l’adoption rime avec transaction et trafic. De même, le pouvoir médical est également présent lorsque les futurs parents hétéros doivent cocher une case des listes des maladies et/ou handicaps qu’ils sont prêts à accepter ou pas au sein de leur futur foyer. Voir en l’adoption une alternative non marchande et non médicale à la PMA est un positionnement plus que douteux d’autant plus que les lesbiennes et homosexuels n’ont pas le droit d’adopter à l’étranger dans la plupart des pays.

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4) Les lesbiennes revendiquent le « Droit d’avoir un enfant », la preuve qu’elles sont consuméristes ? Il n’y a jamais eu de revendication du « droit d’avoir un enfant » durant les manifs de 2013-2014 en défense du mariage pour tous. C’est au sein du Lmpt (La manif pour tous) que cette expression sémantique est née pour ridiculiser et décrédibiliser la revendication d’accès des lesbiennes à la PMA et à l’adoption [3]. Puis, lorsque les sénateurs ont déposé un recours au conseil constitutionnel contre la loi du mariage pour tous, ils ont repris l’expression en indiquant que les droits « de » l’enfant devaient primer sur le droit « à » l’enfant . C’est avec ces mots que les sénateurs ont formulé le recours au conseil constitutionnel : « Le législateur consacre donc la volonté d’adultes de s’affranchir de toutes références à la procréation pour avoir un droit à l’enfant et s’approprier l’enfant afin d’établir à son égard un lien de filiation qui fasse délibérément obstacle à la vraisemblance biologique. Ainsi, en permettant l’adoption plénière par des couples de même sexe, le législateur méconnait l’intérêt général et notamment l’intérêt de l’enfant. » [4] Pourquoi parle-t-on de “droit à l’enfant” uniquement dans le cadre des couples homosexuels ? Pourquoi parler de « droit à l’enfant » au lieu de parler d’égal accès à l’adoption et à la PMA comme les hétéros ?

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5) On ne peut pas nier qu’il y a une différence des sexes dans notre société ? Le féminisme s’est battu contre l’idéologie naturaliste. Ainsi, détruire la différence des sexes, c’est supprimer la hiérarchie qui existe actuellement entre deux termes dont l’un est référé à l’autre, et infériorisé dans cette comparaison. On ne peut revendiquer le « droit à la différence », car cela signifie le droit à l’oppression. Cela ne signifie pas que « nous voulons devenir des hommes », car dans le même temps que nous détruisons l’idée de « La Femme », nous détruisons aussi l’idée de « l’Homme ». C’est le système patriarcal qui nous pose « différentes » pour justifier notre exploitation, la masquer. C’est lui qui nous impose l’idée d’une « nature », d’une « essence » féminine.[5]

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Aujourd’hui, lorsque LMPT (la manif pour tous) ou autres revendiquent qu’un enfant a besoin d’un papa et d’une maman, c’est bien l’ensemble des femmes qui sont renvoyées à la cuisine, à leur rôle, à leur place.

C’est bien une attaque contre toutes les femmes. Et il faut bien dénoncer ce discours patriarcal et lesbophobe.

 

SCAM (section carrément anti-masculiniste) scam(at)riseup.net

Vu
 
Texte publié le novembre 2014 sur Paris-Luttes.info

> Lire aussi, sur le même sujet :

Retour sur le passage d’Alexis Escudero à Paris et son livre « La reproduction artificielle de l’humain »

Hervé Le Meur ou la faillite de l’écologie à prétention radicale

 

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Hervé Le Meur ou la faillite de l’écologie à prétention radicale https://depavage.noblogs.org/post/2014/11/14/herve-le-meur-ou-la-faillite-de-lecologie-a-pretention-radicale/ Fri, 14 Nov 2014 19:54:59 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=631 Continuer la lecture →]]>
240px-Schwarm_Wanderheuschrecke« Le moins que je puisse dire, c’est que je reste pantois devant le fait que des libertaires diffusent de pareils textes sans y mettre le moindre bémol. Triste époque, en vérité. »
A propos de la loi sur le mariage gay… par André Dréan, août 2013

A propos de la loi sur le mariage « gay »

Hervé Le Meur ou la faillite de l’écologie à prétention radicale

Par André Dréan, août 2013

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Depuis plusieurs semaines, je reçois, y compris en provenance de personnes d’obédience libertaire, le texte d’Hervé Le Meur « Faut-il changer la nature de la filiation ? », paru dans le numéro d’été de la revue « L’Ecologiste ». En règle générale, il n’est pas accompagné de commentaires, ou alors parfois flatteurs. J’ai donc lu et relu le texte en question et je constate, sans surprise d’ailleurs, qu’il ne recèle rien de plus que les habituels préjugés qui constituent la ligne de défense commune de l’échiquier politique français hostile à la nouvelle loi sur le mariage « gay », échiquier qui inclut en partie des idéologues d’extrême droite, de droite, de gauche et même des écologistes. Loi que, bien entendu, je n’accepte pas, pas plus que les modes de domination qu’elle sanctionne et favorise, déjà pour la raison que je suis hostile à l’institution du mariage. Voici, en bref, ce que je pense du texte d’Hervé Le Meur que Yannick Blanc, le principal animateur du site « Pièce et Main d’œuvre », fait circuler dans le sillage de la rédaction de « L’Ecologiste », fondé par des écofascistes du genre de Teddy Goldsmith. Il montre, comme s’il était encore nécessaire de le prouver, que écologie ne rime pas nécessairement avec radicalité et que sous la même étiquette, nous pouvons retrouver toutes les couleurs de l’arc-en-ciel politique, la brune y compris.

