Manifs, tracts, slogans… – Dépavage https://depavage.noblogs.org Dép' (pédés - "HSH", "homos", "gays"-) et luttes sociales >> Revue de presse, archives et contributions Thu, 02 Jul 2015 17:31:28 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Violences policières sur un militant du STRASS et violences faites aux travailleurEUSEs du sexe https://depavage.noblogs.org/post/2014/12/17/violences-policieres-sur-un-militant-du-strass-et-violences-faites-aux-travailleureuses-du-sexe/ Wed, 17 Dec 2014 01:47:41 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=778 Continuer la lecture →]]>

10438398_672479749466300_4556258117483162069_nCommuniqués du STRASS, suite à l’arrestation brutale d’un de ses militants qui distribuait capotes et tracts à des travailleuses du sexe, et à l’occasion du 17 décembre, journée contre les violences faites aux travailleuses et travailleurs du sexe.

 

Communiqué du STRASS-Syndicat du travail sexuel, Acceptess-T, Act up Paris, Aides, Cabiria, Collectif 8 Mars pour Toutes, Collectif des Femmes de Strasbourg-Saint Denis, Support Transgenre Strasbourg,

Cette nuit, vers minuit, Thierry Schaffauser, membre fondateur du STRASS distribuait des tracts et des préservatifs lorsqu’il a été interpellé sur le boulevard Barbès dans le 18ème arrondissement.

Il lui a été reproché d’avoir parlé à une travailleuse du sexe.

Deux policiers en civil ont alors commis des actes de violences à son encontre allant jusqu’à l’étrangler et l’étouffer. Il a été menotté les mains dans le dos et conduit au commissariat de la goutte d’or sans se voir notifier les motifs de son arrestation et sans avoir été en mesure de demander l’assistance d’un avocat. La travailleuse du sexe à qui il a parlé et remis des préservatifs a également été arrêtée et emmenée dans le même commissariat.

Des propos homophobes puis racistes ont été tenus lors de l’arrestation tels que « c’est à cause de gens comme vous que des mamas font venir des africaines pour se prostituer en France ».

Thierry Shaffauser à été examiné par un médecin des urgences médico-légales qui lui a délivré 4 jours d´ITT et a constaté de nombreuses lésions directement liées aux conditions disproportionnées et violentes de son interpellation.

Cette arrestation illégale et injustifiée n’est qu’un des nombreux exemples de ce que subissent les travailleurSEs du sexe partout en France, notamment en fin d’année lorsqu’il faut produire des chiffres. Elle confirme les pratiques policières visant à intimider les clients et à leur extorquer des témoignages contre les travailleuses du sexe afin de les arrêter pour racolage.

Elle est également une illustration criante de la pénalisation croissante de la solidarité à l’égard des prostituées. La loi sur le racolage et toute pénalisation du travail sexuel sont en effet une entrave à toute forme de solidarité envers les travailleuses du sexe et ne font que les pousser dans l’isolement complet puisque le simple fait de leur parler rend suspect aux yeux de la police. Si une pénalisation des clients devait être adoptée, cela accroitrait ce type d’incidents et confirmerait qu’il est interdit de leur parler.

Une plainte sera prochainement déposée entre les mains de l’inspection générale de la police nationale, avec constitution du STRASS en tant que partie civile.

Pour dire non à toutes les violences, y compris institutionnelles et policières, nous manifesterons demain le 17 décembre à Paris, Lyon et Toulouse.

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Violences faites aux travailleurSES du sexe : État complice!

Le 17 Décembre est la journée internationale de lutte contre les violences faites aux travailleurSEs du sexe. Répression, expulsions, viols, agressions, exploitation, injonctions au silence, stigmatisation : les violences auxquelles font face les prostituées et travailleurSEs du sexe sont nombreuses, trop nombreuses.