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1 Si Hervé Le Meur s’était contenté de dire qu’il y a de l’incréé, dans notre monde, y compris en nous, bref des déterminations qui ne sont pas sociales, créées stricto sensu par notre activité transformatrice du monde, activité à la fois individuelle et sociale, je serais d’accord. De telles déterminations dites naturelles, bien qu’elles soient difficiles à cerner en tant que telles, tant elles sont imbriquées aux autres déterminations sociales, politiques, religieuses, morales, etc., depuis des temps immémoriaux, n’en existent pas moins. Par exemple, nous sommes aussi des mammifères et, jusqu’à preuve du contraire, ce n’est pas la domination qui nous a constitués ainsi, à moins de croire que depuis l’aube de l’humanité des modes de domination aient disposé des pouvoirs surhumains attribués à Dieu. Aujourd’hui, à l’ombre de l’Etat, il est vrai que la technoscience, en particulier dans le domaine de la procréation, tente de nous domestiquer à outrance, de nous réduire encore plus au statut de choses, manipulables à volonté, sous le prétexte de répondre aux désirs des individus tels qu’ils sont formatés par la société du capital. L’actuelle procréation assistée par la médecine, même si elle est différente de la transgenèse proprement dite dans la mesure où les procédés qu’elle utilise ne touchent pas au génome, participe à ce processus de domination. Mais entre le discours des gourous de la technoscience médicale, qui frise parfois l’eugénisme, et la réalité de leur puissance, il y a de notables différences. Leur ambition démiurgique rencontre des limites, à commencer par celles que leur opposent les individus qui n’entendent pas accepter leurs diktats. De toute façon, le pouvoir biomédical n’est ni plus, ni moins totalisateur que le mode de domination dont il est partie intégrante, lequel ne pourrait exister de façon quelque peu durable s’il était effectivement capable de nous transformer en totalité en cyborgs, y compris dans le domaine de la procréation. En ce sens, le « Meilleur des mondes » d’Aldous Huxley, le livre référence de bien des individus hostiles à l’institution médicale, relève de l’acceptation de l’utopie technoscientiste du capital, fusse pour la rejeter, alors qu’elle n’est pas à prendre au pied de la lettre.

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2 Mais concernant la notion clé de « nature », Hervé Le Meur définit comme « naturel » ce qui n’est pas « produit et contrôlé » par des « experts », ce qui revient à attribuer ce qualificatif à des déterminations sociales, y compris à celles spécifiques à des modes de domination, même millénaires, pour autant qu’ils ne présentent pas les traits de la domination technoscientiste la plus en pointe. Et donc, à les justifier. Il passe donc sans problème de la notion de déterminations naturelles à celle de nature, au sens des métaphysiciens, avec le moralisme d’origine chrétienne qu’elle charrie : « Nous pensons que tout écologiste garde une tendresse pour ce qui est naturel, c’est-à-dire non produit ou contrôlé par un expert et, parfois, moins efficace, moins joli… La nature devient alors l’instance extérieure qui garantit qu’un phénomène n’est pas contrôlé, est libre. Dans le domaine humain, elle justifie la liberté, l’altérité, le caractère sauvage, la finitude et la modestie mais elle est aussi un antidote contre l’idéologie de la croissance, de la population comme de l’économie, la volonté de toute-puissance et le consumérisme y compris dans la relation à l’autre. » Le caractère réactionnaire de telles envolées idéologiques, puant le mysticisme, n’est pas nouveau et il a déjà été signalé par de nombreux critiques du concept de « nature », avec son corollaire, celui « d’artificiel », y compris par moi, dans mon texte « La Société industrielle, mythe ou réalité ». Mais je ne suis ni le premier, ni le seul à le faire. Pour preuve, je citerais l’excellent passage de l’ouvrage collectif, « Contre L’Encyclopédie des nuisances », consacré à la métaphysique de la Nature, qui constitue la base commune de l’idéologie réductionniste des milieux hostiles à la prétendue « société industrielle » : « Au règne autocratique de la domination technique, il fallait donc pouvoir opposer un autre absolu. Il était tout trouvé : seule la Nature, adversaire métaphysique intraitable de la technique, était à même de faire sauter le verrou. Dans la langue de tartufe des “encyclopédistes” cela donnera un récit à haute teneur épique : l’assaut de la technique contre “la nature extérieure” et “la nature en l’homme”. La virulence criminelle de leur critique est tout entière dédiée à la dénonciation de la profanation de l’ordre immuable de la nature. Cet outrage soulève tellement le cœur endurci des “encyclopédistes” qu’à partir de cette horreur sacrée, ils peuvent déployer le théâtre où nature vierge et technique entreprenante radotent leur éternelle scène de ménage. Ils pouvaient alors glisser à vive allure vers les formes les plus baroques de l’écologisme radical pour partager avec ce dernier une même façon de concevoir le cours des choses et la contradiction centrale qui l’affecte : l’opposition fondamentale de notre temps résiderait dans les limites que la nature offre aux activités productives des sociétés humaines. » Nous le voyons, Hervé Le Meur n’a rien inventé et il n’est guère étonnant que, à partir de cette prétendue critique heideggerienne de la technologie, qui constitue la base commune de bon nombre d’écologistes, écofascistes inclus, il soit applaudi par d’autres partisans du « naturel » contre « l’artificiel », tel le site des journalistes chrétiens et d’autres lobbies de la même veine. Ce qui est inévitable car, dans l’approche d’Hervé Le Meur, la Nature n’est manifestement que le Dieu du christianisme sécularisé, doté pour l’essentiel des mêmes attributs. Comme d’aucuns s’en remettent à la grâce de Dieu comme sauveur suprême, il s’en remet, lui, à celle de la Nature.

 

Opponents to gay marriage, adoption and procreation assistance wave flags and shout slogans during a demonstration in Marseille

3 A partir de là, il n’est pas étonnant qu’Hervé Le Meur affirme « en préambule que si le mariage gay avait été séparable de l’adoption, nous n’aurions vu aucun argument lié à nos convictions écologistes qui s’y oppose. Le mariage est une institution et pas un fait de nature, alors que l’engendrement en est un. » Passons sur le fait qu’il parle de mariage en général, en dehors du temps et de l’espace, alors que la discussion porte sur l’institution du mariage actuel en France. En d’autres termes, il n’est pas hostile à la permanence de l’une des principales institutions de l’Etat moderne mais seulement à l’adoption par des gays ! Il atteint là le summum de la pensée naturaliste régressive. Que la procréation ait aussi des dimensions sociales, des plus diverses d’ailleurs selon les époques, les modes d’être et de représentation sociales, politiques, religieuses, etc., c’est quelque chose qui ne peut être négligé que par les adeptes du biologisme le plus vulgaire. Même bon nombre d’anthropologues actuels ne défendent plus depuis longtemps de pareilles inepties, sauf, dans l’école française, les continuateurs du structuralisme de Claude Lévi-Strauss, telle Françoise Héritier, éminence grise du pouvoir actuel, qui parle, à propos de l’acte de procréer, « d’invariant biologique ». Or, la séparation tranchée entre le « naturel » et le « social » n’est que l’un des préjugés les plus tenaces, propre à l’Etat issu de la prise du pouvoir par la bourgeoisie à l’époque de la révolution française, l’Etat républicain dont la France fut le modèle. La biologie, comme d’ailleurs l’ensemble des prétendues sciences de la nature, n’est que l’une des sciences sociales qui n’avoue pas son nom. Ce qui est confirmé, de facto, par Hervé Le Meur puisque c’est la possibilité d’adoption par des gays qui le préoccupe au premier chef, à savoir la question de la filiation, question sociale par excellence qui ne découle même pas nécessairement, dans les Etats modernes, de la procréation. En France, l’adoption est basée, pour l’essentiel, sur le type de famille sanctionné par l’Etat, à savoir les familles constituées à partir de couples composés de personnes des deux sexes, tels que le pouvoir d’Etat lui-même les a définis. La chose qui révulse manifestement Hervé Le Meur, c’est que des couples constitués de personnes du même sexe puissent adopter et que cela soit sanctionné par la loi. Il y voit quelque atteinte intolérable à « l’altérité », ne se posant même pas la question de savoir si des individus de sexe identique, du moins tels que la sexologie officielle et le pouvoir d’Etat les appréhendent sous nos latitudes, puissent être différents, ni même si l’assignation de tel ou tel individu à tel ou tel sexe déterminé n’est pas déjà réductionniste, etc. Or, de telles assignations, dans lesquelles la sexualité au sens plein du terme, définie comme l’une des inclinaisons spécifiques aux individualités humaines, serait déterminée stricto sensu par les organes reproducteurs que les bipèdes humains possèdent entre les jambes, sont depuis longtemps rejetées par des libertaires comme Jeanne Humbert. Il y a presque cent ans, dans ses conférences, contre les pères La Pudeur de la famille, de l’église et de l’Etat, elle affirmait, avec ironie, que « chez les humains, le principal organe sexuel est le cerveau ». Manifestement, Hervé Le Meur n’en est même pas là. Bien sûr, à la suite de ce qui est reconnu aujourd’hui par l’Etat hexagonal, il reconnaît que des personnes ne doivent pas être condamnées, voire persécutées, pour leurs préférences sexuelles, même multiples. Sans plus. Mais, pour lui, la question des relations affectives entre adultes et non-adultes, qu’il pose dans les limites de la définition de la famille, reste subordonnée à celle de la sexualité des premiers. Son discours sur « l’altérité » ne signifie rien d’autre.

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4 Dans la même optique, « la loi sur le mariage gay rend donc légal le mensonge aux enfants sur leur filiation. » Paralogisme qui relève de l’imposture pure et simple et qui assimile, comme le premier intégriste venu, procréation et filiation ! Même les théologiens actuels les plus fins, tel le jésuite présentement installé au Vatican, reconnaissent du bout des lèvres, dans la veine des dernières encycliques papales, que le mariage repose sur « l’amour, en particulier l’amour des enfants que les pères et les mères élèvent », ce qui implique de facto que procréation et filiation soient dissociables, donc géniteurs et parents, dans les limites évidemment du maintien de la famille chrétienne, adaptée à des conditions que l’Eglise ne peut plus ignorer sous peine de perdre encore du terrain. Dans la même veine moraliste d’origine chrétienne, Hervé Le Meur évoque l’intérêt de la descendance, de façon démagogique, pour justifier l’injustifiable, à savoir le maintien de l’institution actuelle de la famille nucléaire hétérosexuelle, à commencer par l’institution de la maternité, posée, comme la procréation en général, en termes de pure naturalité, hors du temps et de l’espace. L’idéologie des droits de l’homme, ici sous la forme des droits de l’enfant, est donc convoquée au tribunal de l’idéologie naturaliste pour condamner d’aussi impardonnables atteintes au Code de la famille. Amen.

 

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5 Bien entendu, Hervé Le Meur sait qu’il évolue là en terrain miné et il hésite à faire sienne telle quelle la position des partisans du mode de filiation actuel, bien qu’il soit indigné par « l’affirmation qu’un enfant puisse avoir deux mamans. Et donc pas de papa ! » Aussi, il appelle à de nouvelles études, autres que celles « qui auraient prouvé que les enfants élevés par des parents homosexuels ne se portent ni mieux ni plus mal que les autres ». Ainsi, des études américaines récentes prétendent, d’après lui, « montrer que les enfants dont un parent a une relation homosexuelle ont beaucoup plus de problèmes de développement ». Que des bambins élevés par deux personnes, ou plus, du même sexe, ou même bisexuelles, soient a priori plus névrosés que ceux élevés par des personnes de sexe différent vivant en couple, légalisé ou non, est l’un des principaux préjugés de la pédopsychiatrie institutionnelle, alors même que toute l’évolution de la famille nucléaire prouve sans conteste le contraire. Nul besoin d’études spécialisées additionnelles pour le montrer. La réalité de la vie, en particulier dans les Etats modernes, en fait témoignage. De même, Hervé Le Meur voit dans l’anonymat du géniteur, sanctionné par l’Etat, l’une des sources principales des névroses des bambins adoptés ou nés par le biais de la procréation médicament assistée. Mais, en lui-même, l’anonymat de l’un des géniteurs, voire des deux, ne génère rien de tel. Il est source de névroses lorsque la famille est de type nucléaire, en particulier aujourd’hui où, en pleine crise comme l’ensemble de la société, elle apparaît parfois, de façon illusoire, comme l’ultime roue de secours face à l’atomisation et au déboussolage général. Mais si nous suivons le schéma d’Hervé Le Meur, la descendance de familles basées sur la polyandrie, par exemple dans l’Himalaya, devrait être composée a priori de névrosés, vu que les bambins connaissent leur génitrice, mais pas leur géniteur et que, par suite, tous les hommes adultes de la famille sont leur pères ! D’ailleurs, il existe encore des clans dans l’aire himalayenne qui, non contents d’être polyandres, acceptent l’homosexualité entre adultes en leur sein ! La polyandrie, bien qu’en régression, est encore suffisamment ancrée là-bas pour qu’elle soit inscrite dans la constitution du Bhoutan. Je ne fait pas l’apologie de tels modes de vie familiale, évidemment, vu ce qu’ils impliquent souvent en termes de hiérarchie et de distribution de rôles figés, mais je voulais souligner à quel point Hervé Le Meur fait de la famille nucléaire, telle qu’elle est sanctionnée ici par l’Etat, le modèle de référence. Comme le premier citoyenniste venu.