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Alors que le délit de racolage n’est toujours pas abrogé malgré ses conséquences catastrophiques, régulièrement dénoncées, sur nos conditions de travail et notre santé, les arrêtés municipaux interdisant la présence de travailleurSEs du sexe dans l’espace public se sont multipliés, de Lyon à Toulouse, en passant notamment par Lille et Bordeaux. Sous couvert de lutter contre l’exploitation des prostituées et travailleurSEs du sexe, c’est la répression de ces dernierEs qui s’organise, avec ses conséquences en termes de précarisation, d’augmentation des violences, et de dégradation de notre santé.

La dimension sexiste de politiques qui interdisent l’espace public à un grand nombre de femmes s’allie par ailleurs avec des intérêts racistes d’expulsions des travailleurSEs sans papiers, ailleurs présentées comme uniformément victimes de la traite, mais qu’il conviendrait alors, pour leur bien, de renvoyer dans leurs pays d’origine. Régulièrement, de véritables rafles sont menées, qui ne sont pas sans conséquences non seulement pour les prostituées et travailleurSEs du sexe expulsées, mais aussi pour celles qui restent et doivent vivre dans la peur quotidienne des forces de l’ordre.

Nombreuses sont celles qui savent que prendre la parole en tant que travailleurSE du sexe, c’est s’exposer à une stigmatisation pouvant entrainer ruptures familiales et sociales, Nombreuses sont celles qui n’oseront pas dénoncer les situations d’exploitation dont elles sont victimes par peur de l’expulsion. Cette situation de répression et de stigmatisation ne sert que les intérêts des auteurs de violences, de quelques riverains qui ne veulent pas de putes dans leur quartier, et de celles et ceux qui instrumentalisent ces violences au profit de leur carrière politique.

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EnculéEs contre la police ! https://depavage.noblogs.org/post/2014/11/25/enculees-contre-la-police/ Tue, 25 Nov 2014 16:29:21 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=702 Continuer la lecture →]]> 002-300x269Tract distribué à Toulouse le 22 novembre 2014.

« Rémi n’est pas le seul. N’oublions pas touTEs les autres victimes. Celles dont on parle moins et qui font moins de bruit. »

 Les trans’, les gouines, les biEs et les pédales contre la flicaille !

Les enculéEs détestent la police !

En juin dernier, nous avons dénoncé la présence du FLAGasso (association de flics gays et lesbiennes) dans la Marche des Fiertés. Avec succès, nous les avons viré du cortège. Parce qu’on ne voulait pas de flics ! Ni dans nos luttes, ni dans nos vies. On écrivait: « La police mutile et tue. La police expulse. La police réprime. La police discrimine. La police harcèle. »

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Depuis plusieurs semaines, nous sommes parmi celles et ceux qui manifestent dans les rues de Toulouse en hommage à Rémi Fraisse (tué par la police dans la nuit du 25 au 26 oct. sur la Z.A.D du Testet) et pour dénoncer les violences policières. Et nous continuerons tant que la police s’acharnera à faire son boulot -toujours plus armée, toujours plus déterminé à mater nos révoltes. L’assassinat de Rémi n’est pas un cas isolé, ni une « bavure » comme se prête à le dire le gouvernement. La police tue et en toute impunité, bras droit d’un État violent et meurtrier.

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Rémi n’est pas le seul. N’oublions pas touTEs les autres victimes. Celles dont on parle moins et qui font moins de bruit : les trans’1, les gouines, les pédales, les meufs, les non-blanchEs, les queers, les prolos, les putes, les précaires, les sans-papièrEs, etc. Ces minorités qui subissent au quotidien les emmerdes avec la justice et les violences policières, reflet de politiques conservatrices et répressives. Qui sont agresséEs, humiliéEs, insultéEs, victimes de sexisme, de racisme, violéEs, passéEs à tabac, tuéEs par les forces de l’ordre. Dans un silence de plomb, la plupart du temps. Il y a deux jours par exemple, le 20 novembre, c’était le TDoR : « Le jour du souvenir trans », qui commémore les centaines de personnes trans’ assassinéEs chaque année, notamment sous les coups de la police.