 

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6 Hervé Le Meur a beau jeu de brocarder sur les aliénations réelles qui peuvent exister dans les milieux gays, en particulier sur leur propension à s’en remettre à la technoscience pour tenter de dépasser le cadre de la famille nucléaire hétérosexuelle. Alors même que, via l’acceptation de la nouvelle loi, ils ne font qu’élargir le champ des aliénations spécifiques à ladite famille nucléaire sans les dépasser. Sans même voir qu’ils ouvrent la porte à des insanités transhumanistes et eugénistes relatives à la prétendue amélioration des individus via la biologie, ou même la génétique, insanités qui ne leur sont d’ailleurs pas spécifiques. Sans même parler du choix du sexe de la descendance, grâce à des manipulations sur les cellules germinales, que nous promettent les généticiens les plus à la mode et sur lesquelles ils commencent à plancher. Bref, le rejet de l’idéologie naturaliste, poussé parfois à l’absurde, génère l’idée que les déterminations naturelles ne sont, a priori, que des constructions sociales qu’il faut donc déconstruire au nom de la liberté individuelle, dans l’optique initiée par les idéologues de la déconstruction, à commencer par Michel Foucault, à la réputation radicale usurpée. Il n’est guère étonnant que les plus acharnés nihilistes en la matière, comme des féministes que j’ai eu l’occasion de rencontrer dans les années 1970, soient devenus des partisans des délires eugénistes en matière de procréation et donc du choix du sexe de la descendance par manipulation du génome. Sans même comprendre que, au nom de la critique d’aliénations millénaires, ils acceptent les formes les plus sophistiquées de l’aliénation actuelle, avec les fantasmes de puissance infinie qui l’animent. Car, comme les possédés de Fédor Dostoïevski, « partis de l’idée de liberté illimitée », ils en « arrivent à celle de despotisme illimité ». Sans sombrer dans de telles extrémités, il est clair qu’il y a très peu de critiques de la technoscience dans les milieux et les lobbies gays d’aujourd’hui, comme d’ailleurs dans l’ensemble de la société, et qu’ils placent en partie leurs espoirs dans la puissance qu’elle déploie même lorsqu’elle les inquiète. Quelle régression par rapport à l’époque de la « révolution du désir » issue de Mai 68, lorsque le Front homosexuel d’action révolutionnaire affirmait son hostilité au mariage, y compris entre individus partageant les mêmes inclinaisons sexuelles, et, parfois même, prenait ses distances, à travers des personnes comme Françoise d’Eaubonne, écoféministe, envers le culte de la technoscience. Mais ce n’est pas une raison pour justifier les vieilles lunes de la domination, comme le fait Hervé Le Meur.

 

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Voilà, je pense avoir cerné l’essentiel. Nous sommes donc bien loin de ce qui apparaissait, de prime abord, comme le refus de la procréation assistée par la médecine et, de façon générale, comme le refus radical de « l’artificialisation de la vie », pour reprendre le nom du comité auquel participe Hervé Le Meur. Concernant son dernier texte, je n’hésite pas à dire que ledit refus n’est que la feuille de vigne qui cache les préjugés les plus conservateurs en la matière. Sous prétexte de rejeter le progressisme, il glisse sur la pente savonneuse du conservatisme, en bas de laquelle l’attentent les défenseurs les plus vulgaires de la religion, de la famille et de l’Etat. Il ne manquait plus que le discours écologiste des chercheurs contestataires pour justifier leurs pieux délires. Il le leur procure. Décidément, il n’y a rien de bien neuf sous le soleil blême de l’idéologie. J’avais assisté à des spectacles analogues, il y plus de dix ans déjà, lors des oppositions aux biotechnologies en France, lorsque des partisans de l’idéologie réductionniste « encyclopédiste » n’étaient même pas capables de déceler dans la rédaction de « L’Ecologiste » des écofascistes, comme je l’ai signalé dans « La lettre ouverte à des amis anglais sur “L’Ecologiste” ». Concernant « Faut-il changer la nature de la filiation ? », le moins que je puisse dire, c’est que je reste pantois devant le fait que des libertaires diffusent de pareils textes sans y mettre le moindre bémol. Triste époque, en vérité.

André Dréan,
Août 2013.

Pour toute correspondance :
nuee93(at)free.fr

Télécharger le texte en pdf.

Pour poursuivre la réflexion, par le même auteur  : A la conquête de l’Est. De l’influence de l’idéologie conservatrice nord-américaine dans les milieux anti-industriels français à lire en brochure sur Basse Intensité.

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]]> Plug anal pour tous ! https://depavage.noblogs.org/post/2014/11/02/plug-anal-pour-tous/ Sun, 02 Nov 2014 00:17:42 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=563 10748008_1559170844314793_1540965212_n

à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, photo trouvé sur sur Internet.

« L’art n’est rien d’autre que de la masturbation, mais parfois c’est si bon. »

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[actu] Le Front National est-il « gay-friendly » ? https://depavage.noblogs.org/post/2014/10/31/actu-le-front-national-est-il-gay-friendly/ Fri, 31 Oct 2014 02:01:11 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=501 Continuer la lecture →]]> poison_signAvec ce genre de (fausse) polémique, le FN manifeste à la fois son ouverture et son côté réactionnaire à propos de l’homosexualité, les médias lgbt s’empressent de relayer les photos et les tweets des gays frontistes qui seront, demain (et oui, la France est un peu à la traîne), l’incarnation de cette nouvelle (extrême) droite à la sauce hollandaise, tolérante à l’égard des homos pour mieux affirmer sa haine des musulmans qu’elle présente comme étant tous  rétrogrades, sexistes et homophobes. Déjà, des individus et des associations adhèrent… Homonationalisme et islamophobie font bon ménage !

Nancy: Pierre Ducarne, le militant FN qui dérange à la fois son parti et les associations LGBT

Publié par le mass-média national gay Yagg le 30 octobre 2014.

Pour Pierre Ducarne, l’affaire est close. Contactée par Yagg, la tête de liste du Front National à Nancy aux élections municipales de mars dernier, ne veut plus répondre sur «cette polémique qui a déjà fait assez de dégâts». La polémique? La proximité entre le militant FN et certaines associations LGBT inquiète à la fois son parti et d’autres associations LGBT.

Le 27 septembre dernier, lors de la Fête des associations de Nancy, la présence de Pierre Ducarne sur le stand du Kreuji (la maison des associations LGBT lorraines) avait fait tiquer l’association Equinoxe, déjà agacée notamment par les liens entre les dirigeants du Kreuji et la municipalité, en particulier le conseiller délégué aux écoles, Pierre de Saulieu, ex-représentant local de la «Manif pour tous», toujours proche de Virginie Merle-Tellenne et de son nouveau mouvement, «L’Avenir pour tous». Joint par Yagg quelques jours après la Fête des associations, le président du Kreuji Pascal Dabel avait démenti un quelconque rapprochement avec l’ex-candidat frontiste: «Pierre Ducarne est venu à notre stand en simple visiteur, avait-il affirmé, pour ma part je ne le connaissais pas. Il est passé, a salué des amis qui étaient présents. Mais Pierre Ducarne ne fait pas partie du Kreuji, nous sommes apolitiques».

Une version que semble confirmer le principal intéressé dans une réponse publiée sur Twitter début octobre et dans laquelle il écrit «assumer parfaitement le fait d’avoir été visiter le stand du Kreuji».

Le parti auquel appartient Pierre Ducarne a aussi vu d’un mauvais œil son attitude perçue comme un soutien à la communauté LGBT nancéienne – le militant «s’était même fait prendre en photo, enlacé avec un beau gosse et a posté le cliché sur Twitter en pied-de-nez aux sectaires», rapportait le journal d’extrême droite Minute.

La semaine dernière, Pierre Ducarne a reçu une convocation devant la commission des conflits du parti le 27 novembre prochain, rapporte L’Est Républicain. L’étudiant en droit aurait eu une «attitude communautariste» et aurait «proféré des insultes envers un dirigeant du FN». Selon L’Est Républicain, un échange entre lui et Bruno Gollnisch sur Twitter aurait mis le feu aux poudres. Le cadre du FN a en effet taclé dans un post de blog la présence du jeune candidat auprès de militant.e.s LGBT, qui lui a alors demandé de «respecter la vie privée d’autrui».

Hier en fin d’après-midi, Pierre Ducarne, qui précisait pourtant récemment (et encore dans le «droit de réponse» publié ci-dessus) avoir pris ses distances avec son parti, s’est réjoui qu’une solution ait été trouvée avec le FN:

Le Front National a en effet finalement renoncé à sanctionner son ex-tête de liste, estimant que Pierre Ducarne n’a pas soutenu «une association communautariste», un comportement qui aurait été jugé «contraire aux valeurs du parti». Toujours selon L’Est Républicain, le jeune militant, qui qualifie donc cet emballement de «malentendu», jure qu’«il n’y a pas de chasse aux homosexuels au FN».

Avant l’annonce du rétropédalage du Front National, l’association Equinoxe Nancy Lorraine s’est une nouvelle fois émue des liens étroits que le parti d’extrême droite tente de nouer avec les LGBT. Elle s’étonne depuis déjà plusieurs mois de voir le jeune militant FN manifester sa proximité avec les associations LGBT nancéiennes et s’est désolidarisée du projet du Kreuji. Elle dénonce aujourd’hui encore l’«opération séduction» mise en œuvre par le Front National «en direction des gays»:

«Avec “l’affaire Ducarne”, la pseudo entreprise de “dédiabolisation” frontiste cale sur ses contradictions internes, et le FN revient à ses fondamentaux: la détestation des minorités! Équinoxe rappelle une fois encore que le Front National a toujours été hostile aux revendications d’égalité des personnes LGBT, et, plus généralement, s’est toujours affirmé le fer de lance des combats anti-égalité. S’en étonner aujourd’hui relève d’une incroyable naïveté.»

L’association critique avec virulence le laisser-faire du Kreuji: «Les alertes d’Equinoxe concernant la tentative d’infiltration d’éléments d’extrême droite au sein d’associations gays nancéiennes se sont également avérées totalement fondées, même si les dirigeants FN la trouvent aujourd’hui trop voyante. (…)

 

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[actu] Dimanche : Manif pour tous ? https://depavage.noblogs.org/post/2014/09/30/actu-dimanche-manif-pour-tous/ Mon, 29 Sep 2014 23:44:20 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=340 Continuer la lecture →]]>

Article du mass média Métro le 29.09

REVUE DES TROUPES – La manif pour tous, connue pour son combat contre le mariage homosexuel, manifeste une nouvelle fois dimanche prochain à Paris et Bordeaux. Et si le mouvement nie ses liens avec l’extrême droite, de nombreux groupuscules identitaires et nationalistes prévoient de marcher aux côtés des militants anti-mariage gay traditionnels.

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[actu] Belgrade, Serbie : la gay pride sous protection policière et le patriarche vomitif https://depavage.noblogs.org/post/2014/09/29/actu-gay-pride-sous-protection-policiere-a-belgrade/ Sun, 28 Sep 2014 22:22:36 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=318 Continuer la lecture →]]>
Publié par l’AFP, la voix de son maître
Des unités spéciales de la police serbe déployées dans les rues de Belgrade avant le début de la Gay Pride, le 28 septembre 2014
Des unités spéciales de la police serbe déployées dans les rues de Belgrade avant le début de la Gay Pride, le 28 septembre 2014

Plusieurs centaines de personnes ont participé dimanche à Belgrade à la première Gay Pride en quatre ans, un défilé qui a pris fin sans incident et qui s’est déroulé sous haute protection policière, en raison de craintes de contre-manifestations.

Dans une atmosphère bon enfant, le défilé a commencé vers 12H30 (10H30 GMT) avec pour point de départ le siège du gouvernement, et s’est poursuivi sur environ deux kilomètres pour s’arrêter devant la mairie de Belgrade vers 14H00 (12H00 GMT).

Il s’agissait de la première Gay Pride autorisée par les autorités depuis celle de 2010, marquée par de graves violences provoquées par des groupes ultranationalistes.

Le défilé était surveillé de près par l’Union européenne, qui le considérait comme un test du respect des droits de l’Homme dans cette ex-république yougoslave ayant démarré en janvier les négociations d’adhésion au bloc des 28.

«Je suis très content de pouvoir enfin marcher librement dans mon Belgrade. J’espère que le défilé d’aujourd’hui représentera un premier pas pour le respect de nos droits», a dit un homme d’une vingtaine d’années qui a refusé de se présenter.

«On m’a enfin donné l’opportunité d’afficher mon identité», se réjouit Jelena, 47 ans, qui se présente comme lesbienne et n’a pas souhaité donner son nom de famille.

Des manifestants de tous âges agitaient des drapeaux arc-en-ciel, d’autres brandissaient des banderoles aux mêmes couleurs, frappées de l’inscription en anglais «Peace and love», symbole de la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels).

Initiative sans précédent, des membres du gouvernement ont participé à la Gay Pride, dont Tanja Miscevic, négociateur en chef pour l’adhésion à l’UE et le ministre de la Culture, Ivan Tasovac.

Le maire de Belgrade, Sinisa Mali, marchait lui aussi au milieu du cortège de même que nombre de diplomates occidentaux dont le chef de la délégation de l’UE à Belgrade, Michael Davenport.

«Il s’agit du début d’une lutte efficace pour la protection des droits fondamentaux en Serbie, d’une lutte plus efficace contre la discrimination», a dit M. Davenport.

 

– Pour l’Église orthodoxe, la Gay Pride est immorale –

Dans le centre-ville, sur trois kilomètres à la ronde le trafic routier était interdit. Plusieurs milliers de gendarmes et policiers en tenue antiémeute, appuyés par des transports de troupes blindés, étaient présents à chaque coin de rue. Par endroits, ils étaient alignés en travers des grands boulevards. Des hélicoptères de la police tournaient sans cesse au-dessus de la ville.