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Mercredi soir dernier, rafle de travailleuses du sexe sans-papièrEs au bois de Boulogne à Paris : cinquante personnes arrêtées et menacées d’expulsions. Et rien qu’à Toulouse ces derniers mois, autour des meufs, transpédésgouines et putes : les travailleuses du sexe ne peuvent plus bosser là où elles en avaient l’habitude, sous peine d’amendes ; Trois camarades trans’ dont un non-blanc passé à tabac par les flics se sont fait violemment interpeller suite à un contre-rassemblement en septembre. Parmi ellEux, une copine trans’ travailleuse du sexe précaire s’est vu condamner par la justice à une peine d’amende de 1600 euros qu’elle doit encore payer ; Un copain trans’ et une copine gouine matraquéEs par les flics lors du contre-rassemblement à Jour de colère en avril dernier ; Un pote queer s’est fait tirer dessus au flashball sur le visage pendant l’expulsion illégale d’un squat le 21 avril ; Une copine gouine victime d’un tir de flashball dans la jambe par un CRS à la dernière manifestation du 08 novembre…

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Alors aujourd’hui encore, nous sommes dans la rue : plus visibles et flamboyantes que jamais ! Pour gueuler notre haine de la flicaille et de l’État. Et parce qu’aussi, il y en a marre d’entendre des militants gars blancs hétéros cis2 gueuler aux flics « Sales pédés! Bande d’enculés! » alors que nous sommes juste là, à coté. Si tu n’avais pas encore compris, « pédé » est une insulte que nous nous réapproprions fièrement et que nous revendiquons comme identité politique face à la violence du système hétérosexiste et patriarcal. Les enculéEs aussi, détestent la police !

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Pour que cette lutte et toutes les autres n’oublient pas d’être anti-sexistes, anti-racistes, anti-LGBTQIphobes.

Sous le noir de nos habits, des paillettes !

RIPOSTE RADICALE – collectif transpédébigouines non-mixte.

1 Personne dont l’identité de genre ne correspond pas au genre assigné à la naissance.

2 Personne en accord avec son genre assigné à la naissance correspond . Autrement dit, personne qui n’est pas trans’.

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« Solidarité avec touTEs les tueurEUSEs de flics ! », Bash Back !, Milwaukee, 2009 https://depavage.noblogs.org/post/2014/11/09/solidarite-avec-toutes-les-tueureuses-de-flics/ Sun, 09 Nov 2014 15:17:37 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=619 Continuer la lecture →]]> Le 28 mars 2009

Le 21 mars 2009, Lovelle Mixon a tiré sur cinq officiers de police, en tuant quatre avant d’être elle-même tuée dans la fusillade. A Oakland, nous voyons le tissu de la normalité capitaliste être déchiré en lambeaux. Des cas quotidiens de violence raciste de la police sont transformés en rupture et balancés au visage de nos oppresseurs.

En janvier, plusieurs jours d’émeutes ont eu lieu à la suite de l’assassinat d’Oscar Grant par la police. Cette semaine, la mort de flics a fait danser les gens dans la rue. A l’hôpital, d’autres se sont infiltréEs aux urgences pour y crier que les tirs étaient l’expression de la vengeance contre la police. Des rassemblements ont eu lieu pour honorer la mémoire du nouvel héros populaire d’Oakland. Oakland, reterritorialisée comme terrain de guerre contre l’ordre social.

En 1959, dans les rues de Los Angeles, nous nous sommes battuEs avec la police qui harcelait des queers dans une boutique de donuts. En 1966, les violences policières envers les queens de la rue au Tenderloin se sont transformées en violences contre les flics, les queens les attaquant avec leurs sacs à main. En 1969 à New-York, une descente de police a priori ordinaire dans un bar queer a éclaté en quatre jours d’émeutes continues. En 1979, nous brûlions des voitures de flics dans les rues de San Francisco. Nous rencontrons des agresseurs de queers avec des briques, des masses et des matraques.