Les piétons étaient tous fouillés. Pouvaient passer uniquement ceux habitant dans cette zone ou munis d’accréditations pour participer à la marche.

Des groupes ultranationalistes et radicaux d’extrême droite avaient menacé de descendre dans la rue pour protester contre cet évènement.

«Quiconque tente de provoquer des incidents sera puni particulièrement sévèrement», avait mis en garde le Premier ministre, Aleksandar Vucic.

«Dans notre pays il y a des droits et des libertés qui sont garantis par la Constitution et nous les respectons», a-t-il dit dimanche à la presse depuis Tekija (est).

De son côté, le patriarche Irinej, chef de l’influente Église orthodoxe, majoritaire à plus de 80% dans ce pays de 7,1 millions d’habitants, a dénoncé la Gay Pride comme étant «immorale» et «imposée par le lobby homosexuel et leurs mentors d’Europe» occidentale.

Il a également dressé un parallèle entre l’homosexualité, la pédophilie et l’inceste.

Preuve de l’hostilité d’une bonne partie de la population à l’égard des homosexuels, il y a deux semaines, un militant allemand pour les droits des homosexuels a été hospitalisé pendant cinq jours après avoir été sévèrement battu à Belgrade. La victime venait de participer à une conférence sur les droits de la communauté LGBT.

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Lors du défilé de 2010, les violences provoquées par des extrémistes hostiles à la Gay Pride avaient fait plus de 150 blessés, des policiers pour la plupart, et provoqué des dégâts dont le coût avait été évalué à plus d’un million d’euros.

 Mise à jour : Plusieurs manifestant.e.s d’extrême droite ont tenté de perturber la Marche, sans succès. Cinquante personnes ont été interpellées.

 

Message du patriarche de Serbie Irénée au sujet de la « gay pride » prévue à Belgrade le 28 septembre

Lu sur orthodoxie.com

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« En la fête de la Nativité de la très sainte Mère de Dieu

Ces jours-ci, la « gay pride » à nouveau est imposée par la force à Belgrade et à la Serbie. Les organisateurs d’un défilé de cette sorte ainsi que leurs mentors européens ne souhaitent pas tirer un enseignement de tout ce qu’ont provoqué les parades précédentes : l’opposition de l’immense majorité des citoyens indépendamment de leur appartenance religieuse, politique, idéologique ; le malaise et l’instigation à l’agressivité, le réveil de l’instinct de destructivité dans certaines couches de la population, particulièrement chez les plus jeunes, la contrainte, pour les autorités, d’engager pratiquement l’appareil policier entier du pays pour assurer la sécurité de ce groupe minoritaire. Faut-il en raison de ce défilé réellement absurde, que l’État, dans la situation actuelle de pauvreté, dépense des millions pour la sécurité d’une poignée de ses concitoyens et de leurs hôtes, pour une « parade » de quelques centaines de mètres dans la centre de Belgrade ? Le ministère de l’Intérieur doit faire venir de toutes les régions de Serbie des milliers de policiers, leur assurer le séjour dans la ville de Belgrade, les repas, avec en outre des risques réels pour eux d’être blessés, voire de mettre en péril leurs vies. Prenant en compte tous les dangers que cette parade peut provoquer des deux côtés, de même que la menace sérieuse à la sécurité dans la ville, nous prenons la liberté avec un souci paternel, au nom de l’Église – la gardienne séculaire de la dignité humaine et des principes moraux sains –  et aussi au nom de ses fidèles qui constituent environ 80% de toute la population de la République de Serbie, de nous adresser aux organisateurs et aux participants de la « gay pride » avec quelques questions :

1. La défense de ses intérêts privés doit-elle et peut-elle se réaliser par l’humiliation et le piétinement des sentiments moraux de l’immense majorité de l’humanité ?
2. Est-ce que, par le mépris de la Loi Divine et de l’ordre moral inscrit dans la nature humaine, se réalise la dignité humaine ?
3. Si l’orientation sexuelle « gay » est justifiée, et qu’il faille la propager, sur la base de quoi la même chose n’est pas valable pour la pédophilie (répandue massivement dans le monde occidental), pour l’inceste, pour la zoophilie, et autres instincts sexuels pervers ? En quoi leur droit est-il inférieur au soi-disant droit de votre (dés)orientation ?
4. Êtes-vous à ce point aveuglés par votre vice et votre égoïsme qu’il ne vous gêne pas de mettre en branle tout l’appareil d’État de la Serbie et donner lieu à des dépenses matérielles infondées ? Et aussi de provoquer chez vos frères et concitoyens tant de trouble et d’agitation, bien souvent avec des conséquences catastrophiques sur les deux côtés ?
5. Est-ce que par vos « parades » vous propagez seulement vos « droits » ou tentez-vous peut-être d’imposer votre style de vie aux autres, particulièrement aux enfants innocents et à la jeunesse inexpérimentée, en raison de quoi, absolument à juste titre, leurs parents et leurs enseignants sont préoccupés ?
6. Le fait même que vous qualifiez votre parade de « parade de la fierté », ne témoigne-t-il pas de l’incertitude de votre conscience quant au bien-fondé de votre orientation et votre mode de vie ?

Quoi qu’il en soit, une seule chose est certaine : vous avez le droit de défiler, mais seulement à vos propres frais et celles de vos mandants, quel que soit le nom dont ils s’affublent et ce tant pour la parade elle-même que pour votre sécurité, mais non aux frais de la Serbie : bombardée, détruite, paralysée moralement et économiquement, appauvrie, inondée, clouée au pilori… Outre tout cela, ni nous ni vous, ni qui que ce soit, ne saurions oublier cela : nous pouvons tout faire, mais tout n’est pas pour notre utilité et notre bien, ni pour atteindre la véritable dignité humaine.
Les droits et la vie humaine ne se mesurent pas seulement par la justice humaine, mais par celle de Dieu, éternelle et divino-humaine ! »

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Toulouse : solidarité avec les personnes trans interpellées suite à l’apéro anti-prostitution https://depavage.noblogs.org/post/2014/09/28/toulouse-solidarite-avec-les-personnes-trans-interpellees-suite-a-lapero-anti-prostitution/ Sun, 28 Sep 2014 14:57:34 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=309 Continuer la lecture →]]>

Ce lundi 22 septembre, un petit groupe de « riverains » du quartier des Ponts Jumeaux et du boulevard de Suisse avait prévu chips et cacahuètes pour fêter le « retour à la tranquillité » du quartier après la mise en application de l’arrêté municipal anti-prostitution.

Nous, également riverainEs du quartier, ne nous réjouissons pas d’une tranquillité qui exclut les travailleurEUSEs du sexe, mais aussi les Roms, les sans-papierÈs, les précaires, les squatteur-euse-s et les personnes trans.

À l’inverse des comités de quartier auto-désignés comme représentants de tous les habitants, nous voulons un voisinage solidaire avec celles et ceux qui doivent affronter une violence sociale quotidienne. La violence c’est l’exclusion, c’est l’isolement, c’est l’indifférence, c’est cacher la misère et la pousser sur le palier du voisin.

Nous remercions les joyeuSEs perturbateurICEs venuEs troubler cet apéritif nauséabond et qui ont ainsi montré que le quartier ne se résume pas au visage de la haine bien-pensante, de la peur et du repli sur soi. Dans plusieurs médias, l’adjoint au maire chargé de la sécurité, Olivier Arsac, les traite de fascistes et les compare à une milice d’extrême droite. Nous lui répondons : c’est l’hôpital qui se fout de la charité !

À l’issue de l’intervention, ce sont trois personnes trans qui ont été menottées, violentées, humiliées et emmenées par la police venue en grand nombre.

Une personne interpellée, habitante des Minimes, est sortie du commissariat le lendemain soir, une autre, blessée par la police, est sortie mercredi, et la dernière a dû passer en comparution immédiate le même jour après une longue garde à vue. Son procès a été ajourné, elle comparaîtra le 15 octobre.

Les voix sont de plus en plus nombreuses à s’élever contre les politiques d’aseptisation et de guerre aux pauvres menées depuis longtemps à Toulouse et encore intensifiées par le nouveau maire, Jean-Luc Moudenc.

Faisons-les entendre !

D’autres riverainEs

Publié le 26 septembre sur IAATA.

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Lundi 22 septembre les voisin.e.s des Ponts-Jumeaux fêtaient le départ des travailleuses du sexe de leur quartier suite à l’arrêté municipal qu’ilelles ont obtenu de la mairie de Toulouse. Des personnes qui ne l’entendaient pas de cette oreille sont allées leur exprimer leur colère. La police est intervenue violemment arrêtant trois personnes.

Les trois personnes arrêtées dans la soirée du lundi 22 septembre sont libres.
La dernière personne qui passait en comparution immédiate a refusé d’être jugée aujourd’hui. Son procès est repoussé au 15 octobre. Nous ne connaissons pas les charges exactes, plus d’informations seront données plus tard. (24/09 ; 16h35)

Une deuxième personne libérée ce matin et une personne déférée en comparution immédiate. La comparution immédiate aura lieu à partir de 14h au TGI, allée Jules Guesdes.
Pour l’instant, il semblerait que les deux personnes libérées n’aient pas eu de charge annoncée à la sortie du comico, ce qui n’empêche le proc de poursuivre par la suite, l’avocat ne semble pas très optimiste. La presse locale se fait l’écho ce matin des arrestations, la question se pose « est-ce qu’il fallait fêter le départ des prostituées« , enfin une travailleuse du sexe peut exprimer le mépris que constituent ces arrêtés anti prostitution. Ces mesures destinées à faire plaisir aux voisins ne sont que des emmerdements en plus pour des personnes dont le travail est déjà suffisamment compliqué. (24/09 ; 13h01)

Aux dernières nouvelles, une personne a été libérée les autres sont maintenu.e.s en garde à vue… Nous n’avons pas plus de précision à fournir pour l’instant, (23/09 ; 22h)

L’article de la dépêche qui annonçait le petit apéro entre voisin avec le chef des flics municipaux Nicolas Arsac… (que du beau monde !)
Pour l’instant pas tellement plus d’info que ça. Les arrestations ont été violentes et au moins une des personnes arrêtées a été passablement passée à tabac. Des inculpations pour violence en réunion et rebellions sont à craindre…

 

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Riposter à l’homophobie (avril 2013) https://depavage.noblogs.org/post/2014/09/24/riposter-a-lhomophobie-2013/ Wed, 24 Sep 2014 14:12:20 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=277 Continuer la lecture →]]> Un extrait de l’émission Haine des Chaînes du 22 avril 2013, avec un sample d’un film de Téchiné, des extraits de propos haineux au cours du débat autour du mariage pour tous, un tour de l’actualité homophobe, le chant du FHAR, et un appel à riposter…

 

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Désintégrer les intégrismes sans s’intégrer

L’existence d’une visibilité homosexuelle dans notre petit monde occidental laisserait à penser que tous les hommes attirés par d’autres hommes y seraient désormais libres de s’affirmer, de se marier et de mener une existence comparable à celle des couples hétérosexuels.

Parce qu’il existe des lieux où l’on peut consommer de la rencontre et de la culture gay moyennant finances, parce qu’il y a désormais des lois pour dénoncer l’homophobie, parce que l’on peut même avoir un statut légal pour fonder un couple ou bientôt une famille… on veut nous faire croire que le combat contre l’oppression morale qui condamne l’attirance sexuelle pour une personne du même sexe serait bientôt dépassé ou qu’il se situerait seulement dans le champ de la légalité…

Il n’en est rien ! Au boulot, dans la rue, dans les halls, au comptoir, dans les taules ou les HP… parce que nous n’avons pas les privilèges économiques qui nous en préservent, nous subissons toujours le joug de la morale phallocrate et l’incapacité de transcender la norme et la bienséance hétérosexuelle. Si la répression à notre encontre n’est plus inscrite dans la loi, elle est encore bien présente dans les esprits et se transforme trop souvent en diverses agressions.

Avouer son homosexualité, que ce soit à sa famille, à ses potes ou à ses collègues, ne se fait jamais sans difficulté, d’autant plus si l’on habite à la campagne ou en banlieue ou si l’on bosse dans certains corps de métiers à forte présence masculine. Le pédé est encore souvent considéré comme un être immature, voire un sous-homme, un dépravé, un dégénéré ou un malade, quelqu’un à qui l’on ne peut faire confiance, quelqu’un qui devrait avoir honte…

Pire, désormais, le pédé est associé au cliché qu’en on fait les médias : un être frivole qui se complet dans un consumérisme à outrance, dans le monde des apparences, du fashion et du sexe-marchandise… Pour un peu, nous serions tous semblables à un Delanoë, un Jean-Paul Gautier ou à tel imbécile de série télé ou de une de magazine. Les revendications partielles, l’identitarisme et leur récupération par le système capitaliste ont achevé de caricaturer une « culture gaie » qui sert de repoussoir pour les uns et d’arguments pour tous ceux pour qui l’homosexualité n’est qu’une déviance de bourgeois, d’occidentaux ou de mécréants, c’est selon.