Riposter, c’est inverser les flux de pouvoir et de violence ; c’est faire exploser l’hyper-normalité et en faire jaillir des situations de révolte auparavant impensables. Nous ressentons donc l’affinité la plus profonde avec celleux qui se battent contre la pauvreté affective et l’oppression de ce monde.

Alors que la police et les médias font tout pour diffamer et calomnier Lovelle Mixon, nous lui exprimons notre totale solidarité.

Jusqu’à ce que touTEs les queerbashers soient passéEs à tabac et que la police ne soit plus qu’un souvenir.

Sincèrement vôtre pour la guerre sociale,

Une cellule inconnaissable de Bash Back !

Le 26 mars 2009, des agents de Bash Back ! ont lâché une banderole sur le syndicat de l’université de Wisconsin-Milwaukee. On pouvait seulement y lire : « We (heart/coeur) Lovelle Mixon ».

R.I.P. Lovelle Mixon.

 

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]]> Plug anal pour tous ! https://depavage.noblogs.org/post/2014/11/02/plug-anal-pour-tous/ Sun, 02 Nov 2014 00:17:42 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=563 10748008_1559170844314793_1540965212_n

à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, photo trouvé sur sur Internet.

« L’art n’est rien d’autre que de la masturbation, mais parfois c’est si bon. »

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[actu] Existrans 2014 : fête et défaite des trans et des intersexes ? https://depavage.noblogs.org/post/2014/10/22/existrans-2014/ Tue, 21 Oct 2014 23:02:22 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=445 Continuer la lecture →]]> L’Existrans 2014, c’était le 18 octobre.

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« La France, comme d’autres pays d’Europe, dégringole vers les idéologies réactionnaires, naturalistes et misogynes. Chaque nouvelle indignité de la majorité nous fait craindre plus encore qu’auparavant celles et ceux qui lui succèderont. Le nationalisme est une menace pour les trans, tout comme il constitue un danger pour les séropositifVEs. »

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(…) nous exigeons :

  • Le changement d’état-civil libre et gratuit devant un officier d’état-civil, sans condition médicale (ni stérilisation ni suivi psychiatrique), sans homologation par un juge
  • Le libre choix des parcours médicaux, sur la base du consentement éclairé, avec le maintien des remboursements en France et à l’étranger
  • Le démantèlement des équipes et protocoles hospitaliers et la formation des médecins et chirurgiens français pour un suivi médical de qualité, respectueux et dépsychiatrisé
  • La formation et la sensibilisation des personnels en contact avec les personnes trans et Intersexes (santé, éducation, social, administratif, justice, prisons, etc), en lien avec les associations trans et Intersexes
  • La mise en place de mesures pour favoriser l’accès au monde du travail et aux études et pour protéger les salariéEs trans et Intersexes
  • Le financement de campagnes de sensibilisation, en collaboration avec les associations trans et Intersexes, pour lutter contre la transphobie et pour la visibilité des Intersexes
  • Le financement de la recherche et de la communication sur la santé des personnes trans et Intersexes et de leurs partenaires (VIH/sida, hépatites, IST, effets des traitements à long terme, interactions médicamenteuses, etc)
  • L’abandon des projets de lois contre le travail du sexe précarisant et mettant en danger les personnes trans et Intersexes concernées et l’abandon de tout projet visant à pénaliser les clientEs
  • Le respect des droits humains pour les personnes trans et Intersexes en milieu carcéral
  • La reconnaissance et la prise en compte de l’extrême fragilité sociale des personnes trans et Intersexes migrantEs sans papiers dans les demandes de régularisation
  • La prise en compte par les médias du kit de l’Association des Journalistes LGBT (AJL) pour le respect des personnes trans et Intersexes
  • L’arrêt immédiat des opérations et des mutilations sur les enfants Intersexes, l’accompagnement psychologique de leurs parents et l’accompagnement à l’auto-détermination des Intersexes, conformément à la résolution 1952 (2013) du Conseil de l’Europe pour le droit des enfants à l’intégrité physique
  • L’accompagnement des enfants et adolescents dans leur autodétermination, y compris le respect et la protection de toute expression de genre, le respect des prénoms et genre choisis, notamment dans le cadre scolaire, l’accès sur la base du consentement éclairé aux traitements hormonaux et/ou bloquant la puberté, comme aux autres traitements ou opérations, et l’accès au changement d’état-civil

(…)

Sans aucun droit, stigmatiséEs et maintenuEs dans un système violent, discriminant, et injuste, les personnes trans et intersexes restent soumiSEs à l’arbitraire médical et juridique, à la psychiatrisation et à la pathologisation, à la stérilisation ou à la non reconnaissance légale de leurs identités.