Alors, à quoi bon sortir de l’ombre, si c’est pour être sous les projecteurs de cette société marchande ? A quoi bon sortir du placard pour se laisser enfermer dans les ghettos créés par et pour la bourgeoisie ?

Nous haïssons les réacs de tous poils et de toutes confessions qui eux, ne voudraient plus nous voir ni nous entendre, oui, nous les haïssons et nous voudrions les combattre jusqu’au dernier…

Mais, pour autant, nous ne nous laisserons pas instrumentaliser ni récupérer par les « homosexuels bien pensants », ni par ceux qui nous tolèrent simplement pour stigmatiser d’autres cultures et exalter leur fierté nationale ou républicaine.

Nous refusons de respecter les « bonnes mœurs » et de nous conformer à la norme du couple, de la famille nucléaire.

Nous ne voulons pas d’une intégration ou d’une quelconque reconnaissance sociale trop étroite pour nos aspirations à la différence et à la liberté.

Nous refusons d’être des victimes et préférons rendre les coups de mille manières plutôt que d’en appeler à la protection policière et aux compensations judiciaires.

Nous ne correspondrons pas aux rôles qu’ils veulent nous assigner.

Nous ne visons pas à aménager cette société capitaliste et patriarcale.

Nous ne voulons œuvrer qu’à sa destruction, à la liquidation de toutes formes de dominations.

Quelques pédés prêts à riposter, avril 2013.

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[actu] La « Manif pour tous » voudrait contrôler l’école https://depavage.noblogs.org/post/2014/09/09/actu-la-manif-pour-tous-voudrait-controler-lecole/ Tue, 09 Sep 2014 00:33:30 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=249 Continuer la lecture →]]> 1796088_10200831098418544_6361005372832594105_o

Repris de la presse gaie bourgeoise Yagg. Publié le 29 septembre 2014.

À la rentrée 2013, la «Manif pour tous» avait incité les parents d’élèves à rejoindre des comités Vigi-gender ou à devenir délégué.e.s pour garder un œil sur les programmes scolaires et veiller à ce que l’égalité entre filles et garçons ne s’immisce dans les salles de classe. Dans la ligne de mire, les ABCD de l’égalité, alors en expérimentation dans plusieurs académies et aujourd’hui abandonnés au profit d’un plan d’actions pour l’égalité entre les filles et les garçons à l’école.

Outre la distribution de tracts devant les grilles des établissements scolaires, ces groupes avaient aussi entre autres fait naître une polémique autour de la diffusion dans les écoles du film Tomboy. Cette année, la mobilisation des anti-égalité n’a pas faibli et ils entendent désormais peser dans la balance à l’approche des élections des représentant.e.s de parents d’élèves qui ont lieu les 10 et 11 octobre prochains. Les représentant.e.s élu.e.s sont amené.e.s à participer à la vie de l’établissement et à donner leur avis sur le projet de l’établissement, le règlement intérieur, ou encore sur l’organisation d’activités complémentaires, éducatives, sportives ou culturelles. Farida Belghoul, à l’origine avec sa «Fédération nationale de parents engagés et courageux» des «journées de retrait de l’école», souhaite aussi rejoindre les sièges des délégué.e.s. Dès lors qu’ils ou elles seraient élu.e.s, des représentant.e.s issus de ces différentes groupes pourraient être en mesure de montrer leur opposition à des spectacles, des lectures ou des projections, ou même à des interventions d’associations telles que SOS homophobie ou le MAG Jeunes LGBT.

Les fédérations de parents d’élèves, qui déjà l’an dernier avaient été attentives à la progression aux abords des écoles de ces groupes en guerre contre l’égalité restent en alerte, et constatent que dans certains secteurs, ils pourraient effectivement trouver un écho favorable auprès de certaines familles: «Des listes pourraient passer dans des écoles et dans quelques collèges où la mixité n’existe pas forcément, où le climat entre parents et enseignants est tendu, explique Bruno Brisebarre, secrétaire départemental de la FCPE-Val-d’Oise, cité par Le Monde. Quoi qu’on leur dise, des familles continuent à craindre la théorie du genre.» Le travail de désinformation par la peur orchestré autour d’une pseudo «théorie du genre» pourrait donc porter ses fruits.

Repris de la presse gaie bourgeoise Yagg. Publié le 8 septembre 2014.

En Loire-Atlantique, l’organisation a envoyé un courrier aux 1048 chefs d’établissement.

Si la présidente de la «Manif pour tous Loire-Atlantique» France de Lantivy assure qu’elle n’a pas émis de «menace», elle a malgré tout envoyé un courrier intimidant aux 1048 chefs d’établissement de Loire-Atlantique en juillet, rapporte fRance Info.

TRANSPHOBIE
Le but? «Éveiller les équipes pédagogiques en disant attention, nous allons être vigilants aux ouvrages que vont manier nos enfants par votre biais, par rapport aux spectacles qui vont être donnés, aux films, à tous les outils pédagogiques parce qu’on dénonce cette théorie du genre qui pour nous est un mensonge», a-t-elle avancé. La lettre dénonce notamment la lecture de l’ouvrage pour enfants Tango a deux papas à une classe de moyenne section, ce qui serait «inacceptable».

L’homoparentalité n’est pas le seul problème de la «Manif pour tous» qui veut aussi taire l’existence des personnes trans’. «La théorie du genre, c’est quand on vient mettre un mensonge dans l’esprit des enfants en disant: “Tiens, voilà, toi, petit garçon, en fait, tu n’es pas forcément un petit garçon, mais tu peux aussi être une petite fille”», a expliqué France de Lantivy. D’après son compte Twitter, celle-ci a milité contre la diffusion du film Tomboy dans les écoles et estime que la libre circulation des travailleurs/ses en Europe serait un complot du «lobby LGBT» pour imposer la reconnaissance de l’ouverture du mariage à l’ensemble du continent.

«FANTASMES»
Les responsables éducatifs locaux ont réagi à ce courrier en donnant tort à la «Manif pour tous». «Les enseignants n’ont pas à être sous surveillance, a répliqué William Marois, le recteur de l’académie de Nantes. Ils enseignent les principes de la République, loin des fantasmes développés dans ce courrier par quelques groupes.» Même position du côté de Thierry Chouquet, le principal du collège Salvador-Allende à Rezé, qui se dit «assez mécontent» d’avoir reçu un tel courrier. «On a le sentiment d’être sous une éventuelle surveillance en dehors de tout cadre légal. On a l’impression qu’il se passera quelque chose si ces organisations estimaient qu’on ne fait pas notre travail. Je serais bien incapable d’enseigner la théorie du genre et je pense que les enseignants de nos établissements, pour eux c’est quelque chose qui n’existe pas.»

Par Julien Massillon, presse gay mainstream

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