 

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Extrait d’un article sur le site Contrepoints :

« Intersexe, avec un ‘i’ comme ‘invisible’

Pour les personnes intersexes, (…) juges, fonctionnaires de l’état civil et requérants font face à un flou total, la loi ne reconnaissant ni l’existence de sexe variable, plus ou moins « intermédiaire » ou absent, ni la possibilité d’un genre autre ou ambigu. Un manque souligné par l’évolution des autres pays de l’Union Européenne : ainsi outre-Rhin il est possible d’être reconnu à la naissance comme relevant d’un troisième genre, ni féminin ni masculin, depuis le 1er novembre 2013. Mais même cette avancée ne suffit pas à couvrir la complexité de la réalité : seule une partie de la cinquantaine (environ) de conditions d’intersexualité connues, dont beaucoup restent très sous-diagnostiquées même aujourd’hui, sont visibles à la naissance, les autres n’étant décelables qu’à la puberté ou à l’âge adulte.

Dans les cas décelés à la naissance, en dehors de rares complications mettant en péril leur santé, les nouveau-nés sont souvent opérés pour « normalisation génitale » dans un pur souci de confort social et cosmétique pour les parents (souvent très mal informés des conséquences par les médecins). Au prix, pour les victimes de telles réassignations sexuelles forcées, d’une perte de fonction sexuelle voire reproductrice, et d’effets secondaires néfastes (risques infectieux accrus, cicatrices importantes), quand ils ne se voient pas carrément assignés un genre qui ne leur correspond pas.

Pour toutes ces raisons, Existrans réclame comme l’OII l’arrêt de ces opérations de normalisation, afin de laisser les enfants se développer le plus naturellement possible et décider par eux-mêmes, une fois en âge de choisir, s’il y a lieu d’intervenir.

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Communiqué d’Act Up-Paris :

Act Up-Paris sera présente ce samedi 18 octobre à l’Existrans, la marche des trans et intersexes et de celles et ceux qui les soutiennent.

Au-delà du plaisir de nous retrouver, de marcher et d’être visibles, ensemble, cette marche est proprement désolante. Elle entérine une défaite.

En 2006 déjà, à la suite d’une action d’Act Up-Paris, François Hollande, alors premier secrétaire du Parti Socialiste, assurait qu’il était favorable au changement d’état civil libre et gratuit.

Il s’engageait également à une réelle politique de lutte contre le sida chez les personnes trans, notamment en encourageant la recherche sur la santé des trans séropositives et par la mise en place de campagnes de prévention ciblées et vigoureuses.

Après bientôt deux ans et demi de mandat, qu’en est-il aujourd’hui ?

Les réactionnaires de tous poils et de toutes obédiences sont sortiEs de leurs égoûts. Le gouvernement, effrayé de risquer la perte de quelques soutiens, se terre dans l’inaction, ne mentionnant notre existence qu’à de rares occasions, dont l’apparente sollicitude masque mal le mépris.

Lorsque, pétrie de fantasmes transphobes, une part grossissante de l’opinion s’inquiète de la « théorie du genre », le gouvernement se fait conciliant : il n’est pas question d’encourager les élèves des écoles à commencer une transition. Nous voilà rassuréEs !

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Le gouvernement n’a pas déposé de projet de loi facilitant le changement d’état-civil. De temps à autres, quelques parlementaires s’attellent à la question. Dire que le résultat n’est pas à la hauteur est un euphémisme : les propositions de loi qui en découlent nous mettent directement en danger, comme celle qui proposait que les changements d’état-civil soient publiés au Journal Officiel ! Le récent retour du Sénat à droite rend encore plus improbable l’adoption d’une loi qui n’aille pas de pair avec l’institutionnalisation des violences contre tout ou partie d’entre nous.

Lourde défaite. Le changement d’état civil libre et gratuit, sans condition d’opération ou de traitement hormonal ni de test de vie réelle, sans passer devant un juge, aurait permis, sans pour autant les faire disparaître, d’atténuer les violences, discriminations et exclusions auxquelles nous faisons face.

L’état-civil est un vecteur essentiel de notre exclusion sociale : il pèse un poids très important dans l’échec scolaire, universitaire, dans l’extrême difficulté de l’accès à l’emploi, dans les violences récurrentes au sein des institutions médicales. Ces déboires législatifs ne doivent pas être notre seule préoccupation : les gouvernements reculent, le VIH et les IST avancent.

Les femmes trans sont en France un des groupes les plus touchés par l’épidémie de sida. La prévalence parmi elles équivaut à plusieurs dizaines de fois celle de la population générale, et s’élève à plus d’un tiers parmi les femmes trans migrantes ayant exercé le travail du sexe.

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Si cela ne suffisait pas, des chiffres inquiétants nous parviennent de divers hôpitaux : les autres IST se répandent. Sur une file active de personnes trans traitées pour le VIH, ce sont ici 31 %, là-bas 51 % d’entre elles qui doivent en plus faire face à la syphilis. Une syphilis, une hépatite, une gonorrhée multi-résistante sur un sida sont autant de difficultés supplémentaires dans le parcours de soin. Difficultés que seul le préservatif permet pour l’instant d’éviter.

De campagnes de prévention vigoureuses et ciblées, nous n’entendons pas parler. Elle existent pourtant dans d’autres pays : les pouvoirs publics français sont à la traîne, tant ils craignent de froisser l’opinion publique, ou rechignent à attribuer des financements suffisants pour permettre une diffusion optimale des rares campagnes existantes.

La France, comme d’autres pays d’Europe, dégringole vers les idéologies réactionnaires, naturalistes et misogynes. Chaque nouvelle indignité de la majorité nous fait craindre plus encore qu’auparavant celles et ceux qui lui succèderont. Le nationalisme est une menace pour les trans, tout comme il constitue un danger pour les séropositifVEs. Une menace à laquelle le gouvernement nous expose chaque jour un peu plus, et un danger dont une loi, bien que nécessaire, ne nous protègera pas.

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C’est pour cela, et parce que nous savons combien les violences et discriminations nous rendent vulnérables face au virus, que nous le répétons : plus que jamais nous devons rester solidaires, soudéEs, organiséEs, nous parler, constituer des réseaux… arracher des conquêtes.

(ActUp-Paris)

Photos Naïel

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Toulouse, Marche des fiertés 2014 : LGBT ou pas, les flics on les combat ! https://depavage.noblogs.org/post/2014/09/28/toulouse-marche-des-fiertes-2014-transpedegouines-1-flics-flag-0/ Sun, 28 Sep 2014 12:32:49 +0000 http://depavage.noblogs.org/?p=314 Continuer la lecture →]]>

Plus de 150 personnes ont rejoint le cortège unitaire radical à l’occasion de cette Marche des Fiertés.

Histoire de se mettre en jambes avant que ça commence, les 4 personnes du FLAG ont été largement huéEs par la foule aux cris de « LGBT ou pas, les flics on les combat! ». Quelques minutes après, ils et elles ont pris la fuite !

FLAG annonce sa fuite...

Ensuite, un beau cortège radical animé pendant plus de 3H autour de slogans tels que :
« FierEs, vénères, pas prêtEs à se taire! »
« Y’en a assez, assez, assez c’te société ! Qui opprime les trans, les biEs, les gouines et les pédés! »
« Flics, fascistes, assassins ! »
« Contre les LGBTIphobies, RIPOSTE RADICALE! »

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